Bienvenue sur mon blog !

Date 28 novembre 2011

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Ce blog est consacré au shiatsu et aux pratiques énergétiques.

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Il s’adresse aux personnes intéressé-e-s par le shiatsu et plus généralement par les soins énergétiques chinois.

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Il s’adresse également aux patient-e-s rencontré-e-s en séance ou lors des ateliers de DO-in (automassage) afin de compléter ou de re-préciser les conseils (de vie, alimentaires, de comportements) et autres étirements donnés en fin de séance.

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C’est un lieu de ressources et d’échanges pour tout ceux et celles qui désirent gérer de manière douce et efficace le stress quotidien. Dans la mesure du possible, il proposera un téléchargement libre de fiches pratiques concernant des exercices de Do-in, d’étirements et de relaxation, des conseils alimentaires, des pistes de recherches issus de mon travail en cabinet ou encore des réflexions plus générales sur l’énergétique chinoise et sur la manière de l’intégrer dans sa vie.

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La philosophie de ce blog est de promouvoir la réappropriation de sa propre santé et de son corps en donnant des outils simples, efficaces et doux, basés sur les principes et techniques issus du shiatsu et de la médecine chinoise traditionnelle.

Bonne navigation et n’hésitez pas à me laisser un message.

Laurent Berthelot.

Conseils pour l’Hiver

Date 28 novembre 2011

L’hiver correspond à la fin du cycle annuel avant la renaissance du printemps. C’est le temps du repos et de l’intériorisation, qualité yin s’il y en a. Il commence début novembre après la fête des morts jusqu’à Noël (solstice d’hiver). Cette période est nommée « le grand Yin », c’est-à-dire la période la plus yin de l’année. Les jours commençant à s’allonger à partir de fin décembre, l’hiver se poursuit dans une phase plus yang jusqu’au début février où le printemps prend alors la relève.

 

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Rappel sommaire sur la logique saisonnière de l’énergétique chinoise

 

L’énergétique chinoise se base pour une grande partie sur 12 organes principaux dont il convient de prendre soin pour préserver sa santé et sa vitalité. La logique saisonnière est particulièrement importante à suivre pour cela : chaque organe (précisément couplé deux à deux) a son propre rythme annuel avec une saison où il se remplit d’énergie (plénitude saisonnière), énergie qui décline la saison suivante pour atteindre son vide saisonnier six mois plus tard et pour à nouveau se remplir et ainsi de suite. Notons que plénitude et vide énergétique ne sont pas ici pathologiques mais relèvent juste du cycle saisonnier : il est normal et bon que tel organe soit en plénitude énergétique lorsqu’il est dans sa saison et en vide six mois plus tard.

 

Pour éclairer notre propos, prenons l’exemple du Rein (associé à la Vessie) puisque sa saison est précisément l’hiver. Précisions d’abord que bien qu’anatomiquement nous ayons deux reins, l’énergétique chinoise parle du « Rein » (au singulier et avec une majuscule) pour la simple raison que « le Rein » renvoie à un ensemble de fonctions qui dépasse largement celles des rein – organes. Quoiqu’il en soit, le Rein est en plénitude énergétique en hiver, son énergie décline au printemps pour être en vide énergétique l’été. Son énergie se recharge à l’automne et atteint enfin une nouvelle plénitude l’hiver suivant.

 

« Suivre une saison », c’est autrement dit suivre cette logique annuelle et ne pas la contrarier par des pratiques alimentaires, des comportements etc. contraires aux caractéristiques de l’organe. En d’autres mots, en hiver pour renforcer le Rein, il faut développer des pratiques qui vont être conformes et bénéfiques à ses principales fonctions.

 

 

Le Rein stocke notre réserve d’énergie

 

La première fonction du Rein est de contenir notre réserve d’énergie et cela sous deux formes. Premièrement, sa forme substantielle et Yin appelée « Essence » ou « Jing inné » est fournie par nos parents au moment de la conception est en quantité limitée et est non renouvelable. Elle détermine notre constitution de départ, notre développement et notre capacité à nous reproduire. Elle peut être également comparée à la cire d’une bougie qui se consume plus ou moins vite selon nos modes de vie : la mort intervient lors de son épuisement.

 

La seconde forme apparaît sous sa forme énergétique et yang, nommé « Ki-Source » ou « Jing acquis ». Alors que l’Essence renvoie à notre appartenance à l’espèce humaine, le Ki-Source détermine notre individualité et le potentiel de notre conduite individuelle. Le Ki-source (dont on possède à la naissance une réserve d’énergie estimée par certain-e-s d’une durée de 5 ans) est quant à lui produit tout au long de la vie, par l’assimilation de l’énergie subtile de l’air inspiré et de celle des aliments et des boissons ingérés. Il vient donc compléter, entretenir et compenser le Jing inné.

 

Ajoutons que dans le quotidien, l’énergie que nous utilisons provient principalement de l’énergie de l’air et celle de la nourriture, le Ki-source utilisé quotidiennement (et en quantité infime) servant principalement de catalyseur à l’ensemble des opérations métaboliques du corps. C’est le surplus de cette production quotidienne d’énergie, s’il y en a, qui vient donc alimenter le Ki-source.

 

Ce schéma fonctionne toutefois quand nous avons un mode de vie équilibrée. En cas de mode de vie déséquilibré (alimentation erronée, mauvaise respiration, environnement pollué, vie émotionnelle perturbée, consommation de médicaments, de drogues, excès sexuels…), la quantité et la qualité de l’énergie produite au quotidien sera déficiente et notre organisme devra puiser dans cette réserve d’énergie du Rein pour faire face à nos besoins journaliers : cela épuisera ce stock de Ki-source qui réduira d’autant notre santé et notre longévité.

 

 

Le Rein, une réserve d’énergie à protéger et restaurer en hiver

 

Ainsi, le Rein contient notre réserve d’énergie et il s’agit de la restaurer en partie par une vie équilibrée et saine. Si l’on croise maintenant cette première règle avec la règle saisonnière, à savoir que le Rein se remplit d’énergie quand arrive l’hiver, nous comprenons que l’hiver est la saison où naturellement si l’on peut dire, nous faisons nos réserves énergétiques pour l’année qui vient. Ces réserves seront alimentées par le surplus d’énergie produit par un mode de vie équilibré et par une attention particulière à notre alimentation et à notre respiration. En hiver, prendre soin de soi devient un principe de haute importance à respecter.

 

 

L’hiver, sachez ralentir et se vous reposer

 

Si bien évidemment le monde extérieur nous sollicite tout autant que le reste de l’année, il est particulièrement sage d’adapter son mode de vie et suivre le rythme de la nature qui s’est endormie. Aucun processus ne peut demeurer en permanence dans l’activité et le mouvement. Le repos n’est pas l’arrêt ou la diminution de la vie : il en est un des moments le plus important, celui qui permet de se ressourcer pour pouvoir repartir avec entrain au printemps.

 

Ainsi, en cette saison, le premier des principes est de savoir ralentir sa vie sociale et ses activités pour retrouver son chez-soi (sa maison mais aussi son intérieur intime). Soyez casanier ! Plongez-vous dans la lecture, la méditation, prenez le temps de rêver devant la cheminée. Sans aucune culpabilité, couchez-vous tôt, même très tôt si vous vous sentez fatigué, notamment durant la période du grand Yin (de début novembre à Noël).

 

Protégez-vous du froid en vous couvrant largement, notamment la partie des lombaires où sont logés les reins et la vessie, les deux organes anatomiques liés à l’hiver. Faites de même au niveau des pieds et de la tête. Mais surtout, prenez soin de vos reins : vous savez désormais que c’est là que réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver pour l’année qui vient. N’hésitez donc pas à vous programmer des soirées bien au chaud avec une bouillotte sur les lombes (creux du dos).

 

 

Sur le plan alimentaire

 

Une autre manière de prendre soin du Rein est de consommer des aliments qui vont le nourrir : soja, châtaignes, porc, canard, noix de cajou, haricots azukis, crevettes, coques, huîtres, crabe.

 

Plus encore que pour d’autres saisons, mangez chaud le plus souvent possible. Consommez également sans modération toutes les sortes de haricots, de légumineuses et de céréales : pois, pois cassés, pois chiche, lentilles, riz, sarrasin, millet, quinoa, petit épeautre. De même, cuisinez les « légumes racines » chargés des qualités nutritives de l’hiver : carottes, pommes de terre, navets, oignons. Dans cette même logique de saison, plutôt que de rechercher des vitamines dans les agrumes (orange, clémentine, pamplemousse…) dont les éléments nutritionnels ne correspondent pas à la saison hivernale, mangez plutôt des pommes, des poires ainsi que des fruits secs qui ont tout autant de qualités nutritives.

 

Les fruits de mer sont également à rechercher car ils possèdent d’énormes avantages sur les plans gustatifs et nutritifs. Variés et délicieux, ils sont extrêmement riches en protéines, sels minéraux, oligo-éléments et vitamines, tout en étant très pauvres en matières grasses. Laissez-vous tenter par les crustacés, crevettes, moules, huîtres….

 

 

Étirements des méridiens du Rein et de la Vessie

 

Pour renforcer l’énergie du Rein et celle de la Vessie, faites quotidiennement un étirement de leur méridien comme il suit :

 

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).

Mouvement : Étirez les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire. Recommencez ainsi 5 ou 6 respirations.

 

Percussion sur les reins

 

Position : légèrement penché, enroulez l’index à l’intérieur du pouce (comme si vous fermiez légèrement le poing).

 

Mouvement : Faites des percussions avec la surface formée par cet enroulement index-pouce sur la zone des reins durant 1 à 2 minutes. Pour rappel, les reins ne se situent pas sur les lombaires mais au-dessus à la frontière avec les dernières côtes. Dans un second temps, vous pouvez descendre (et remonter le plus haut possible) le long de la colonne et finir cette fois-ci sur la zone des lombaires (bas du dos) et du sacrum (os plat en bas de la colonne et au-dessus des fesses).

 

 

Le tambour céleste

 

Position : Position : Le « tambour céleste » est situé à l’arrière de votre crâne ! Placez les mains sur les oreilles : avec la base de la main obturant totalement l’oreille. Les doigts sont en arrière de la tête. Il faut bien appuyer afin de bien boucher les oreilles. Les majeurs se placent naturellement au niveau de l’occiput (trou situé à la base du crâne derrière).

 

Mouvement : On pose les index sur les majeurs et d’un petit mouvement sec, on fait glisser l’index qui « claque » sur la tête. Après quelques battements de tambour, décollez les mains un peu rapidement des oreilles. Entrouvrez la bouche pour éviter une surpression désagréable.

 

Le bruit produit résonne dans la tête. Cette vibration renforce l’énergie du Rein en stimulant les oreilles, clarifie et calme l’esprit. Cela améliore parfois le sommeil ou soulage certains acouphènes. Le tambour céleste est assez efficace lors des coups de fatigue.

 

 

La méditation

 

La méditation est particulièrement conseillée l’hiver puisqu’elle tend à développer l’énergie Yin renvoyant à la fois à la saison hivernale et au Rein. Un autre article a été réalisé sur ce sujet : La méditation selon l’énergétique chinoise

 

 

Conseils pour l’automne

Date 14 septembre 2011

(4 août – 15 octobre)

L’automne est une saison particulièrement importante d’un point de vue énergétique. Saison intermédiaire, elle est située entre la saison de forte activité (l’été) – le yang du yang – et la saison du repos et de l’intériorité, l’hiver de type yin. Autrement dit, une énergie de yang finissante en même temps qu’une énergie de yin naissante. Cet entre-deux induit parfois des déséquilibres et désagréments chez nombre de personnes. Quelques conseils peuvent en limiter les effets et nous aider à vivre une bonne saison automnale….

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Vers la fin du cycle
Toute comme le printemps avec qui elle partage cette caractéristique d’entre-deux, l’automne est souvent une saison difficile pour beaucoup. L’entrée vers l’hiver, les jours qui raccourcissement induisent de la nostalgie, de tristesse pouvant aller jusqu’à certaines formes déprime. Sans doute, cette nostalgie est à relier à sa position dans le cycle de l’année mais aussi celui du Tao : l’automne comme la fin qui s’approche (l’hiver ou la vieillesse) avant sa renaissance au printemps suivant. Ainsi donc, nostalgie de la vie dans sa phase active et lumineuse mais peut-être aussi regret de ce que nous n’avons pu su ou pu faire dans l’année écoulée… L’automne saison des bilans…

 

La préparation de l’hiver

Saison des bilans, l’automne est tout autant saison de préparation à l’hiver et de son repos bien mérité et nécessaire. Cela peut également se lire à l’aune des activités traditionnelles de la terre : Si l’on récolte les fruits des productions arrivés à maturité (récoltes diverses, vendanges, châtaignes, noix etc.), on engrange ces mêmes récoltes (le foin pour les animaux, les céréales et autres légumineuses pour les humains) pour se préparer et s’organiser à passer sereinement et confortablement l’hiver.

Au niveau énergétique, cela se traduit par le fait que l’automne est la période où le rein commence à se recharger pour l’année à venir avant d’atteindre sa plénitude énergétique en hiver. C’est la fonction du rein comme réserve d’énergie vitale. C’est donc le moment de le nourrir correctement pour qu’il puisse se recharger au mieux. On peut l’y aider de différents manières : étirements de méridiens, alimentation propice, exercices de volonté…

 

Une saison du lâcher-prise et la sérénité
Ranger, mettre en ordre organiser les choses et son chez soi intérieur pour se préparer à passer l’hiver en toute quiétude et savoir profiter d’une vie moins active pour se reposer et se ressourcer… Ce n’est pas un hasard si l’automne se caractérise par ce sens de l’organisation. Dans le Tao, il renvoie à l’élément métal (ou au minéral) dont on connaît l’organisation moléculaire particulièrement ordonnée et fixe.

Mais comme dans toute chose, ce sens de l’organisation propre à l’énergie automnale doit en même temps être maîtrisé sous peine d’une déséquilibre : celui de la volonté de tout contrôler (ses émotions, sa vie…), voir régenter tout son environnement. Or, à vouloir tout organiser, on se coupe de la vie en perpétuel changement. Au lieu d’en percevoir les potentiels, la vie et ses changements nous apparaissent alors menaçant et déstabilisant vis-à-vis des plans qu’on s’évertue à échafauder.

Face à cette volonté de maîtrise et d’organisation démesurées des choses, apprenons plutôt à développer le sentiment de quiétude et de lâcher-prise. Les exercices de respiration ou la méditation sont excellents pour y parvenir. Ne croyez pas qu’ils soient techniquement difficiles ou qu’ils soient réservés à ceux et celles qui ont suivit un long apprentissage. En la matière, la persévérance et la régularité sont généralement bien plus difficile à tenir que la technique elle-même. Certains de ces exercices sont décrits en bas de cet article ; d’autres le sont à d’autres endroits du site.

 

Les déséquilibres de l’automne

L’incapacité à accepter l’imprévu et à lâcher prise provoquent un certain nombre de déséquilibres énergétiques du poumon et du gros intestin, les deux organes liés à l’élément métal. Ces déséquilibres énergétiques se retrouve tant au niveau respiratoire qu’au niveau du transit intestinal : rhumes à répétition, pâleur, problèmes de peau, constipation et colites, épaules voûtées et refermées, respiration courte, essoufflements, soucis des choses matérielles du quotidien…

Le poumon et le gros intestin étant les organes en lien avec le monde extérieur, ces déséquilibres s’accompagnent souvent d’une sociabilité difficile et d’un caractère quelque peu casanier.

Pour les résoudre ou pour les prévenir, cherchez à stimuler ces organes par les différents moyens qui existent : exercices respiratoires, étirements des méridiens, alimentation de saveur piquante, propice au poumon. Tout cela est détaillé ci-dessous.

 

Conseils pratiques pour l’automne

Stimulez le poumon !

De manière générale, tout ce qui va stimuler le poumon est bénéfique en cette saison et va avoir une action positif sur les déséquilibres cités précédemment. Respirez un grand coup et vous verrez déjà le monde autrement !!!

Plus concrètement, la pratique de la piscine ou du jogging (courrez raisonnablement sans jamais être essoufflé…) sera particulièrement détendante et favorisera la prise de recul. Vous pouvez également redécouvrir votre région au travers de promenades en pleine nature (mieux qu’en ville). Il va de soi que l’arrêt du tabac (ou sa réduction ) va dans le bon sens.

Aidez le rein à se recharger pour l’hiver

En hiver, saison du repos, le corps recharge les batteries pour l’année qui vient. Cette énergie se « stocke » dans la région des reins. Il convient donc de stimuler le reins à la saison précédent l’hiver, en l’occurrence l’automne, pour être sûr de bien recharger ses batteries annuelles. Là aussi les étirements des méridiens du rein et de la vessie ainsi qu’une alimentation spécifique permettent d’y arriver naturellement.

 

Les étirements

Là-aussi, les étirements des méridiens correspondants seront particulièrement bénéfiques (cf plus bas). Le massage et la mobilisation de toute la partie scapulaire amèneront également un bienfait incontestable (cf : Do-in du haut du dos sur le site).

 

Étirements des méridiens du poumon/gros intestins

Position : Debout, les jambes écartées à la larguer des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos.
Mouvement : Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l’arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n’hésitez pas à plier les genoux pour que votre bassin puisse mieux tourner autour de vos hanches et votre tête se rapprocher du sol, ou en prendre la direction. Chacun doit respecter l’étape d’étirement où il se trouve. Laissez bien tomber la tête.
A l’inspiration, le ventre de gonfle en détente ; à l’expiration, rentrez le ventre. Le dos s’étire en détente et les bras passent peut-être un peu mieux par-dessus les épaules. Attention : ne forcez jamais et laissez toujours la posture évoluer à son rythme. Un des meilleures critères dans une posture est la notion de patience : pouvez-vous attendre sans impatience la fin des six respirations? Vous sentez-vous bien?

 

Étirements des méridiens du Rein/Vessie

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).
Mouvement : Etirer les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire.

Autre position : assis, pliez un genou vers l’arrière et l’autre jambe tendue sur laquelle vous travaillerez. A l’expire, descendez vers le pied de votre jambe allongée, toujours avec l’idée d’amener progressivement la poitrine sur la cuisse de cette même jambe. Maintenez l’étirement à l’inspire pour descendre un peu plus à chaque expire. Vous pouvez rester dans cette position de manière plus prolongée de façon à sentir la progression de l’étirement. Changez de jambe une fois ce premier étirement réalisé.

 

L’alimentation

En diététique chinoise, les aliments sont classées selon leur nature (froid, frais, neutre, tiède, chaud) et leur saveurs (amer, salé, acide, doux, piquant) ce qui permet de connaître les effets bénéfiques sur tels ou tels organes (leur tropisme dit-on). Ainsi manger par exemple des crevettes régulièrement permet de nourrir convenablement le rein. De même, le poireau de nature piquante possède une action favorable sur le poumon, etc. Sur la diététique chinoise, nous nous permettons de vous renvoyer à l’article suivant : les principes alimentaire de base selon la diététique chinoise.

Voici quelques aliments que vous pouvez consommer avec bénéfice durant cette période automnale :

  • Aliments qui stimulent le poumon : le poireau, le millet, cannelle, gingembre, ail, céleri, chou rave, oignon, radis, piment, navet etc.
  • Aliments qui stimulent le rein : les crevettes, les moules, le foie de poulet, le poireau, les châtaignes, les noix et amandes (quelques unes au petit déjeuner)

Dès maintenant et tout l’hiver :

  • Des légumineuses : pois, pois cassés, lentilles, haricots secs, pois chiche, les fèves, le haricot azuki, etc.
  • Des céréales : le blé, le riz, le millet, la quinoa (qui contient l’ensemble des 8 acides aminés, le Sarazin (en farine dans des galettes et/ou en grains)
  • Des fruits secs : des noix, des amandes

Une recette pour l’automne et/ou en cas de faiblesse des reins : Le sauté de crevettes à l’ail et au gingembre

Décortiquez les crevettes et les faire macérer dans de l’alcool de riz (à défaut dans tout autre alcool fort) pendant 10 mn. Émincer le poireau, hacher l’ail finement et effiler le gingembre. Faire revenir le mélange dans de l’huile de colza. En fin de cuisson, ajouter les crevettes, poivrez, salez.
Consommer deux à trois fois par semaine pendant un mois accompagné de riz.

La crevette renforce le yang, tonifie les reins, élimine les glaires. Le poireau fortifie le yang, tonifie les reins, fait circuler l’énergie. L’ail stimule l’énergie, favorise la circulation du sang.

 

 

Exercices respiratoires et méditatifs

L’intérêt principal des exercices respiratoires ou méditatifs est de faire descendre l’énergie dans le ventre, ce que les japonais appellent le hara. L’énergie du rein qui se situe dans cette même région s’accroît ainsi dans un même temps. Il permet de se centrer ou autrement dit de s’ancrer dans la terre. La métaphore de l’arbre est ici éclairante.


La métaphore de l’arbre

L’être humain est comme un arbre : pour qu’il s’élève, il faut que ses racines grandissent d’autant dans le sol. A défaut de cette profondeur de racines, il risque de tomber en cas de tempête (des émotions fortes, un choc affectif, une activité intellectuelle harassante) et plus généralement en cas de trop grande densité énergétique dans ses branchages (le haut du corps). L’être humain, s’il n’est pas bien ancré dans le sol, risque d’être emporté par ces mouvements. Ce n’est pas tant l’intensité de la tempête qui est importante (sur laquelle parfois on ne peut pas grand chose) que la capacité de l’arbre à y résister par la profondeur de ces propres racines. Cela signifie également que l’on ne calme pas un mental agité par le mental lui-même (en se répétant par exemple : « je me calme, je me calme… » ou bien « je vais m’endormir, je vais m’endormir…. »), mais en revenant à son corps et plus particulièrement à ce qui le rattache à la terre : sentir son bas ventre, ses pieds ancrés dans le sol, etc. C’est ce que cultive et développe cet exercice qui suit.


Exercice pour retrouver son ancrage dans la terre

  • Assis sur une chaise, les pieds bien posé par terre, le dos droit, les mains en dessous du nombril, les pouces formant un cercle autour de ce dernier.
  • Respirez selon ce principe : à l’inspire, gonflez le ventre en poussant vos mains vers l’avant. A l’expire, rentrez sans forcer votre ventre, en cherchant plutôt la sensation d’abandon et de lâcher-prise. En quelque sorte, laissez bien mourir votre expiration. Attendez alors deux secondes dans cet état de dissolution avant de reprendre une nouvelle inspiration.
  • Concentrez-vous petit à petit sur la sensation de chaleur qui se développe sous vos mains.
  • Savourer le plaisir de sentir cette chaleur qui s’accroît petit à petit
  • Associez-y maintenant l’un après l’autre les sentiments de sécurité, de confort et de douceur (pour vous aider, vous pouvez penser à des moments ou des lieux où vous avez ressenti ces émotions).
  • Imaginez que chaque nouveau cycle de respiration condense un peu plus ces sentiments au sein de votre ventre
  • Continuer ainsi jusqu’à former petit à petit une espèce de cocoon intérieur qui, à partir de votre ventre, inonde tout votre corps entier.
  • Rassasiez-vous alors complètement de ces émotions positives, un peu comme si votre être s’y baignait totalement.
  • Une fois rempli de ces émotions et du plaisir qu’elles vous procurent, cherchez à vous souvenir de ce moment pour pouvoir vous en rappeler et vous y reconnecter en cas de besoin (situations difficiles, émotions fortes, éparpillements, fatigue….)

Pour un autre point de vue sur cette saison, voici deux articles de la version web de la revue Psychologies auxquels nous avons participé :

- Conserver les bienfaits de l’automne

- Cultiver les plaisirs de l’automne

 

Bonne saison à vous !!

 

Conseils pour l’été, acmé du Yang

Date 13 juin 2011

L’été une saison de repos ?

Pour la plupart d’entre nous, l’été est une saison d’abord associée au repos et au vacances, un temps de détente où la vie s’arrête ou tout du moins se ralentit. Cette vision de l’été s’accorde pourtant peu aux lois de l’énergétique chinoise. En effet, dans la tradition orientale, l’été est la saison la plus yang de l’année, que l’on nomme parfois le yang du yang. Or, le yang se caractérise par le mouvement, l’activité ou encore la tension, bref, pas tellement avec ce que l’on entrevoit quand on pense « vacances ».


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Pour y voir plus clair, observons-nous de quelle manière nous nous « reposons » durant cette saison : si l’on regarde de plus près, nos vacances sont en réalité surtout faites de voyages, de marches, de nages et d’activités touristiques, de découvertes de pays ou de régions plus ou moins éloignées. Elles se composent principalement d’activités et d’énergies de mouvements et de rencontres vers l’extérieur. Ainsi, l’été n’est donc pas véritablement consacré au repos – qui a plutôt trait à l’hiver et à ses envies de cocoon devant une cheminée par exemple – mais à toutes ces activités qui nous mettent en mouvement, qui nous pousse vers l’autre ou vers l’inconnu, en tout cas vers ce qui est extérieur à nous (d’un point de vue culturel, humain, géographique etc.), mouvement centrifuge caractéristique du yang.

Et c’est bien cette énergie yang qui nous animent durant cette saison et qui nous entraîne au rire, à festoyer, à danser, à communiquer avec les autres, que ce soit avec ses amis, sa famille ou lors des innombrables festivals culturels et musicaux qui ponctuent cette saison. Paradoxalement, c’est parce que la vie sociale se ralentit, s’estompe que nous avons la liberté de vivre et exprimer cette vitalité débordante dont il serait dommage de se priver.


Bien sûr, nous avons besoin de repos peut-être en prévision de la rentrée encore lointaine mais à laquelle honnêtement nous ne pensons guère durant cette saison. Le repos de l’été que nous prenons peut-être au début de nos vacances est surtout là pour nous poser, peut-être nous recontacter avec nous-mêmes afin de nous mettre en capacité de ressentir et de nous laisser emportés par cette énergie estivale. Et assurément, bien vivre l’été, c’est cela : se laisser envahir et nourrir de cette énergie débordante de vitalité et de mouvement. En d’autres mots et contrairement à la morale de la fable de La Fontaine, l’été soyez bien plus Cigale que Fourmi !



L’été, la saison du Feu, de la maturité et de la plénitude

L’été est la saison de l’élément Feu. Non pas tellement le feu de la cheminée hivernale, mais plutôt le Feu du soleil, la chaleur des après-midis estivaux. Le Feu qui éclaire et qui produit l’éclat des couleurs : celles que l’on retrouve dans les prés, les fruits des arbres et légumes des jardins mais aussi dans les parures et habits dont se parent plus manifestement les humains.


Dans la tradition chinoise, l’été est également la saison de la maturité : ce que nous avons « semé en hiver », mis en mouvement au printemps arrive à maturité en été avant de rentrer dans la phase de repli de l’automne. La puissance de vie qui a émergé avec toute sa force au printemps atteint maintenant son point ultime de développement et d’épanouissement. C’est une saison de plénitude où ciel et terre forme un couple parfaitement uni.


Ainsi, le charme de l’été ce n’est pas forcément la chaleur qui nous assomme et nous brûle parfois la peau mais bien plutôt lorsque cette énergie estivale sait se composer avec son contraire : la fraîcheur, l’eau, ou encore l’annonce de la nuit. Quoi de plus beau qu’un coucher de soleil après une chaude journée ? Quoi de plus plaisant que les séjours marins où les bains apaisent nos peaux pleines de soleil. Quoi de plus apaisant que le ruissellement des fontaines méditerranéennes ? Et quoi de plus magique qu’une nuit à la belle étoile ? Pour vivre pleinement cette saison estivale, s’il est bon de se nourrir de cette chaleur et de cette lumière – votre corps en a besoin -, n’oubliez pas de vivre tout autant cette plénitude que nous apporte cette rencontre magique entre les énergies du Feu et l’Eau…


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Le cœur et l’intestin grêle, les deux organes de l’été

Selon l’énergétique chinoise, chaque saison est reliée à un organe yin et à un organe yang qui se remplissent d’énergie à ce moment là de l’été. Pour l’été, il s’agit donc du Cœur et de l’Intestin grêle dont il s’agit d’en prendre soin durant cette période. Nous allons rapidement voir les grandes fonctions de ces deux organes (nous n’aborderons pas ici les deux autres fonctions sans organes qui sont également liées mais secondairement à l’élément Feu, à savoir le Maître-Coeur et le Triple Réchauffeur).


Les fonctions du Coeur

Le Cœur est souvent qualifié d’Empereur dans les texte chinois du fait de sa prime importance dans le fonctionnement général de l’être humain. Ceci dit, ses fonctions apparaissent partout assez réduites au regard d’autres organes (comme le Foie, le Rein ou la Rate). Son importance est liée au fait qu’il effectue un rôle de centralisateur d’autres fonctions des autres organes du corps. Quoiqu’il en soit, le Cœur comporte deux grandes fonctions : celle d’abriter le « Shen » et celle de gouverner le sang.


Le Cœur, demeure du Shen

Le « Shen » peut se traduire par différentes notions comme celle d’esprit ou de conscience même si aucun terme ne semble convenir parfaitement. Le Cœur abrite donc notre esprit. La tranquillité de ce dernier dépend de la qualité de cet accueil. Un esprit apaisée, tranquille, serein, une intelligence ainsi qu’une pensée claire et puissante proviennent de la qualité de cet accueil. Dans le cas contraire, le Shen ne s’y sent pas bien et va donc avoir tendance à s’échapper de cette demeure mal accueillante et à se disperser. Cela provoque alors des états d’anxiété, d’agitation et de confusion mentales, de palpitations ou encore de dépression. La nuit, cela peut se traduire par un sommeil léger et des insomnies, le Shen, ne trouvant là aussi pas un accueil suffisant au niveau du Cœur. Plus généralement, dans la tradition chinoise, la plupart des désordres psychiques prennent d’ailleurs leur source dans ce contexte d’un Shen mal accueilli au niveau du Cœur.

Se pose alors la question ce qui favorise la capacité du Cœur à bien accueillir le Shen. La première réponse est d’ordre émotionnel. Dans les conditions optimale pourrait-on dire, les émotions peuvent aller et venir dans le Cœur qui est relativement détachée de celles-ci et en tout cas sans en affecter le Shen. Dans ce contexte, ce dernier irradie simplement vers l’extérieur accompagné de joie et de compassion. Mais il arrive plus souvent que cela se passe autrement. Dans un autre article sur le Foie, nous avons évoqué que ce dernier était très sensible aux émotions. Une des manières qu’a ce dernier de réagir est de faire monter rapidement beaucoup d’énergie au niveau du Cœur qui s’agite et peut provoquer un blocage du Ki à cet endroit. Une maison agitée n’est généralement pas très accueillante pour les humains. Elle l’est encore moins pour le Shen qui est perturbé par cette agitation soudaine. C’est notamment ce qui se passe en cas d’une émotion vive où nous sentons notre esprit et notre capacité à réfléchir se figer. Notre capacité à être à l’aise avec nos émotions est ainsi une des clés d’un esprit sein et paisible, chose que nous savons déjà toutes et tous plus ou moins.

Cet accueil dépend en second lieu, et d’une manière souvent moins soudaine, de la qualité et de la quantité du sang présent dans le Cœur. Ainsi donc, tous les organes qui favorisent ou défavorisent la production et la circulation du sang interviennent secondairement dans la quiétude du Shen. En d’autres mots, toutes les atteintes du sang affectent le Cœur et finalement le Shen. Nous développerons plus loin ce point.


Le Cœur, gouverneur du sang

Cette seconde grande fonction du Cœur prend plusieurs formes : celle de la production du sang ainsi que celle de sa circulation. Selon la tradition chinoise, le sang provient du travail de la Rate qui extrait le Ki des aliments ingérés et qu’elle envoie au Cœur. C’est là que ce Ki des aliments se transforme en sang. Un Cœur en bonne santé concourra donc à produire un sang de bonne qualité et en quantité suffisante. Un sang en quantité insuffisante aura plus de mal à atteindre et nourrir l’ensemble des régions du corps, notamment les extrémités. C’est une des causes des mains et pieds froids.
Cela implique également la constitution générale de l’individu : un sang faible ou de mauvaise qualité (appelée un Vide de Sang selon la terminologie chinoise) produira un individu avec un santé fragile et inversement. Pour les femmes, cela jouera indirectement sur la qualité des menstruations elles-aussi de basse qualité.

Enfin, le Cœur intervient également sur la circulation du sang et la qualité des vaisseaux sanguins. L’énergie du Cœur reflète l’état des vaisseaux sanguins : si l’énergie du Cœur possède une bonne énergie, les vaisseaux seront aussi en bon état, le pouls sera pleins et régulier. Et inversement./span>


Les fonctions de l’Intestin Grêle

La fonction première de l’Intestin Grêle est de recevoir les aliments et les boissons provenant de l’Estomac. Selon la tradition chinoise, il sépare les éléments utilisables (le Pur) qu’il transmet à la Rate pour qu’elle les envoie à toutes les parties du corps, des éléments non utilisables (les déchets ou Impurs) qu’elle envoie vers le Gros Intestin et la Vessie pour leur évacuation sous forme de selles et d’urine.

L’Intestin Grêle a donc une fonction de tri. Cette fonction comporte une importante dimension psychologique qu’il est important de mentionner ici. En effet, d’un point de vue psychologique, on dit que l’Intestin Grêle permet de percevoir les différentes options dans n’importe quelle situation et aide à prendre les décisions. En d’autres mots, en triant le Pur de l’Impur dans telle ou telle situation, il permet la clarté de l’esprit permettant de prendre les bonnes décisions. En cas de difficultés à prendre les bonnes décisions ou à y voir clair, on peut alors regarder de plus près si cet organe fonctionne bien tant au niveau physiologique qu’énergétique.

Sa relation avec le Cœur est à mettre en relation avec cette dimension psychologique : en effet, l’Intestin Grêle possède un rôle de protecteur du Cœur en ce sens où il le protège des influences extérieures en faisant le tri entre ce qui lui est bon et ce qui ne l’est pas. Autrement dit, un Intestin Grêle en bonne santé va savoir décider ce qui est bon à intégrer dans le noyau émotionnel qu’est le Cœur de ce qui ne l’est pas. En cas d’un choc émotionnel très fort, il n’est pas rare que l’Intestin Grêle se bloque afin d’éviter que ce choc intervienne et n’affecte trop fortement le Cœur de manière négative.



L’été une saison pleine, plus facile à vivre…

Certaines pathologies ou désordres énergétiques répondent une logique saisonnière. C’est notamment le cas à l’automne et au printemps, saisons intermédiaires souvent difficiles pour les gens. L’été étant une saison dite pleine (comme l’hiver), on trouve moins de désordres directement liés à cette saison. Autrement dit, s’il existe bel et bien des pathologies liées aux organes associée à l’été (Cœur et à l’intestin grêle), la logique saisonnière y président ici nettement moins. Pour cette raison, nous ne développerons pas ici que les désordres provenant de ces organes. Disons seulement que les désordres énergétiques les plus courants du Cœur sont l’anxiété, l’agitation et les palpitations d’une part et l’insomnie d’autre part. Des articles abordant ces désordres seront bientôt publiés sur ce blog.


La diététique de l’été

Une manière de bien vivre une saison et de recharger son organisme de l’énergie propre à cette saison passe par une diététique adéquate. En dehors des principes alimentaires que nous avons développé dans plusieurs articles, notamment Alimentation et humidité, ceux concernant spécifiquement l’été peuvent se regrouper en quatre points :

  • Les légumes et fruits de saison
    L’été est assurément la saison où il est le plus facile de multiplier sa consommation de fruits et légumes de saisons. C’est en effet à cette période que l’on peut consommer le plus de fruits possible puisque la plupart arrive à maturité à ce moment-là. En effet, si l’on respecte la saisonnalité et une consommation locale, on s’aperçoit que la période des fruits est finalement assez courte. Le reste de l’année, hormis les fruits comme les pommes qui se conservent assez longtemps, les fruits sont assez rares. Cela n’est pas en soit un problème, les différents légumes arrivant à maturité tout au long de l’année nous fournissent les vitamines et minéraux nécessaires à notre santé. Quoiqu’il en soit, les étals des marchés et autres jardins familiaux se remplissent de mille variétés aux couleurs toute aussi vives les unes que les autres. Remplissez-vous de la vitalité qu’ils regorgent et cela d’autant plus que vous avez généralement plus de temps pour parcourir les marchés ou pour les récolter dans les jardins.

  • Consommez frais
    La chaleur (yang) est bien évidemment la caractéristique climatique associée à l’été. La santé fonctionnant sur l’équilibre entre le Yin et la yang, il est sage de consommer des aliments plutôt froid ou frais (Yin). Vous pouvez également consommer des aliments crus plus davantage que le reste de l’année. Limitez cependant cette consommation crue si vous avez des problèmes de digestion et de rétention d’eau (voir à ce sujet notre article sur Alimentation et humidité).

  • …Et limitez les aliments chauds
    Dans une même logique, il est plutôt conseiller de limitez les barbecues et autres grillages, pourtant largement répandus, qui par ce mode de cuisson renforcent la dimension chaude des aliments, surtout quand ceux-ci sont de la viande dont la plupart est déjà de nature chaude. De même, l’alcool, les piments, le tabac et bien sûr le café.

  • Consommez les aliments amères
    Dans la théorie des cinq éléments, la saveur amer est associée à la saison estivale. Les aliments amers soutiennent les fonctions du Cœur. Consommez donc avec profit des aliments possédant cette saveur comme le mouton, le blé, le chocolat, la rhubarbe, la bière, la laitue, la scarole, l’asperge, le cèleri, le foie de lapin, de porc ou de mouton. En cas de pathologie du Cœur, il faut néanmoins les limitez et notamment le plus courant d’entre eux : le café qui agite le Cœur. Vous pouvez également consommez avec profit des aliments acides dont la saveur, toujours selon la Théorie des 5 éléments, en nourrissant le Foie vont soutenir également les fonctions du Cœur.

Étirement des méridiens du Cœur / l’Intestin Grêle ainsi que celui du Maître-Coeur / Triple Réchauffeur

Vous pouvez prendre soin des organes associés à l’été en pratiquant régulièrement des étirements qui permettent d’harmoniser la circulation d’énergie des méridiens d’énergie qui y sont liés. Voici donc les deux étirements que vous pourrez pratiquez quotidiennement avec profit :


Étirement des méridiens du Cœur et de l’Intestin Grêle

Position : assis, rassemblez les plantes des pieds l’une contre l’autre dans la posture dite « l’as de cœur ». Entrecroisez vos mains sur vos pieds. Sortez vos coudes à l’extérieur du cercle formé par vos jambes croisées.

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Mouvement : Flexion avant du buste sur les pieds comme si vous vouliez poser vos coudes par terre devant vos jambes croisées. Six respirations profondes. A l’inspiration, guidez l’air dans le dos qui « s’expanse ». A l’expiration, portez votre attention au pli de taille, au ventre qui s’aplatit. Le bassin, entraîné par le poids du dos, tourne plus facilement autour des fémurs. Le ventre se rapproche davantage du sol.


Étirement des méridiens du Maître-coeur et du Triple réchauffeur

Position : Dans la position assise, pliez la jambe droite puis la jambe gauche. C’est le tailleur à gauche car la jambe gauche est croisée en avant. Placez la main gauche sur le genou droit, puis la main droite sur le genou gauche. Ainsi, bras et jambe sont croisées de façon inverse.

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Mouvement : Flexion avant du buste au-dessus des bras croisés. Six respirations profondes, puis inversez les croisements des membres et refaites six respirations profondes, toujours en détente.

Position alternative (que je préfère…) : posez vos mains bien à plat sur le sol plutôt que sur vos genoux. La flexion avant se réalise en écartant les mains l’une de l’autre bien à plat sur le sol. Vous pouvez maintenir cette position une minute en respirant lentement et sans forcer. Sentez la détente s’installer peu à peu dans votre corps comme si vous vous aplatissiez sur le sol. Vous pouvez chercher à ressentir cette sensation de connexion avec la terre qui nous soutient.



Préparer l’automne : tonifier le poumon.

Une manière de prendre soin de soi suivant une logique saisonnière est de préparer la suivante. L’été, nous pouvons donc aider les organes associés à l’automne à se remplir correctement d’énergie. Les exercices au grand air, les promenades ou les randonnées campagnardes ou montagnardes, la nage, bref, toutes les pratiques qui vont stimuler vos poumons et votre capacité respiratoire vont remplir d’énergie petit à petit vos poumons et vous préparer ainsi à une rentrée pleine d’énergie. Pour plus d’informations, vous pouvez vous reporter à notre article sur l’automne

L’étirement des méridiens du Poumon et du Gros Intestin se réalise comme il suit :

Étirement des Méridiens du Poumon et du Gros Intestin

Position : Debout, les jambes écartées à la largeur des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos.

Mouvement : Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l’arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n’hésitez pas à plier un peu les genoux. Pensez bien à relâcher la tête. Chacun doit respecter l’étape d’étirement où il se trouve.

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A l’inspiration, relâcher un peu l’étirement de manière à pouvoir inspirer plus librement. Au nouvel expire, étirez un peu plus en avant. Recommencer ainsi 5 ou 6 respirations. Le dos s’étire en détente et les bras passent peut-être un peu mieux par-dessus les épaules. Attention : ne forcez jamais et laissez toujours la posture évoluer à son rythme. Un des meilleures critères dans une posture est la notion de patience : pouvez-vous attendre sans impatience la fin des six respirations?

Au printemps : un maître-mot, la tempérance

Date 30 mai 2011

(4 février – 15 avril)

Au printemps, l’énergie yang croît, l’énergie yin décroît. C’est le renouveau. Le mouvement de la nature est vigoureux, les plantes sortent de la terre, la sève monte dans les arbres, bref, la nature s’éveille. Chez l’être humain, un mouvement similaire s’opère. L’organe le plus concerné par ce mouvement est le foie, dont le printemps est précisément la saison. Elle se traduit par le besoin retrouvé de sortir, l’envie est aussi d’un grand nettoyage de printemps; c’est l’époque idéal pour se lancer dans de nouveaux projets.

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Cette montée en puissance du foie n’est cependant pas sans danger pour notre équilibre et notre santé. C’est en cette saison que de grandes fatigues apparaissent, parfois accentuées par le changement d’heure. Or, il faut avoir la force de contrôler cette énergie qui peut nous déborder. Les émotions et la pensée étant étroitement liées au fonctionnement des organes et notamment le plus sensible d’entre eux, le foie, des états dépressifs, des insomnies, des phases d’anxiété, d’irritabilité et encore de colère peuvent apparaître ou ré-apparaître à cette période.

Pour nous prévenir de ces dérèglements, le maître-mot est celui de tempérance. S’il faut bien entendu «vivre cette saison» en s’imprégnant de cette énergie , il ne faut cependant pas se laisser emporter par elle. Tempérer cette énergie du foie peut passer par des exercices de respiration et de relaxation, des promenades (plus pertinente ici que des joggings) dans la forêt ou à la campagne. Prenez le temps d’y observer et de ressentir cette nature qui s’éveille (en s’attardant devant une plante qui surgit de la terre, en admirant la couleur des cerisiers en fleurs, etc.). Sur plan un plan émotionnel, n’hésitons pas à cultiver les vertus que sont patience et la gentillesse pour faire face aux états colériques qui peuvent nous envahir en cette saison.

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La couleur vert-pomme des feuilles du printemps est la couleur associée à l’élément bois. Elle a pour particularité de nourrir le foie.

La diététique du printemps

Cette énergie du foie correspond au mouvement du bois qu’il faut savoir accompagner d’une alimentation adaptée. Ainsi, la diététique du printemps consiste à :

  • Préférez la saveur Doux à la saveur acide (pour soutenir la Rate et éviter l’excès du Foie).

  • Évitez les excès de nourriture et de boisson.

  • Favorisez les légumes verts.

  • Favorisez les viandes légères, le poulet, le poisson.

Voici une liste d’aliments bénéfiques à consommer au printemps et à l’été (tout en maintenant la règle qu’on ne qu’on ne consomme les fruits et légumes qu’au moment de leur saison) :

  • Légumes :
    Asperge, Artichaut, Aubergine, Carotte, Chou-fleur, Concombre, Courgette, Épinard, Haricot vert, Oignon, Petits pois, Pissenlit, Poivron, Radis, Salade, Tomate

  • Fruits : Abricot, Banane, Cerise, Figues, Fraises, Kiwis, Melons, Nectarines,Pastèque, Pêche, Prune

  • Céréales et légumineuses adaptées: Blé, Épeautre, Orge, Millet, Soja

  • Produits animaux adaptés: Fromages légers (plutôt chèvres et brebis), Poissons maigres, Viande très peu grasses, Volailles

Mode de préparation des aliments : le sauté court (de légumes ou de viandes), la cuisson à la vapeur ou à l’étouffée (poissons, légumes). Préférez les condiments comme l’ail, l’échalote.

L’hygiène de vie pendant le printemps consiste à préparer l’été, qui sera la phase de plus grande dépense d’énergie. Le printemps est la saison du foie qui aime les drainages, il est donc bon à cette période d’envisager une cure de désintoxication de cet organe grâce à des plantes comme le pissenlit, l’artichaut, la radis noir, le romarin, ou bien à l’aide de tisanes ou de produits prévu à cet effet que l’on trouve désormais facilement dans le commerce ou plus simplement avec du jus de citron (3 ou 4 gouttes de citron frais dans un peu d’eau le matin durant une ou deux semaines). On peut aussi penser à de courtes périodes de jeûne. Faites le nettoyage à l’intérieur comme à l’extérieur. Évitons dans tous les cas, tout ce qui peut mettre le feu aux poudres : le lait, le beurre, le fromage, les yaourts, le chocolat, l’alcool, le café.

Téléchargez ici la fiche pratique : Au printemps : un maître-mot, la tempérance

Conseils pour l’hiver

Date 1 février 2011

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L’hiver correspond à la fin du cycle annuel avant la renaissance du printemps. C’est le temps du repos et de l’intériorisation, le « yin du yin ». Si bien évidemment, le monde extérieur nous sollicite tout autant que le reste de l’année, il est pourtant sage de ralentir son mode de vie et de chercher à suivre le rythme de la nature qui s’est endormie. Aucun processus ne peut demeurer en permanence dans l’activité et le mouvement : le repos n’est pas l’arrêt ou la diminution de la vie : il en est un des moments le plus important, celui qui permet de se ressourcer pour pouvoir repartir avec entrain au printemps.

 

En cette saison, sachez donc ralentir votre vie sociale pour retrouver son chez-soi (sa maison mais aussi son intérieur intime). Plongez-vous dans la lecture, la méditation, la rêverie devant la cheminée. Sans aucune culpabilité, couchez-vous tôt, même très tôt si vous vous sentez fatigué.

 

Protégez-vous du froid en vous couvrant largement, notamment la partie des lombaires où résident les reins et la vessie, les deux organes liés à l’hiver. Faites de même au niveau des pieds et de la tête. Mais surtout, prenez soin de vos reins : c’est là que réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver pour l’année qui vient. N’hésitez donc pas à vous programmer des soirées bien au chaud avec une bouillotte sur les lombes (creux du dos).

 

Sur le plan alimentaire

Une autre manière complémentaire de prendre soin du Reins est de consommer des aliments qui vont le nourrir : soja, châtaignes, porc, canard, noix de cajou, haricots azukis, crevettes, coques, huîtres, crabes…

 

Plus que lors d’autres saisons, mangez chaud le plus souvent possible. Également, consommer sans modération toutes les sortes de haricots, de légumineuses et de céréales : pois, pois cassés, pois chiche, lentilles, riz, sarrasin millet, quinoa.

 

De même, cuisinez les « légumes racines » chargés des qualités nutritives de l’hiver : carottes, pommes de terre, navets, oignons. Dans cette même logique de saison, plutôt que de rechercher des vitamines dans les agrumes (orange, clémentine, pamplemousse…) dont les éléments nutritionnels ne correspondent pas à la saison hivernale, manger plutôt des pommes, des poires ainsi que des fruits secs qui ont tout autant de grandes qualités nutritives.

 

Etirements des méridiens

Pour renforcer votre énergie des reins et de la vessie, faites quotidiennement un étirement de leur méridien comme il suit :

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).

Mouvement : Étirer les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire. Recommencez ainsi 5 ou 6 respirations.

 

La méditation selon l’énergétique chinoise

Date 4 novembre 2010

Intérêt de la méditation

Dans nos sociétés occidentales, la méditation est souvent mal connue ou reliée de manière péjorative à une pratique étrangère à notre culture (boudhisme, Zen etc.). Dans une version plus « moderne », on la retrouve de plus en plus réduit à un simple cliché publicitaire (« être Zen ») pour des banques ou tout autre entreprise n’ayant que bien peu de lien avec son contenu d’origine.
Pourtant, la pratique quotidienne de la méditation apporte de nombreux bienfaits et est source d’un équilibre tant sur le plan physique, émotionnel ou psychique. Dans cet article, nous aborderons la pratique de la méditation selon l’approche de l’énergétique chinoise. La richesse (notamment spirituelle) et la multiplicité de cette pratique ne seront donc pas développées ici.



La méditation d’un point de vue énergétique

L’approche énergétique de la méditation permet de comprendre son intérêt et ses bienfaits. Selon le Tao, la santé et l’harmonie viennent de l’équilibre entre l’énergie Yang et l’énergie Yin. L’énergie Yang renvoie à une énergie active. Énergie du mouvement et tournée vers l’extérieur, c’est elle que nous favorisons et utilisons dans la journée lors de nos activités diverses (travail, sociabilité, famille…). C’est également elle qui est stimulée lors de toute activité mentale. Elle s’accumule dans le haut du corps et crée des tensions musculaires ou nerveuses lorsque nous « forçons » un peu trop. Selon la théorie des 5 éléments elle se réfère au Feu et au Cœur, organe Yang par excellence.

A l’inverse, l’énergie Yin est l’énergie du repos et de détente. Énergie tournée vers l’intérieur, c’est elle qui nous utilisons pour nous endormir et nous reposer la nuit tombée. Située plutôt dans le bas du corps, c’est l’énergie que nous nourrissons au travers de nos sensations corporelles, s’opposant en cela à l’activité mentale et à l’intellect. Elle se réfère, quant à elle, à l’énergie du Rein, organe Yin par excellence.



Une société occidentale très yang

Il ne faut guère réfléchir longtemps pour savoir quel type d’énergie favorise jusqu’à l’outrance la culture occidentale et urbaine dans laquelle nous vivons : la valorisation de la vitesse et du mouvement, de l’intellect et des activités économiques et sociales vont en effet toute dans le même sens, celle de l’énergie Yang.

La plupart des patient-e-s et des désordres énergétiques que je rencontre lors des soins de Shiatsu sont directement liés à ce sur-investissement de l’énergie Yang. Les problèmes de tensions musculaires, de problèmes de sommeil, de dos, la difficulté à se poser et à lâcher-prise renvoient en effet tous à ce phénomène. Être en mouvement, actif, avoir une activité intellectuelle, ressentir des émotions ou même avoir des périodes ponctuelles de stress n’est bien entendu pas problématique en soi. Ce qui l’est en revanche, c’est d’être constamment dans cette énergie et provoquer un déséquilibre permanent entre cette énergie et l’énergie Yin.

Ainsi, ce qui pose problème en réalité, c’est moins le fait d’être en permanence dans l’énergie Yang que de n’être jamais ou rarement dans l’énergie Yin. Dans cette situation, l’énergie Yang est en quelque sorte sur-nourrie alors que l’énergie Yin est elle délaissée et s’appauvrit, rompant ou accélérant le déséquilibre entre ces deux types d’énergie. Pour comprendre cela, il faut se référer à une des règles de l’énergétique régissant ces deux énergies : la règle du contrôle mutuel : le Yin contrôle le Yang et inversement. Si l’un trop faible, il ne va plus être en mesure de contrôler l’autre qui va devenir dominant et provoquer des désordres énergétiques s’exprimant par divers symptômes plus ou moins importants. L’insomnie en est assurément un des plus fréquents.



L’exemple des insomnies

Pour bien comprendre ce processus, prenons donc l’exemple de l’insomnie. L’énergie Yang domine la journée alors que la nuit l’énergie Yin domine et se ressource durant la nuit. Si l’on est démesurément dans l’énergie Yang dans la journée (travail intellectuel harassant, stress, sur-activité et émotions mal gérées), nous sur-stimulons l’énergie de mouvement Yang sans nourrir l’énergie de détente et de repos Yin. Le soir venu, le risque est de ne pas réussir à nous installer dans une énergie Yin, faute d’avoir été suffisamment nourrie. Ou bien, si l’on s’endort sans trop de difficultés par épuisement, le risque est de se réveiller durant la nuit, notamment vers 3-4 heures du matin (heure de plénitude du Foie, organe très yang lui-aussi), l’énergie Yin appauvrie se faisant en quelque sorte déborder par l’énergie Yang. A moyen terme, on se retrouve dans une situation dite de « faux-Yang » : le vide de Yin, épuisée, ne contrôle plus le Yang hyperactif qui s’exprime de manière inopportune en pleine nuit. C’est précisément cette situation que l’on retrouve chez les gens qui s’étonnent de ne plus réussir à se reposer tout en étant littéralement épuisés.



Et la méditation là-dedans ?

Dans cette situation récurrente et caractéristique de notre société hyperactive, la méditation apporte une solution réellement efficace. En effet, le propre de la méditation est de nourrir l’énergie Yin. Elle est en quelque sorte une pratique d’auto-production du Yin. La méditation permet donc de rétablir petit à petit l’équilibre entre l’énergie Yin et l’énergie Yang et de retrouver détente et santé. Voici en détail la position et le mouvement de base que l’on retrouve dans la plupart des pratiques méditatives.



Position

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Assis sur le bord d’une chaise – ou en position du lotus si vous tenez la position -, le dos droit, le sommet de la tête vers le haut comme suspendu par un fil (pour cela faites un petit double-mention en penchant très légèrement en avant tout en maintenant un étirement vers le haut). Les mains se superposent à plat en dessous du nombril, le trou formé par les deux pouces l’un sur l’autre se positionnant au niveau du nombril.



Mouvement de base

En vous concentrant sur la chaleur de vos mains, inspirez en gonflant uniquement le ventre. Si cela vous est difficile, inspirez en cherchant à repousser vers mains situées sous le nombril. A l’expire, laissez doucement rentrer votre ventre naturellement en cherchant une sensation de détente ou d’abandon. Ne cherchez pas à expirer avec efficacité ou volontarisme, mais bien plutôt avec douceur. Au bout de l’expire, patientez une ou deux secondes avant de reprendre un nouvel inspire. Cet arrêt du mouvement du ventre est très important à respecter pour l’efficacité de la méditation



L’image de la vague

Pour rendre cet exercice plus efficace, vous pouvez l’agrémenter d’une visualisation, celle du mouvement de flux et de reflux de la vague arrivant sur le sable.

A l’inspire, imaginez que votre ventre se gonfle telle la vague qui monte jusqu’à éclater. A l’expire, la vague s’étiole sur le sable comme si elle venait y mourir ou s’y abandonner. Pendant une ou deux secondes, elle semble même sans mouvement avant de repartir vers un nouveau mouvement de flux. Faites de même avant de reprendre une nouvelle inspiration. Continuez ainsi en harmonisant peu à peu votre respiration à ce mouvement de la vague.



Rester la conscience dans votre ventre

Même si, durant cet exercice, vous cherchez à bien rester dans votre ventre en y ressentant la chaleur de vos mains, vous mental va résister au lâcher-prise. Vous allez vous apercevoir de temps en temps que vous avez quitté la sensation de vos mains et que vous pensez à nouveau aux milles choses qui remplissent votre vie. Peu importe, ne nous énervez pas de cela, tout ceci est normal. Revenez plutôt tranquillement à la sensation de vos mains et considérez ces pensées comme des nuages dans le ciel que le vent emporte aussi vite qu’ils sont arrivées.
Peu à peu, au fil des jours, vous réussirez à demeurer dans votre ventre de plus en plus longtemps. Vous pouvez également sourire (physiquement) en développant des sentiments de bienveillance et douceur envers vous-mêmes durant tout l’exercice. Cela vous aidera grandement dans votre pratique.



Quelques éléments d’explication

Cet exercice de base mêlant respiration ventrale et concentration sur une sensation (chaleur des mains sur le ventre) va vous permettre de vous centrer en faisant descendre l’énergie dans le ventre où réside et se produit l’énergie Yin.

La respiration ventrale garantie une bonne circulation d’énergie dans l’ensemble du corps notamment en détendant le haut du corps où s’accumule généralement l’énergie Yang sous forme de tensions musculaires ou nerveuses. En vous concentrant sur la chaleur de vos mains, vous redoublez cet effet en amenant l’énergie dans votre ventre en y mettant votre conscience suivant en cela une autre grande règle de l’énergétique : « l’énergie suit la conscience ». Autrement dit, si je me concentre sur mon genou, il va y avoir un afflux énergétique sur cet endroit du corps. Ainsi, si je me concentre sur la chaleur de mes mains posées sur mon ventre, l’énergie va s’y diriger, notamment celle en surplus au niveau du haut du corps. La conjonction de ces deux principes dans la pratique de la méditation telle décrite plus haute est au principe de son efficacité.

Si l’on reprend la terminologie fondamentale du Yin (énergie de repos et de détente) et du yang (énergie de mouvement et de tension), cet exercice va renforcer l’énergie de votre ventre – zone Yin par excellence, au détriment de l’énergie yang, source de tensions et dont nous débordons le plus souvent. La restauration de l’équilibre entre le yin et le yang par cet exercice permet ainsi le lâcher-prise, le repos et plus généralement un bon fonctionnement de l’organisme tant sur le plan physique, psychique qu’émotionnel.



Quand pratiquer?

Le plus important est d’avoir une pratique régulière, même courte. Essayez de trouver le moment le plus propice pour vous. Le matin, avant que tout s’agite peut être le meilleur moment pour vous. C’est le plus souvent en fin d’après-midi en rentrant du travail, consacrant ainsi la coupure entre l’activité (yang, le mouvement) et les moments plus tranquilles (yin, le repos). Cela peut être encore juste avant de se coucher pour profiter au mieux du repos de la nuit. Mais on peut également le faire plusieurs fois par jours dès que possible ou dès que l’on en ressent le besoin (transport en commun, voiture, lors d’une réunion ennuyeuse, d’une pause, d’une insomnie, ou encore suite à un énervement, etc.).



Durée de l’exercice

Faites cet exercice au moins pendant dix minutes chaque jour la première semaine. Vous pourrez l’allonger aussi longtemps que souhaité par la suite pour arriver entre 20 minutes et une demie-heure. Un conseil : mettez une alarme ou un réveil pour ne pas vous soucier de la gestion du temps pendant l’exercice. L’intégrer dans votre vie sur un plus long terme vous aidera à prendre soin de « votre intérieur » et à développer une connaissance de vous-mêmes.



Échapper au mythe de la performance

Une des difficultés lorsque l’on commence ce exercice est de se défaire de cette volonté de réussir ce que l’on fait. Faites cet exercice sans y mettre autre chose que le simple (mais grand) plaisir de vous sentir vous détendre et la sensation tout aussi agréable d’être juste là.



La méditation et la gestion de ses émotions

Dans cet article, nous n’avons pour l’instant que peut aborder la dimension émotionnelle, pour laquelle la méditation est particulièrement efficace et utile. Pour ce faire, nous pouvons regarder rapidement comment appréhender les émotions selon la logique énergétique et la terminologie du Yin et du Yang. Dans un article sur le Foie, nous avons vu que celui-ci est considére comme l’organe des émotions. Lorsqu’une émotion nous traverse, le Foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. Cette énergie montante va alors agiter à son tour le Coeur. Ce dernier étant la demeure du Shen (c’est-à-dire la conscience selon l’énergétique chinoise), l’agitation du coeur entraîne celle de notre conscience. C’est ce qui explique la sensation de panique ainsi que notre incapacité à réfléchir calmement dans cette situation.
En résumé, lorsqu’une émotion forte nous traverse, elle entraîne une montée de l’énergie vers le haut du corps, d’où les sensations de chaleur à la tête, l’empourprement du visage, voir parfois des maux de tête qui ainsi peuvent subvenir dans ces cas-là.


La réaction la plus commune est de chercher à empêcher la montée de cette émotion en contractant le haut du corps. Réaction instinctive mais pas très efficace puisque qu’en bloquant la circulation énergétique, on maintient, voire on accentue, la densité énergétique dans le haut du corps, source de notre difficulté à faire gérer ces émotions.

Pour un certain nombre d’entre nous, cette situation n’est pas que passagère. Face à ces montées émotionnelles récurrentes, on en vient alors, presque inconsciemment, à maintenir ce blocage en permanence comme pour prévenir l’arrivée de nouvelles émotions dérangeantes. Peu à peu, les tensions musculaires et nerveuses s’accumulent et deviennent permanentes. On se ferme alors à ses émotions perçues comme menaçantes et on réduit les échanges avec l’extérieur, lieux d’origine le plus souvent de ces émotions qui nous traversent. Le corps régule alors cette accumulation d’énergie comme il peut, le plus souvent par à-coups échappatoires comme les montées subites et inappropriées de colère ou de manière plus continue et « sournoise » par un état permanent d’anxiété ou d’agitation.


Une autre stratégie beaucoup plus efficace tant sur le corps terme que sur le long terme est de chercher à freiner la montée de ces émotions en densifiant l’énergie dans le bas du corps (énergie Yin) qui en quelque sorte va servir de contre-poids à ces montées émotionnelles. C’est ici qu’intervient la pratique de la méditation.
Comme nous l’avons vu, celle-ci tend à renforcer l’énergie Yin dans le bas du corps (le ventre). Autrement dit, en pratiquant la méditation, nous déplaçons la densité énergétique de notre corps vers le bas et freinons par là-même ces montées émotionnelles intempestives.

L’avantage de la méditation est non seulement de réduire ces montées mais peut-être d’abord d’éviter de bloquer nos émotions. Nous pouvons dès lors les aborder avec plus de sérénité. Nous pouvons les écouter, comprendre ce qu’elles nous racontent sur notre état, sur notre façon de réagir, sur notre rapport à l’extérieur. Bref, nous pouvons nous en nourrir et non plus les craindre. Réside ici la principale source de sérénité qu’il nous est donner d’atteindre…


Quelques conseils et exercices en cas de brûlures d’estomac

Date 30 mars 2010

Qu’est-ce qu’une brûlure d’estomac selon l’énergétique chinoise?


Les brûlures à l’estomac (et sous leur forme plus poussée : gastrite, ulcère) sont liées à la stagnation de la chaleur et à l’obstruction de l’énergie de l’estomac.

Cette stagnation résulte en premier lieu de l’ingestion excessive d’aliments de nature chaude ou sèche ou d’alcool qui se transforment en chaleur. L’autre raison (qui peut se coupler à la première) résulte d’accès émotionnels qui bloquent l’énergie descendante de l’estomac (vers l’intestin grêle), énergie qui se met alors à « chauffer » dans l’estomac.

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Représentation classique de l’estomac
en médecine chinoise traditionnelle


Comment améliorer cette situation?


Premièrement, il faut réduire au plus sa consommation d’aliments de nature chaude et les remplacer par des aliments qui vont au contraire rafraîchir l’estomac. En second lieu, il faut débloquer l’énergie de l’estomac par des étirements ou des pressions sur des points d’acupuncture.
Enfin, il faut limiter ses accès émotionnels en cherchant à être plus à l’aise avec ses émotions. C’est un travail à plus long terme mais qui est souvent le cœur du problème.
C’est la convergence de ces différents éléments qui permettront une amélioration à la fois efficace et sur le long terme de l’état de votre estomac et de ses douleurs.


I – Conseils alimentaires


Pour éviter de chauffer l’estomac, voici une liste d’aliments à éviter, à limiter ou au contraire à consommer régulièrement.

  • Nourriture à supprimer : Alcools forts, piments, poivre, gingembre, café, jus d’orange à jeun le matin,

  • Aliments à limiter : Aliments gras, charcuterie (surtout le soir), friture, viande rouge, vin blanc,

  • Nourriture qui rafraîchit l’Estomac : Aubergine, banane, carotte, chou, citrouille, fenouil, figue, épinard, haricot mungo, litchi, miel, mandarine, melon, millet, orge, poireau, poire, pomme, pomme de terre, réglisse, thé vert,

  • Ambiance et rythme des repas : L’estomac a besoin de calme pour bien digérer. Même si nous mangeons les meilleurs aliments, il faut éviter de les manger à la course, dans une atmosphère bruyante, désagréable ou tendue; de parler d’affaires ou de problèmes pendant les repas ou encore de lire ou de regarder la télévision en mangeant. Manger dans le calme, de manière détendue, assis autour d’une table et à heures régulières.


II – Débloquer l’énergie de l’estomac


a – Étirement des méridiens de la Rate et de l’Estomac.

Le méridien de l’estomac nourrit en énergie l’estomac. Étirer ce méridien harmonise la circulation de cette énergie et aide ainsi au déblocage de ce dernier.

Position : En position assise sur les pieds (pieds sous les fesses), posez les mains derrière en appui, la tête penchée vers l’arrière dans la ligne du buste.

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Mouvement : Le mouvement se fait à l’expire. Inspirez puis à l’expire, soulevez le bassin de façon à faire un petit arc de cercle avec son corps. Maintenez la tête bien vers l’arrière dans la ligne de la courbure. On doit sentir des étirements sur le devant des cuisses et sur le buste, passage des méridiens de l’estomac et de la rate. A l’inspire, on relâche en douceur la tension sans toutefois revenir à la position initiale. Recommencez le même mouvement de levée de bassin au prochain expire. Recommencer 5 ou 6 expires au total.


b – Point à masser :

Ces différents points sont à masser tous les jours 2mn chacun des deux côtés du corps.

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  • VC12 : point situé au milieu entre la pointe du sternum et le nombril : masser ce point en appuyant assez fortement ce point lors de l’expire. Il permet de débloquer l’énergie.


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  • Rate 4: ce point situé dans une petite dépression située sur la ligne entre la malléole interne et le gros orteil (voir schéma). Il harmonise l’énergie de l’estomac et ordonne le foyer médian.

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  • 36 Estomac : Ce point situé dans un petit creux à une traversée de main en dessous de la rotule sur le bord externe du tibia. Il harmonise l’énergie de l’estomac.

  • Massage de l’estomac
    Vous pouvez également vous masser en douceur mais profondément toute la zone de l’estomac située sous l’hypocondre gauche. En cas de brûlures d’estomac, cette zone est généralement sensible.


III – Limiter ses accès émotionnels


Peut-être plus encore que l’excès de nourriture chaude, les accès émotionnels sont responsables de la présence de cette chaleur dans l’estomac. Mais comme souligné plus haut, apprendre à être à l’aise avec ses émotions ne vient pas du jour au lendemain. C’est un travail sur un temps plutôt long, mais essentiel.


La métaphore de l’arbre

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Partons d’une métaphore pour tâcher d’envisager une amélioration dans la gestion de ses émotions d’un point de vue énergétique. Imaginez que vous êtes un arbre. Un arbre avec ses racines plantée en terre, son tronc qui s’élève vers le ciel et son feuillage magnifique. En cas de vent, ce feuillage s’agite. Si l’arbre a de solides racines, une tempête, même forte, ne le mettra pas en danger. A l’inverse, si ses racines sont faibles et peu profondes, même un coup de vent relativement léger risquera de le faire plier ou l’arracher.


Imaginez maintenant que vous êtes l’arbre. Plus précisément, imaginez que le feuillage correspondent à la partie haute de votre corps (la tête ou bien encore votre cœur où est accueilli votre mental – le shen – selon la tradition chinoise). Imaginez encore que les racines renvoient à la partie inférieure de votre corps grosso modo, le ventre (ou la hara selon la tradition japonaise cette-fois-ci). La tempête, elle, représente vos émotions : lorsqu’elles vous traversent, elles agitent le feuillage. Si vous n’avez pas de solides racines, elles risquent de vous emporter. Même un petit coup de vent devient menaçant pour vous. Vous cherchez alors à éviter tous les coups de vent, à prévenir toutes les situations où vous risquez un courant d’air…


Concrètement, vous réprimez ou bloquez alors vos émotions. C’est dommage, les émotions sont ce par quoi on se sent vivant-e et au travers desquelles on perçoit et apprend toute la richesse et la variété de la vie et du monde qui nous entoure. Et d’autant plus dommage qu’une émotion refoulée finira toujours par s’exprimer d’une manière ou d’une autre (nervosité, anxiété, troubles du sommeil, digestifs etc.)


Développer ses racines

Vous l’aurez compris, cette métaphore de l’arbre nous donne la direction à suivre pour mieux gérer nos émotions : armé de profondes racines, l’arbre affrontera relativement sereinement les tempêtes. De même pour nous autres humains, bien arrimés à la terre par ces racines profondes, nous pouvons aborder et vivre des émotions même fortes sans trop les redouter.

Mais que veut dire « avoir des racines profondes » d’un point de vue énergétique? Les racines de l’arbre correspondent au niveau humain à la partie en dessous du nombril, le hara que les japonnais considère comme le centre vital. Développer ses racines signifie simplement posséder une quantité importante d’énergie dans cette partie du corps. Plus l’énergie se concentre dans le bas du corps, plus nous nous sentons rattachés à la terre. C’est ce qu’on appelle être centré-e ou être ancré-e (à la terre).

C’est là que réside toute la stratégie pour gérer convenablement ses émotions : développer et cultiver l’énergie dans le bas de son corps pour éviter que ses émotions ne secouent trop le « feuillage ». Non pas les rejeter ou les contrôler mais être en capacité, par cet ancrage, de les vivre pleinement sans en être effrayé-e ou dépassé-e.


Voici donc deux exercices qui vont vont permettre de densifier l’énergie dans votre ventre et d’accueillir plus sereinement vos émotions. Le premier d’entre eux, très simple, est un exercice qui va vous permettre de vous poser et de vous centrer dans votre ventre. Le second le prolonge et l’intensifie par une visualisation faite de douceur et de sérénité.


a – Exercice de relaxation et pour se centrer

Position : assis sur une chaise, le dos et la tête droite, les épaules étendues, vous posez vos mains l’une sur l’autre juste en dessous du nombril.

Mouvement : à l’inspire, vous gonflez le ventre en repoussant vos mains. A l’expire, cherchez à rentrer le bas de l’abdomen en ramenant le nombril en arrière vers le dos. Laissez mourir l’expiration. Faites ainsi 30 respirations en gardant votre attention sur les mouvement de vos mains sur votre ventre (ou sur la sensation de chaleur qu’il s’en dégage).

Au début, votre esprit cherchera à s’évader et à penser à toute autre chose. C’est le mouvement propre au mental de partir dans tous les sens et de résister à la concentration. Lorsque vous vous en apercevez, revenez dans votre ventre sans porter de jugement sur ce vagabondage ponctuel. Reprenez le comptage là ou vous en étiez.

Le fait de vous concentrer sur vos mains pour pouvoir compter votre respiration fait descendre l’énergie dans votre ventre. Cela va vous permettre de vous centrer et de ralentir votre mental. Plus à l’écoute de vous-mêmes (et moins de vos pensées), vous serez plus à même de sentir ce que vous ressentez et d’être attenti-f-ve à vos émotions.


b – Exercice secondaire

Refaites ce même exercice. Au bout des 30 respirations, continuez à respirer de la même manière en fermant les yeux. Imaginez alors que vous construisez dans votre ventre, juste derrière vos mains, un espace particulièrement doux, confortable que vous remplissez de douceur et de sécurité. Comme un nid douillet que vous consolidez peu à peu à chaque respiration. Une fois bien établi, imaginez que vous venez vous poser délicatement dans cet endroit. Détendez-vous plus encore à son contact. Laissez-vous aller à ce bien-être rassurant, sans aucune restriction ni retenue. Avec douceur et bienveillance envers vous-mêmes, soyez alors attentif à ce que vous ressentez dans votre ventre (et non plus dans votre tête).

N’attendez ni ne projetez rien dans cet exercice. Soyez ouvert-e et disponible, les choses arriveront d’elles-mêmes. Savourez simplement mais  pleinement la douceur que vous avez installée dans votre ventre.


Au bout de quelques minutes, vous pouvez rouvrir les yeux en cherchant à conserver la conscience de cette douceur dans votre ventre.



Vous pouvez télécharger ici la fiche pratique Quelques conseils et exercices en cas de brûlures d’estomac que vous pouvez imprimer en recto/verso.


Alimentation et humidité

Date 12 novembre 2009

Évoquer l’humidité pour aborder des désordres de santé peut paraître un peu curieux pour nous occidentaux. Pourtant, elle intervient dans nombre de pathologies quotidiennes plus ou moins bénins. Sa fréquence et sa récurrence vient du fait qu’elle provient souvent d’une alimentation erronée, chose par contre assez répandue dans nos contrées urbaines et industrielles… Ainsi donc, pour se prévenir de cette humidité, mieux vaut suivre quelques conseils alimentaires.

 

 

 

L’humidité d’origine externe

Dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC), l’humidité est un des six climats (avec le vent, la chaleur de l’été, le froid, la chaleur-feu et la sécheresse) qui peuvent être à l’origine de désordres énergétiques d’origine externe. Si nous vivons dans un environnement humide (lieu d’habitation humide, pays tropical, travail dans une environnement humide ou encore si on garde des vêtements mouillés…), cette humidité – souvent mélangée à de la chaleur ou du froid – pénètre dans notre organisme lorsque notre énergie défensive censée lutter contre ce genre d’intrusion ne parvient pas à la contenir. Elle induit alors des syndromes, souvent en bas du corps, de lourdeur du corps et de la tête, des œdèmes, des sécrétions et des excrétions épaisses, des articulations douloureuses…

 

 

L’humidité d’origine interne

La présence d’humidité dans le corps peut également avoir une origine interne. Pour bien comprendre cela, il faut évoquer ici ce que la médecine traditionnelle chinoise appelle « les liquides organiques ». Il s’agit de l’ensemble des liquides contenus dans le corps à l’exception du sang. La présence d’humidité d’origine interne résulte d’un dysfonctionnement du transport et de la transformation de ces liquides organiques.

 

 

Rate et humidité

En MTC, c’est la Rate (qui correspond aux organes de la rate et du pancréas dans le sens occidental) qui a en charge cette fonction principale (le Poumon et le Rein interviennent également dans la gestion des liquides mais ici dans une moindre mesure). Lorsque la Rate est déficiente en énergie, ces liquides ne sont alors ni transformés, ni transportés correctement. Ils stagnent et s’accumulent à certains endroits du corps (généralement plutôt dans le bas du corps et dans les articulations) formant ainsi de l’humidité. Si ces symptômes ne mettent pas en danger la vie des personnes, elles sont souvent assez pénibles au quotidien. Une surcharge pondérale renvoie ainsi à de l’humidité qui sous forme de « glaires » se stocke sous la peau. Des expectorations, une toux grasse ou bien encore de l’asthme sont la conséquence d’humidité qui en stagnant dans le Poumon s’est transformé en mucosités-glaires. Les raideurs et les gonflements articulaires témoignent également de la présence d’humidité au niveau des articulations (d’où les crises de rhumatisme lorsque le temps est humide : le facteur climatique externe se rajoutant à la présence d’humidité interne). Une difficulté à uriner indique de l’humidité au niveau de la vessie.

 

 

Longs à s’installer, difficiles à s’en débarrasser

Les désordres liés à l’humidité ont de particulier le fait qu’ils s’installent sur un long terme. C’est pour cette raison qu’ils sont difficiles à traiter. Ainsi, dans ce cas comme dans bien d’autres, la meilleure stratégie est la prévention : éviter que l’humidité s’installe plutôt que d’attendre qu’elle soit bien présente pour chercher à s’en défaire. Selon la médecine chinoise, le meilleur moyen de rester en bonne santé est de maintenir la qualité énergétique des organes et donc des fonctions qui leur incombent. Si on applique ce principe sur la question de l’humidité, cela veut dire qu’il faut préserver la qualité énergétique de la Rate qui transforme et transporte les liquides organiques. Or, ce qui affecte le plus la qualité énergétique de la Rate, c’est qualité de l’alimentation. Si une alimentation correcte garantit un bon fonctionnement de la Rate, une alimentation erronée l’affaiblit notablement et cela de manière assez rapide.

 

 

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Rate et alimentation

Quelle relation y a t-il entre la Rate et l’alimentation? La Rate ne transforme et ne transporte pas seulement les liquides organiques mais également tout ce que nous mangeons. Elle est, avec l’estomac, responsable de la digestion. En effet, pour la MTC, l’énergie de la rate est ce qui constitue au niveau digestif ce que l’on appelle le « feu digestif » : elle doit fournir l’énergie pour « cuire » le bol alimentaire contenu dans l’estomac. Si on a un vide d’énergie au niveau de la rate, le feu digestif sera faible et la digestion difficile. Ainsi, plus nous apportons des aliments qui demandent une « cuisson digestive » importante, c’est-à-dire de l’énergie à la Rate, plus celle-ci risque de s’épuiser. Mieux vaut donc suivre quelques règles simples qui lui éviteront de s’épuiser.


Manger cuit plutôt que cru

Une manière d’éviter de fatiguer sa Rate est de prendre l’habitude de manger cuit au maximum. Puisque la digestion en médecine chinoise est comprise comme une cuisson du bol alimentaire, plus vous cuirez les aliments avant de les ingérer, moins votre Rate aura à le faire et donc à fournir de l’énergie. De plus, la plupart des aliments crus que l’on mange, hormis les fruits, sont des crudités qui possèdent un fort taux d’humidité. Or, il n’est pas difficile de comprendre l’effet de l’humidité sur la digestion quand on la considère comme une cuisson (c’est un peu comme allumer un feu avec du bois humide) : elle demande beaucoup l’énergie. Ainsi, les crudités doivent être évitées surtout l’hiver. En été, si vous avez un feu digestif correct, vous pouvez en consommer davantage mais toujours sans excès. Dans tous les cas, bannissez les repas exclusivement composés des salades de crudité comme plat principal sans autres apports de chaleur conséquente. Par contre, la salade (avec la vinaigrette qui la « réchauffe ») est bienvenue en accompagnement d’un plat chaud.

 

 

Manger chaud plutôt que froid

La même logique que dans le point précédent prévaut ici : plus vous apportez de la chaleur à votre Rate, moins elle devra en dispenser pour digérer votre repas. Aussi, manger cuit mais également chaud le plus souvent possible. D’ailleurs, nous le savons tous-tes, un repas bien chaud facilite la digestion : il apporte de la chaleur et le plus souvent des aliments « pré-digérés » si l’on peut dire puisque cuits. Imaginez que vous mangez dans le froid une assiette de crudités, vous « sentez » tout de suite la différence avec un bon repas chaud. Bien sûr, tous les mets que vous mangez lors d’un repas ne sont pas chauds ni cuits. Il n’empêche qu’il faut que le plat principal soit chaud et que vous ressortiez de votre repas avec l’impression de chaleur dans le ventre.

Pour ce faire, ne buvez pas d’eau glacée durant un repas : elle ne rafraîchit que très moyennement. Buvez plutôt en fin de repas, et plutôt une boisson chaude (thé). De manière générale, il faut boire modérément car cela fatigue la Vessie et le Rein qui interviennent dans la gestion des liquides. De ce point de vue, il ne faut pas confondre le fait de consommer de l’eau et la présence d’humidité dans le corps : cela n’a pas de lien direct. L’humidité arrive dans le corps par le biais d’aliments humides ou humidifiant qui sont mal « digérés » et dont l’humidité stagne dans le corps et non à cause d’une consommation importante de liquides.

 

 

Manger dans le calme et à heures régulières

Le système digestif a besoin de calme et de régularité pour bien fonctionner. On peut dire que quand vous mangez, vous devez être « dans votre assiette », c’est-à-dire en étant attentif et accueillant à ce que vous dégustez. Évitez les repas d’affaires qui induisent tensions et stress. Ne dites pas non plus vos « 4 vérités » à vos amis ou conjoint-e lors des repas. Ces situations tendent l’estomac, ce qui ne favorise pas son bon fonctionnement. Conservez cette idée que le repas est un moment de détente, de plaisir et de partage.

 

 

Manger à heures régulières est aussi important : sans régularité, votre corps ne sait plus à quel moment il doit se préparer à digérer et donc à déverser ses sucs digestifs. Dans le doute, il le fera plus fréquemment que nécessaire et notamment lors que vous aurez le ventre vide. Les sucs digestifs, très acides, agaceront alors vos muqueuses digestives faute de bol alimentaire à se mettre sous la dent, si l’on peut dire. Surtout, ils ne seront plus en quantité suffisante quant celui-ci se présentera et la digestion ne pourra se faire correctement.

 

 

Trop de douceur, tue la douceur…

La saveur que la Rate apprécie est le doux. Comme tout est affaire d’équilibre, il est dit qu’un peu de douceur la stimule mais trop de douceur la lèse et l’abîme. Le sucré est considéré comme du doux concentré. Ainsi, si un petit carré de chocolat en fin de repas aide à la digestion, une alimentation trop sucrée conduit à affaiblir la Rate. De ce point de vue, le régime alimentaire occidental déborde littéralement de sucre : biscuits, boissons gazeuses, glaces et sorbets, sucrerie, confitures, viennoiseries, pâtisseries, chocolat, produits laitiers… La vigilance s’impose car le sucre est d’une saveur facile mais dont le besoin s’autoalimente telle une drogue. Ce qu’a bien compris l’industrie alimentaire qui développe nombre de produits toujours plus sucrés. Réduisez donc au maximum les aliments sucrés et notamment ceux issus de l’industrie. Il est d’ailleurs préférable de consommer du sucre non raffiné ou du miel pour sucrer certains aliments ou desserts plutôt que du sucre blanc.

 

 

Limiter au maximum les produits laitiers

De ces quelques règles découle directement celle qui concerne les produits laitiers (de vache). En plus d’être lourds à digérer, les produits laitiers concentrent en quelques sorte tous les qualités, si l’on peut dire, pour affaiblir sa Rate et son « feu digestif » : en effet, les produits laitiers se consomment en grande majorité froid puisqu’ils sortent souvent du frigo. Ce sont des produits très humides et également très sucrés comme les desserts ou les yaourts que l’on trouve dans les immenses rayons des supermarchés. Rajoutons une mention spéciale pour les glaces qui sont un concentré de tout ce que la Rate déteste : froid important, sucre et humidité.

Bien sûr, comme pour le reste, manger une glace de temps en temps ne provoque pas une catastrophe, mais manger des glaces régulièrement affaiblit assurément l’énergie de la Rate. Pour le fromage, vous pouvez consommer – modérément – celui de chèvre et de brebis, plus digeste que celui de vache. Le problème principal avec les produits laitiers, c’est leur omniprésence. On a ainsi souvent l’impression d’en consommer nettement moins qu’on ne le fait en réalité. Faites un test : sortez sur une table le contenu de votre frigo en séparant les produits laitiers des autres : le résultat est parfois surprenant.

Pour ceux et celles qui redoutent une carence de calcium (qui est dans notre société plus un argument publicitaire qu’une réalité), consommez toute sorte de choux, des brocolis, du poireau, du persil et des amandes. Vos besoins seront largement couverts.

 

 

Limiter les aliments humidifiants

Certains aliments ne sont pas humides mais consommés en grande quantité ou mélangés à d’autres aliments, ils produisent de l’humidité dans le corps. En ce sens, ils sont dits humidifiants. Il faut donc les éviter tout autant. Ce sont les corps gras, les alcools, et là aussi les plats sucrés. Ils sont redoutables lorsqu’ils sont consommés ensemble. Aussi, évitez les mélanges sucrés et acides très humidifiants notamment :

  • Apéritif avec cacahouètes et amandes (acides, alcool, sucre et gras…)
  • Fondue fromage et vin blanc (laitage et alcool)
  • Charcuterie et cornichons (gras et acides)
  • Mousse au chocolat et champagne (sucre, gras et alcool)

ainsi que les mélanges :

  • Fruits avec céréales, légumineuses, corps gras.
  • Produits laitiers avec céréales
  • Produits laitiers et corps gras.

 

 

Consommer des aliments tièdes ou neutres

Une autre manière de conserver la qualité énergétique de la Rate est de suivre la logique de la nature des aliments. La civilisation chinoise traditionnelle a développé une diététique raffinée et thérapeutique en caractérisant les aliments selon leur nature et leur saveur. Ainsi, on peut catégoriser les aliments selon qu’ils soient froids, neutres, tièdes ou chauds. On peut également les catégoriser selon qu’ils sont acides, piquants, salés, sucrés ou amers. Si l’on a une pathologie ou un désordre de type froid, il est alors bon de consommer des aliments tièdes ou chauds et d’éviter les aliments de nature froide et ainsi de suite. Les aliments de nature neutre ou tiède vont favoriser la bonne qualité énergétique de la Rate. Le doux étant la saveur de la Rate, les aliments doux favorisent sa bonne santé. Ainsi, selon cette logique, il est bon de manger des aliments neutres et/ou tièdes et doux. Consommez donc régulièrement les produits suivants : agneau, poulet, crevette, ail, gingembre, pomme de terre (vapeur ou à l’eau), oignon, riz. Assaisonner au poivre et aux piments (sans excès) qui réchauffent les plats.

Il est conseillé d’introduire très régulièrement le gingembre (frais) dans votre alimentation qui réchauffe le plat et favorise la bonne digestion. Ainsi, le mélange gingembre + ail + légumes de saison découpé en petit morceaux sautés dans de l’huile (tournesol ou olive), accompagné de riz et assaisonné avec de la sauce soja constitue à la fois un met délicieux, sain, très facile à digérer et profitable à la rate.

 

 

Voici une liste d’aliments à la fois doux, neutres et tièdes :

  • Produits animaux : boudin, porc, foie de boeuf, miel, oeuf de poule, porc, pigeon, perche, carpe, huître, moule, crevette, poulet, mouton

  • Légumes et céréales : poireau, noix, châtaigne, azuki, arachide, avoine, carotte, champignon noir, chou, fève, haricot vert, maïs, pois, fève, pomme de terre, riz, sésame, tournesol, ail, citrouille, oignon, orge, millet.

  • Condiments divers : aneth, anis étoilé, basilic, cannelle, cardamome, ciboule, coriandre, gingembre, girofle, huile de soja, muscade, persil, sucre roux, vinaigre

  • Fruits (de saison) : figue, grenade, prune, pomme, poire, raisin, abricot, cerise, fraise, jujube, litchi, noix, pêche, pistache.



La Rate, un organe très  » émotionnel  »

Si vous êtes stressés en permanence, si vous avez des problèmes qui n’avancent pas et qui tournent dans votre tête, si vous ruminez toute la journée, si vous n’arrivez pas à exprimez des colères, des frustrations ou si vous êtes souvent traversés par des sentiments de culpabilité, la santé de votre Rate va s’en ressentir assez fortement. Pour renforcer les effets de vos changements alimentaires, il est profitable d’être plus à l’aise avec vos émotions. Pour cela, prenez du temps pour vous, pour vous poser, pour vous balader dans la nature en marchant ou en vélo. Accepter que des choses vous traversent, vous dépassent. Ne cherchez pas à toujours tout contrôler ou organiser. Tout cela sera bénéfique pour la Rate. La pratique d’exercices de relaxation ou de méditation (qui est assimilée à une réflexion profonde qui nourrit la Rate à l’opposé de la rumination de pensée qui l’épuise) peut également s’avérer utile pour savoir prendre du recul et être plus à l’aise avec sa sphère émotionnelle.



Réinvestir votre cuisine

Par leurs côtés restrictifs, ces quelques règles peuvent décourager certains et certaines de transformer leur mode alimentaire. Cela résulte principalement du fait que l’industrie alimentaire a modifié profondément notre régime alimentaire dans une direction qui suit davantage la courbe de leurs profits que celle de notre santé. La facilité, le manque de temps, l’argument publicitaire et pour une part, le prix ont mené à des pratiques alimentaires sur lesquelles il faut revenir si nous voulons rester en bonne santé. Contrairement à ce qu’il ne paraît, ce chemin à parcourir est plus une re-découverte joyeuse qu’un pâle repli sur quelques aliments tristes. Faire la cuisine seul-e ou à plusieurs (conjoint-e, enfants, ami-e-s), partager un met cuisiné soi-même, apprendre de nouvelles recettes et les propriétés des aliments, redécouvrir la subtilité des saveurs, consommer des produits frais et de saison en faisant son marché ou par le système des Amap, connaître l’origine de ce que l’on mange et plus globalement se réapproprier son régime alimentaire est un processus extrêmement réjouissant et positif pour celui ou celle qui s’en donne un peu la peine.


Les photographies sont tirées du magnifique livre Kousmine Gourmande aux éditions Jouvence dont je ne peux que vous recommander la lecture et de suivre les recettes.


Le Foie en médecine chinoise traditionnelle

Date 16 mars 2009

Voici un texte sur les principales fonctions et dysfonctionnements liés au foie.

Celui-ci se trouve à droite sous le diaphragme à et l’intérieur de la cage thoracique. C’est un organe yin (interne et vital) mais sa fonction est yang car l’énergie du foie est très actif et résolu, tendant à disperser l’énergie.
Le Foie exerce deux grandes fonctions : réguler la circulation de l’énergie et drainer et mettre le sang en réserve. Il a également des liens avec les tendons, les yeux, les ongles ainsi que l’activité des rêves.

Le foie assure la libre circulation du Qi

Nous avons vu dans un article précédent sur le printemps que le foie a trait à la saison printanière. C’est une bonne manière d’aborder cette fonction la plus importante du foie. Au printemps, la nature explose de toute part. Elle le fait dans tous les sens, de tous les côtés. En cette saison, rien ne peut arrêter cette puissance de vie qui se réveille et se remet à circuler avec vigueur dans toute chose vivante (animaux, plantes comme êtres humains…).

Au niveau énergétique, le foie fonctionne de manière similaire à l’intérieur du corps : il assure au Qi une circulation sans obstacle dans tout le corps, dans tous les viscères et dans toutes les directions. Le sens normal de circulation du Qi du Foie est d’aller vers le haut et vers l’extérieur, dans toutes les directions. Cette fonction première du foie dont le terme chinois désignant cette fonction signifie « couler » et « libérer », permet ainsi de nourrir en énergie toutes les partie du corps. C’est ce qui explique l’importance de cette fonction, car elle concerne toutes les parties du corps et tous les viscères. On dit que le foie organise toutes les grandes fonctions du corps par sa capacité à faire circuler partout le QI.

Le Foie est souvent comparé à un Général de l’armée, car c’est donc à lui que l’on doit l’organisation générale de toutes les fonctions du corps dans la mesure où il assure au Qi une circulation libre et correctement orientée. C’est ainsi que l’on dit que le Foie est la source du courage et de l’esprit de décision, si toutefois il est en bonne santé. « Le Foie est comme le général d’une armée car c’est lui qui décide de la stratégie« .


Principaux déséquilibres énergétiques liés à cette fonction : l’émotionnel et le digestif.

Toute médaille ayant sa facette, cette fonction est à l’origine de nombreux déséquilibres. Le foie fait « couler », et « libère » le Qi dit-on. Nombre de déséquilibres interviennent lorsque cette fonction est empêchée : l’énergie est alors stoppée et s’accumule littéralement dans le foie. On parle alors de surpression du foie qui se traduit souvent par des sensations de tensions internes et d’anxiété permanente. Cette tension se libère parfois partiellement par à-coups, telle la vapeur d’une cocotte-minute, par montée brusque d’énergie le plus souvent vers le haut du corps. Elle provoque alors des perturbations émotionnelles. Elle peut également se diriger vers l’estomac et la rate, mettant à mal le processus de digestion ( mauvaise digestion, selles molles, ballonnements, remontée acides….).


Le foie, organe émotionnel

L’énergie du foie est par excellente une énergie montante : visualisez quelqu’un en colère, émotion liée au foie : on l’imagine plus facilement sautillante ou bondissante que « plombée ». C’est le même processus qui se passe lorsqu’une personne rougit face à une situation inconfortable ou difficile. Dans un tel cas, au lieu de faire circuler harmonieusement l’énergie dans le corps, le foie s’agite puis se bloque (plus ou moins selon l’intensité de l’émotion). Un peu comme un cocotte-minute, il rejette le trop plein d’énergie vers la tête. C’est ce qui explique cette sensation de chaleur et d’empourprement du visage. C’est ainsi que le foie est considéré comme l’organe des émotions. Dès qu’une émotion nous traverse, le foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. On comprend alors toute l’importance d’une bonne gestion de ses émotions pour rester en bonne santé qui garantit cette libre circulation du qi du foie.

Nous le verrons plus bas, c’est à partir de ce principe que l’on peut combattre une trop grande une trop grande émotivité ou mieux gérer ses émotions : au travers de techniques qui vont chercher à freiner la montée de l’énergie vers le haut de la tête.

L’énergie du foie est également une énergie qui va vers l’extérieur : on dit qu’elle est expansive. C’est elle qui nous pousse à créer des liens avec notre environnement et nos semblables. Ainsi, l’énergie du foie a lien avec l’affirmation de l’individualité de la personne, l’affirmation de son point de vue face au monde. D’une manière plus large, elle comprend également la capacité créatrice. Les personnes créatrices ont généralement un foie particulièrement actif – et parfois les déséquilibres qui vont avec…

L’expansivité de l’énergie du foie supporte mal la contrainte. Ainsi, si cette expansivité est contrariée, l’énergie du foie va être affectée et la fonction de bonne circulation du Qi va en être altérée, générant de puissants déséquilibres. C’est notamment le cas dans la vie sociale qu’elle soit familiale ou professionnelle lorsque l’individualité de la personne est niée par des situations d’irrespect, dévalorisantes ou humiliantes, ou encore par des processus de double-contrainte.

Faute de pouvoir s’exprimer vers l’extérieur, l’énergie se retourne contre la personne elle-même et se stocke dans le foie et se transforme alors en colère rentrée, en culpabilité, en ressentiment ou encore en frustration. A un niveau élevé, elle peut également mener à des phases dépressives. Le plus souvent, cette compression de l’énergie du foie s’exprime par des irritations soudaines, des poussées de colère, des tensions musculaires, des maux de tête, des insomnies (notamment vers 3 ou 4 heures).


L’influence du foie sur la digestion

Qui n’a pas connu une mauvaise digestion provoquée par un dîner familial ou professionnel particulièrement tendue ? En garantissant la libre circulation du Qi, le foie aide l’estomac et la rate dans leur fonction digestive. On dit qu’il « assiste la rate et l’estomac à la digestion des aliments ». Au niveau de l’estomac, il garantit la descente du bol alimentaire vers l’intestin grêle Dans le cas contraire (ici un repas tendu), le Qi du foie stagne et empêche cette descente avec, pour conséquence possibles, des éructations, des régurgitations acides, des nausées, voire des vomissements. S’il envahit la Rate, il perturbe la fonction de transformation et de transport de la nourriture, empêche la montée du Qi de la Rate et provoque des ballonnements, des selles molles. C’est pour cela que manger dans une ambiance détendue est indispensable à une bonne digestion.

Si le Foie n’assure pas sa fonction de faire circuler librement le Qi dans tout l’organisme, cela a aussi des conséquences sur l’écoulement de la bile. Cette dernière peut se trouver bloquée avec des difficulté à digérer les graisses, un goût amer dans la bouche, des éructations et même dans les cas les plus prolongés, une jaunisse. Les personnes dites « bileuses » correspondent précisément à ce cas. Rajoutons ici que les déchets filtrés par le foie sont éliminés dans la bile. Une bonne production et un écoulement régulier de bile sont donc non seulement garants de bonnes digestions, mais aussi d’une bonne détoxication.

Le foie stocke et draine le sang

Cette seconde grande fonction du foie intervient sous de multiples facettes. Pour comprendre cette fonction, il faut imaginer le foie comme une grosse éponge qui va soit gonfler pour stocker le sang soit s’essorer, si l’on peut dire, pour distribuer au corps tout entier le sang dont il a besoin. En d’autres mot, le foie régularise le volume du sang dans le corps.

Ainsi, lorsque l’on se met en mouvement, par exemple courir, le foie, en se resserrant, va envoyer dans les vaisseaux une quantité plus grande de sang qui va nourrir et humidifier correctement tous les tissus qui sont mis au travail par cette activité, en l’occurrence, ici les muscles et les tendons. A l’inverse, lorsqu’on se repose, le sang « réintègre » le foie . C’est notamment le cas la nuit où le foie se gonfle de sang.

On comprend ainsi facilement l’importance d’un foie en bonne santé : il permet au corps d’être nourrit selon ses besoins, selon le niveau d’activité. On dit ainsi que le foie assure la santé des muscles et des tendons. Si cette fonction de régularisation est altérée, le sang est insuffisant, la fonction de nutrition ne s’effectue ni au bon endroit, ni au bon moment, et la personne est facilement fatiguée, notamment lors d’efforts physiques. Des crampes peuvent subvenir sur le moment, des courbatures persistantes les jours suivants etc.

De manière générale, les tissus mal alimentés par ce vide de sang du foie deviennent plus faibles et donc moins résistants aux attaques externes. On pense notamment ici à la peau, première barrière contre les attaques pathogènes externes.


Le foie draine le sang

Après avoir vu le foie comme une grosse éponge, voyons-le comme une grille extrêmement fine qui va drainer le sang juste avant qu’il aille alimenter le coeur et le cerveau (d’où l’importance du sang à être le plus propre possible). Ainsi, au niveau du foie va s’accumuler toute une partie des déchets produits et présents dans le corps (notamment les substances toxiques et celles liées à la prise de médicaments). Cette « grille » peut se boucher si les déchets sont trop importants laissant passer des déchets qui peu à peu vont aller encrasser et polluer tout le corps. Pour prévenir cela, il faut régulièrement nettoyer cette grille. C’est ce que l’on appelle « drainer le foie » qui va « détoxiquer » le corps. Le début du printemps où le foie s’éveille est la période la plus propice pour mener à bien ce drainage du foie. De multiples produits (mélanges de plantes, le plus souvent) sont vendus dans le commerce à cet effet. Si vous désirez le nom d’un produit qui fonctionne bien dans le choix important existant des draineurs, contactez-moi. De manière générale, sur ce sujet de la désintoxication, vous pouvez vous reporter au livre de Christophe Vasey, Manuel de détoxication, Santé et vitalité par l’élimination des toxines.


Foie et menstruations

Cette fonction du foie de stocker le sang intervient directement sur les menstruations. En cas de stockage normal du foie, les règles seront correctes. A l’inverse, un sang du Foie insuffisant provoque une aménorrhée alors qu’un sang du foie trop important produit des règles hémorragiques. Nous avons plus haut que le blocage du Qi du foie provoque des stases de sang, c’est-à-dire un arrêt de sa circulation. Ces stases sont à l’origine des douleurs avant et pendant les règles ainsi que la présence des caillots noirs. C’est aussi la fonction de procréation qui peut être malmenée en cas de dysfonctionnement de la fonction de stockage du sang par le foie : une quantité défaillante de sang dans l’utérus ne pourra pour accueillir correctement le fœtus.

Ces deux grandes premières fonction du foie en conditionnent une série d’autres, notamment sur certaines parties du corps. Nous les passons plus rapidement en revue.

Le foie gouverne les tendons

Sous le terme de tendons, il faut entendre, dans la perspective de la médecine chinoise traditionnelle, aux tendons eux-mêmes mais aussi aux ligaments et aux nerfs. Leur santé dépendent du sang du foie qui les nourries et les humidifient. S’il y a un vide de sang du foie, les tendons sont alors enraidis et enflamés provoquant des tendinites, des contractions, des spasmes, des problèmes d’extension et de flexion, des engourdissements des membres, des crampes musculaires, des tremblements, de la tétanie ou de la faiblesse des membres.

Par exemple, si une tendinite fait généralement suite à un événement particulier (faux mouvement, effort ponctuel….), elle n’advient généralement que sur un terrain fragilisé par ce que l’on appelle un vide de sang. C’est parce que telle zone est en même temps trop sollicitée et mal nourrie par ce vide de sang (lié au foie) qu’elle « craque » et que se crée une tendinite. Soigner convenablement celle-ci ne se réduit pas à réparer le traumatisme. Faut-il encore reconsidérer et rééquilibrer ce terrain (repos, amélioration du sommeil, parfois modifications alimentaires….) pour arriver à une guérison totale. A défaut, le risque de traîner la tendinite sur plusieurs mois, voire le risque d’une rechute est important.

Le foie se manifeste dans les ongles.

Les ongles sont considérés, en médecine chinoise, comme un « dérivé » des Tendons. Tout comme ces derniers, ils sont donc à l’influence du Sang du Foie. Si le Sang du Foie est abondant, les ongles sont sains et bien humidifiés. A l’inverse, les ongles ne sont pas suffisamment nourris, ils deviennent sombres, cassants, secs et rainurés.

Le foie s’ouvre aux yeux

Le méridien du foie monte jusque dans les yeux. C’est en cela qu’il est dit que l »œil est l’organe des sens qui est associé au Foie. C’est parce que les yeux sont nourris et humidifiés par le Sang du Foie qu’ils peuvent voir. Ainsi, si le Sang du Foie est abondant, les yeux sont humidifiés correctement et la vision est bonne. En cas contraire, cela peut entraîner une vision trouble, de la myopie, des yeux secs, ou une impression de sable dans les yeux qui sont secs.

Les Rêves

Le foie est également lié aux rêves. Ainsi, lorsque l’on se souvient de ses rêves et/ou qu’on a des cauchemars, cela signifie généralement un excès d’énergie au niveau du foie.

Le Foie déteste le Vent

Les climats venteux affectent souvent le Foie. On voit ainsi que la relation entre le Foie et le « Vent »concerne non seulement le Vent Interne mais aussi le Vent Externe. Il n’est pas rare de voir des patients qui souffrent de déséquilibre du Foie se plaindre de céphalées et de raideurs de la nuque qui apparaissent après une période de temps venteux.

Le Foie est associé au coté gauche

Bien que situé du côté droit, le Foie est associé au côté gauche du corps pour plusieurs raisons. On dit que les céphalées localisées du côté gauche de la tête proviennent du Foie, et plus précisément d’un Vide de Sang du Foie, alors que les céphalées localisées du côté droit proviennent de la Vésicule Biliaire. Le côté gauche de la langue reflète plus particulièrement l’état du Foie, alors que le côté droit reflète celui de la Vésicule Biliaire.