Bienvenue sur mon blog !

Date 12 février 2020

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Ce blog est consacré au shiatsu et aux pratiques énergétiques.

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Il s’adresse aux personnes intéressé-e-s par le shiatsu et plus généralement par les soins énergétiques chinois.

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Il s’adresse également aux patient-e-s rencontré-e-s en séance ou lors des ateliers de DO-in (automassage) afin de compléter ou de re-préciser les conseils (de vie, alimentaires, de comportements) et autres étirements donnés en fin de séance.

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C’est un lieu de ressources et d’échanges pour tout ceux et celles qui désirent gérer de manière douce et efficace le stress quotidien. Dans la mesure du possible, il proposera un téléchargement libre de fiches pratiques concernant des exercices de Do-in, d’étirements et de relaxation, des conseils alimentaires, des pistes de recherches issus de mon travail en cabinet ou encore des réflexions plus générales sur l’énergétique chinoise et sur la manière de l’intégrer dans sa vie.

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La philosophie de ce blog est de promouvoir la réappropriation de sa propre santé et de son corps en donnant des outils simples, efficaces et doux, basés sur les principes et techniques issus du shiatsu et de la médecine chinoise traditionnelle.

 

Bonne navigation et n’hésitez pas à me laisser un message.

 

Laurent Berthelot.

 

Au printemps : un maître-mot, la tempérance

Date 12 février 2020

(4 février – 15 avril)

Au printemps, l’énergie yang croît, l’énergie yin décroît. C’est le renouveau. Le mouvement de la nature est vigoureux, les plantes sortent de la terre, la sève monte dans les arbres, bref, la nature s’éveille. Chez l’être humain, un mouvement similaire s’opère. L’organe le plus concerné par ce mouvement est le foie, dont le printemps est précisément la saison. Elle se traduit par le besoin retrouvé de sortir, l’envie est aussi d’un grand nettoyage de printemps; c’est l’époque idéal pour se lancer dans de nouveaux projets.

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Cette montée en puissance du foie n’est cependant pas sans danger pour notre équilibre et notre santé. C’est en cette saison que de grandes fatigues apparaissent, parfois accentuées par le changement d’heure. Or, il faut avoir la force de contrôler cette énergie qui peut nous déborder. Les émotions et la pensée étant étroitement liées au fonctionnement des organes et notamment le plus sensible d’entre eux, le foie, des états dépressifs, des insomnies, des phases d’anxiété, d’irritabilité et encore de colère peuvent apparaître ou ré-apparaître à cette période.

Pour nous prévenir de ces dérèglements, le maître-mot est celui de tempérance. S’il faut bien entendu «vivre cette saison» en s’imprégnant de cette énergie , il ne faut cependant pas se laisser emporter par elle. Tempérer cette énergie du foie peut passer par des exercices de respiration et de relaxation, des promenades (plus pertinente ici que des joggings) dans la forêt ou à la campagne. Prenez le temps d’y observer et de ressentir cette nature qui s’éveille (en s’attardant devant une plante qui surgit de la terre, en admirant la couleur des cerisiers en fleurs, etc.). Sur plan un plan émotionnel, n’hésitons pas à cultiver les vertus que sont patience et la gentillesse pour faire face aux états colériques qui peuvent nous envahir en cette saison.

 

 

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La couleur vert-pomme des feuilles du printemps est la couleur associée à l’élément bois. Elle a pour particularité de nourrir le foie.

 

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Le Foie en médecine chinoise traditionnelle

Date 11 février 2020

Voici un texte sur les principales fonctions et dysfonctionnements liés au foie.

Celui-ci se trouve à droite sous le diaphragme à et l’intérieur de la cage thoracique. C’est un organe yin (interne et vital) mais sa fonction est yang car l’énergie du foie est très actif et résolu, tendant à disperser l’énergie.
Le Foie exerce deux grandes fonctions : réguler la circulation de l’énergie et drainer et mettre le sang en réserve. Il a également des liens avec les tendons, les yeux, les ongles ainsi que l’activité des rêves.

Le foie assure la libre circulation du Qi

Nous avons vu dans un article précédent sur le printemps que le foie a trait à la saison printanière. C’est une bonne manière d’aborder cette fonction la plus importante du foie. Au printemps, la nature explose de toute part. Elle le fait dans tous les sens, de tous les côtés. En cette saison, rien ne peut arrêter cette puissance de vie qui se réveille et se remet à circuler avec vigueur dans toute chose vivante (animaux, plantes comme êtres humains…).

Au niveau énergétique, le foie fonctionne de manière similaire à l’intérieur du corps : il assure au Qi une circulation sans obstacle dans tout le corps, dans tous les viscères et dans toutes les directions. Le sens normal de circulation du Qi du Foie est d’aller vers le haut et vers l’extérieur, dans toutes les directions. Cette fonction première du foie dont le terme chinois désignant cette fonction signifie « couler » et « libérer », permet ainsi de nourrir en énergie toutes les partie du corps. C’est ce qui explique l’importance de cette fonction, car elle concerne toutes les parties du corps et tous les viscères. On dit que le foie organise toutes les grandes fonctions du corps par sa capacité à faire circuler partout le QI.

Le Foie est souvent comparé à un Général de l’armée, car c’est donc à lui que l’on doit l’organisation générale de toutes les fonctions du corps dans la mesure où il assure au Qi une circulation libre et correctement orientée. C’est ainsi que l’on dit que le Foie est la source du courage et de l’esprit de décision, si toutefois il est en bonne santé. « Le Foie est comme le général d’une armée car c’est lui qui décide de la stratégie« .


Principaux déséquilibres énergétiques liés à cette fonction : l’émotionnel et le digestif.

Toute médaille ayant sa facette, cette fonction est à l’origine de nombreux déséquilibres. Le foie fait « couler », et « libère » le Qi dit-on. Nombre de déséquilibres interviennent lorsque cette fonction est empêchée : l’énergie est alors stoppée et s’accumule littéralement dans le foie. On parle alors de surpression du foie qui se traduit souvent par des sensations de tensions internes et d’anxiété permanente. Cette tension se libère parfois partiellement par à-coups, telle la vapeur d’une cocotte-minute, par montée brusque d’énergie le plus souvent vers le haut du corps. Elle provoque alors des perturbations émotionnelles. Elle peut également se diriger vers l’estomac et la rate, mettant à mal le processus de digestion ( mauvaise digestion, selles molles, ballonnements, remontée acides….).


Le foie, organe émotionnel

L’énergie du foie est par excellente une énergie montante : visualisez quelqu’un en colère, émotion liée au foie : on l’imagine plus facilement sautillante ou bondissante que « plombée ». C’est le même processus qui se passe lorsqu’une personne rougit face à une situation inconfortable ou difficile. Dans un tel cas, au lieu de faire circuler harmonieusement l’énergie dans le corps, le foie s’agite puis se bloque (plus ou moins selon l’intensité de l’émotion). Un peu comme un cocotte-minute, il rejette le trop plein d’énergie vers la tête. C’est ce qui explique cette sensation de chaleur et d’empourprement du visage. C’est ainsi que le foie est considéré comme l’organe des émotions. Dès qu’une émotion nous traverse, le foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. On comprend alors toute l’importance d’une bonne gestion de ses émotions pour rester en bonne santé qui garantit cette libre circulation du qi du foie.

Nous le verrons plus bas, c’est à partir de ce principe que l’on peut combattre une trop grande une trop grande émotivité ou mieux gérer ses émotions : au travers de techniques qui vont chercher à freiner la montée de l’énergie vers le haut de la tête.

L’énergie du foie est également une énergie qui va vers l’extérieur : on dit qu’elle est expansive. C’est elle qui nous pousse à créer des liens avec notre environnement et nos semblables. Ainsi, l’énergie du foie a lien avec l’affirmation de l’individualité de la personne, l’affirmation de son point de vue face au monde. D’une manière plus large, elle comprend également la capacité créatrice. Les personnes créatrices ont généralement un foie particulièrement actif – et parfois les déséquilibres qui vont avec…

L’expansivité de l’énergie du foie supporte mal la contrainte. Ainsi, si cette expansivité est contrariée, l’énergie du foie va être affectée et la fonction de bonne circulation du Qi va en être altérée, générant de puissants déséquilibres. C’est notamment le cas dans la vie sociale qu’elle soit familiale ou professionnelle lorsque l’individualité de la personne est niée par des situations d’irrespect, dévalorisantes ou humiliantes, ou encore par des processus de double-contrainte.

Faute de pouvoir s’exprimer vers l’extérieur, l’énergie se retourne contre la personne elle-même et se stocke dans le foie et se transforme alors en colère rentrée, en culpabilité, en ressentiment ou encore en frustration. A un niveau élevé, elle peut également mener à des phases dépressives. Le plus souvent, cette compression de l’énergie du foie s’exprime par des irritations soudaines, des poussées de colère, des tensions musculaires, des maux de tête, des insomnies (notamment vers 3 ou 4 heures).


L’influence du foie sur la digestion

Qui n’a pas connu une mauvaise digestion provoquée par un dîner familial ou professionnel particulièrement tendue ? En garantissant la libre circulation du Qi, le foie aide l’estomac et la rate dans leur fonction digestive. On dit qu’il « assiste la rate et l’estomac à la digestion des aliments ». Au niveau de l’estomac, il garantit la descente du bol alimentaire vers l’intestin grêle Dans le cas contraire (ici un repas tendu), le Qi du foie stagne et empêche cette descente avec, pour conséquence possibles, des éructations, des régurgitations acides, des nausées, voire des vomissements. S’il envahit la Rate, il perturbe la fonction de transformation et de transport de la nourriture, empêche la montée du Qi de la Rate et provoque des ballonnements, des selles molles. C’est pour cela que manger dans une ambiance détendue est indispensable à une bonne digestion.

Si le Foie n’assure pas sa fonction de faire circuler librement le Qi dans tout l’organisme, cela a aussi des conséquences sur l’écoulement de la bile. Cette dernière peut se trouver bloquée avec des difficulté à digérer les graisses, un goût amer dans la bouche, des éructations et même dans les cas les plus prolongés, une jaunisse. Les personnes dites « bileuses » correspondent précisément à ce cas. Rajoutons ici que les déchets filtrés par le foie sont éliminés dans la bile. Une bonne production et un écoulement régulier de bile sont donc non seulement garants de bonnes digestions, mais aussi d’une bonne détoxication.

Le foie stocke et draine le sang

Cette seconde grande fonction du foie intervient sous de multiples facettes. Pour comprendre cette fonction, il faut imaginer le foie comme une grosse éponge qui va soit gonfler pour stocker le sang soit s’essorer, si l’on peut dire, pour distribuer au corps tout entier le sang dont il a besoin. En d’autres mot, le foie régularise le volume du sang dans le corps.

Ainsi, lorsque l’on se met en mouvement, par exemple courir, le foie, en se resserrant, va envoyer dans les vaisseaux une quantité plus grande de sang qui va nourrir et humidifier correctement tous les tissus qui sont mis au travail par cette activité, en l’occurrence, ici les muscles et les tendons. A l’inverse, lorsqu’on se repose, le sang « réintègre » le foie . C’est notamment le cas la nuit où le foie se gonfle de sang.

On comprend ainsi facilement l’importance d’un foie en bonne santé : il permet au corps d’être nourrit selon ses besoins, selon le niveau d’activité. On dit ainsi que le foie assure la santé des muscles et des tendons. Si cette fonction de régularisation est altérée, le sang est insuffisant, la fonction de nutrition ne s’effectue ni au bon endroit, ni au bon moment, et la personne est facilement fatiguée, notamment lors d’efforts physiques. Des crampes peuvent subvenir sur le moment, des courbatures persistantes les jours suivants etc.

De manière générale, les tissus mal alimentés par ce vide de sang du foie deviennent plus faibles et donc moins résistants aux attaques externes. On pense notamment ici à la peau, première barrière contre les attaques pathogènes externes.


Le foie draine le sang

Après avoir vu le foie comme une grosse éponge, voyons-le comme une grille extrêmement fine qui va drainer le sang juste avant qu’il aille alimenter le coeur et le cerveau (d’où l’importance du sang à être le plus propre possible). Ainsi, au niveau du foie va s’accumuler toute une partie des déchets produits et présents dans le corps (notamment les substances toxiques et celles liées à la prise de médicaments). Cette « grille » peut se boucher si les déchets sont trop importants laissant passer des déchets qui peu à peu vont aller encrasser et polluer tout le corps. Pour prévenir cela, il faut régulièrement nettoyer cette grille. C’est ce que l’on appelle « drainer le foie » qui va « détoxiquer » le corps. Le début du printemps où le foie s’éveille est la période la plus propice pour mener à bien ce drainage du foie. De multiples produits (mélanges de plantes, le plus souvent) sont vendus dans le commerce à cet effet. Si vous désirez le nom d’un produit qui fonctionne bien dans le choix important existant des draineurs, contactez-moi. De manière générale, sur ce sujet de la désintoxication, vous pouvez vous reporter au livre de Christophe Vasey, Manuel de détoxication, Santé et vitalité par l’élimination des toxines.


Foie et menstruations

Cette fonction du foie de stocker le sang intervient directement sur les menstruations. En cas de stockage normal du foie, les règles seront correctes. A l’inverse, un sang du Foie insuffisant provoque une aménorrhée alors qu’un sang du foie trop important produit des règles hémorragiques. Nous avons plus haut que le blocage du Qi du foie provoque des stases de sang, c’est-à-dire un arrêt de sa circulation. Ces stases sont à l’origine des douleurs avant et pendant les règles ainsi que la présence des caillots noirs. C’est aussi la fonction de procréation qui peut être malmenée en cas de dysfonctionnement de la fonction de stockage du sang par le foie : une quantité défaillante de sang dans l’utérus ne pourra pour accueillir correctement le fœtus.

Ces deux grandes premières fonction du foie en conditionnent une série d’autres, notamment sur certaines parties du corps. Nous les passons plus rapidement en revue.

Le foie gouverne les tendons

Sous le terme de tendons, il faut entendre, dans la perspective de la médecine chinoise traditionnelle, aux tendons eux-mêmes mais aussi aux ligaments et aux nerfs. Leur santé dépendent du sang du foie qui les nourries et les humidifient. S’il y a un vide de sang du foie, les tendons sont alors enraidis et enflamés provoquant des tendinites, des contractions, des spasmes, des problèmes d’extension et de flexion, des engourdissements des membres, des crampes musculaires, des tremblements, de la tétanie ou de la faiblesse des membres.

Par exemple, si une tendinite fait généralement suite à un événement particulier (faux mouvement, effort ponctuel….), elle n’advient généralement que sur un terrain fragilisé par ce que l’on appelle un vide de sang. C’est parce que telle zone est en même temps trop sollicitée et mal nourrie par ce vide de sang (lié au foie) qu’elle « craque » et que se crée une tendinite. Soigner convenablement celle-ci ne se réduit pas à réparer le traumatisme. Faut-il encore reconsidérer et rééquilibrer ce terrain (repos, amélioration du sommeil, parfois modifications alimentaires….) pour arriver à une guérison totale. A défaut, le risque de traîner la tendinite sur plusieurs mois, voire le risque d’une rechute est important.

Le foie se manifeste dans les ongles.

Les ongles sont considérés, en médecine chinoise, comme un « dérivé » des Tendons. Tout comme ces derniers, ils sont donc à l’influence du Sang du Foie. Si le Sang du Foie est abondant, les ongles sont sains et bien humidifiés. A l’inverse, les ongles ne sont pas suffisamment nourris, ils deviennent sombres, cassants, secs et rainurés.

Le foie s’ouvre aux yeux

Le méridien du foie monte jusque dans les yeux. C’est en cela qu’il est dit que l »œil est l’organe des sens qui est associé au Foie. C’est parce que les yeux sont nourris et humidifiés par le Sang du Foie qu’ils peuvent voir. Ainsi, si le Sang du Foie est abondant, les yeux sont humidifiés correctement et la vision est bonne. En cas contraire, cela peut entraîner une vision trouble, de la myopie, des yeux secs, ou une impression de sable dans les yeux qui sont secs.

Les Rêves

Le foie est également lié aux rêves. Ainsi, lorsque l’on se souvient de ses rêves et/ou qu’on a des cauchemars, cela signifie généralement un excès d’énergie au niveau du foie.

Le Foie déteste le Vent

Les climats venteux affectent souvent le Foie. On voit ainsi que la relation entre le Foie et le « Vent »concerne non seulement le Vent Interne mais aussi le Vent Externe. Il n’est pas rare de voir des patients qui souffrent de déséquilibre du Foie se plaindre de céphalées et de raideurs de la nuque qui apparaissent après une période de temps venteux.

Le Foie est associé au coté gauche

Bien que situé du côté droit, le Foie est associé au côté gauche du corps pour plusieurs raisons. On dit que les céphalées localisées du côté gauche de la tête proviennent du Foie, et plus précisément d’un Vide de Sang du Foie, alors que les céphalées localisées du côté droit proviennent de la Vésicule Biliaire. Le côté gauche de la langue reflète plus particulièrement l’état du Foie, alors que le côté droit reflète celui de la Vésicule Biliaire.

L’automne, ou le mouvement d’intériorisation

Date 14 octobre 2019

Les mouvements énergétiques des saisons

 

En cette rentrée automnale, nous nous lançons dans un nouveau projet pour l’année qui vient : celui d’écrire un article sur chaque saison, non pas à partir de la saison proprement dite comme nous l’avons déjà fait sur ce site (le printemps, l’été, l’automne, l’hiver), mais autour d’une réflexion sur le mouvement énergétique propre à chaque saison.

 

Dans la tradition chinoise, chaque saison est associée à un type d’énergie particulière qu’il s’agit de suivre, et surtout de vivre, afin d’en puiser la force et nourrir ainsi son corps tout au long de l’année. C’est avant tout parce que nous ne suivons pas les cycles naturels des saisons que la santé se détériore et les maladies apparaissent. Telle est la règle sur laquelle se base toute la tradition chinoise.

 

Dans ces différents articles saisonniers, il s’agira donc à la fois de développer une réflexion sur chaque type d’énergie mais aussi d’y associer des recommandations pratiques simples qui vous permettrons de vivre pleinement ce mouvement énergétique propre à chaque saison.

 

L’automne, ou le mouvement d’intériorisation

 

Dans la Tradition Chinoise, les saisons, comme toute chose, peuvent se saisir au travers des notions de Yin et de Yang. Ainsi, l’Automne manifeste le déclin du Yang et la naissance du Yin. Mais le mouvement énergétique propre à l’Automne se saisit peut-être mieux encore par les caractéristiques Yang et Yin prises dans leur qualité dynamique : le Yang est expansif, centrifuge, une énergie qui va du centre vers l’extérieur, de l’individu vers le monde. Le Yin, à l’inverse, concentre et possède une dynamique centripète allant de l’extérieur vers le centre, du monde vers l’individu. Autrement dit, la saison automnale entamant la naissance du Yin consacre le mouvement de l’externe vers l’interne : c’est le mouvement d’intériorisation.

 

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Ralentir, premier mouvement vers l’intériorisation

 

Comme nous le soulignions dans notre article sur l’été, considérer la période estivale comme une période de repos est particulièrement injustifié du point de vue énergétique. L’été est au contraire la saison qui nous pousse à être le plus actif ou active comme nous le montre nos envies de partir ou de sociabilité. L’automne sonne nécessairement la fin de cette phase de mouvement : il s’agit donc en premier lieu de ralentir, ou plus précisément d’accepter de ralentir.

 

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Conseils pour l’automne

Date 14 octobre 2019


L’automne est une saison particulièrement importante d’un point de vue énergétique. Saison intermédiaire, elle est située entre la saison de forte activité (l’été) – le yang du yang – et la saison du repos et de l’intériorité, l’hiver de type yin. Autrement dit, une énergie de yang finissante en même temps qu’une énergie de yin naissante. Cet entre-deux induit parfois des déséquilibres et désagréments chez nombre de personnes. Quelques conseils peuvent en limiter les effets et nous aider à vivre une bonne saison automnale….

 

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Vers la fin du cycle

Toute comme le printemps avec qui elle partage cette caractéristique d’entre-deux, l’automne est souvent une saison difficile pour beaucoup. L’entrée vers l’hiver, les jours qui raccourcissement induisent de la nostalgie, de tristesse pouvant aller jusqu’à certaines formes déprime. Sans doute, cette nostalgie est à relier à sa position dans le cycle de l’année mais aussi celui du Tao : l’automne comme la fin qui s’approche (l’hiver ou la vieillesse) avant sa renaissance au printemps suivant. Ainsi donc, nostalgie de la vie dans sa phase active et lumineuse mais peut-être aussi regret de ce que nous n’avons pu su ou pu faire dans l’année écoulée… L’automne saison des bilans…

 

La préparation de l’hiver

Saison des bilans, l’automne est tout autant saison de préparation à l’hiver et de son repos bien mérité et nécessaire. Cela peut également se lire à l’aune des activités traditionnelles de la terre : Si l’on récolte les fruits des productions arrivés à maturité (récoltes diverses, vendanges, châtaignes, noix etc.), on engrange ces mêmes récoltes (le foin pour les animaux, les céréales et autres légumineuses pour les humains) pour se préparer et s’organiser à passer sereinement et confortablement l’hiver.
Au niveau énergétique, cela se traduit par le fait que l’automne est la période où le rein commence à se recharger pour l’année à venir avant d’atteindre sa plénitude énergétique en hiver. C’est la fonction du rein comme réserve d’énergie vitale. C’est donc le moment de le nourrir correctement pour qu’il puisse se recharger au mieux. On peut l’y aider de différents manières : étirements de méridiens, alimentation propice, exercices de volonté…

 

Une saison du lâcher-prise et la sérénité

Ranger, mettre en ordre organiser les choses et son chez soi intérieur pour se préparer à passer l’hiver en toute quiétude et savoir profiter d’une vie moins active pour se reposer et se ressourcer… Ce n’est pas un hasard si l’automne se caractérise par ce sens de l’organisation. Dans le Tao, il renvoie à l’élément métal (ou au minéral) dont on connaît l’organisation moléculaire particulièrement ordonnée et fixe.

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Conseils pour l’été, acmé du Yang

Date 18 juin 2019

L’été une saison de repos ?

 

Pour y voir plus clair, observons-nous de quelle manière nous nous « reposons » durant cette saison : si l’on regarde de plus près, nos vacances sont en réalité surtout faites de voyages, de marches, de nages et d’activités touristiques, de découvertes de pays ou de régions plus ou moins éloignées. Elles se composent principalement d’activités et d’énergies de mouvements et de rencontres vers l’extérieur. Ainsi, l’été n’est donc pas véritablement consacré au repos – qui a plutôt trait à l’hiver et à ses envies de cocoon devant une cheminée par exemple – mais à toutes ces activités qui nous mettent en mouvement, qui nous pousse vers l’autre ou vers l’inconnu, en tout cas vers ce qui est extérieur à nous (d’un point de vue culturel, humain, géographique etc.), mouvement centrifuge caractéristique du yang.

Et c’est bien cette énergie yang qui nous animent durant cette saison et qui nous entraîne au rire, à festoyer, à danser, à communiquer avec les autres, que ce soit avec ses amis, sa famille ou lors des innombrables festivals culturels et musicaux qui ponctuent cette saison. Paradoxalement, c’est parce que la vie sociale se ralentit, s’estompe que nous avons la liberté de vivre et exprimer cette vitalité débordante dont il serait dommage de se priver.

 

L’été est la saison de l’élément Feu. Non pas tellement le feu de la cheminée hivernale, mais plutôt le Feu du soleil, la chaleur des après-midis estivaux. Le Feu qui éclaire et qui produit l’éclat des couleurs : celles que l’on retrouve dans les prés, les fruits des arbres et légumes des jardins mais aussi dans les parures et habits dont se parent plus manifestement les humains.

 

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Dans la tradition chinoise, l’été est également la saison de la maturité : ce que nous avons « semé en hiver », mis en mouvement au printemps arrive à maturité en été avant de rentrer dans la phase de repli de l’automne. La puissance de vie qui a émergé avec toute sa force au printemps atteint maintenant son point ultime de développement et d’épanouissement. C’est une saison de plénitude où ciel et terre forme un couple parfaitement uni.

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Qu’est-ce qu’une émotion ?

Date 2 avril 2019

Tenter de comprendre ce qu’est une émotion implique de commencer par en poser une définition. Tâche plus ardue qu’il n’y paraît tant à la fois par le nombre de définitions déjà existante et par le côté immatériel, évanescent de la nature même des émotions. Aussi, plutôt que de chercher à en avoir une définition définitive, partons d’une idée simple qui fonde notre démarche : l’émotion est avant tout un processus relevant du corps.

 

1 – La nature corporelle de l’émotion

 

L’émotion, un processus qui relève du corps? Que voulons-nous dire ici ? L’émotion n’est-elle pas au contraire par essence quelque chose d’immatériel, s’opposant ainsi au corps qui est avant tout matière ? Lorsque nous situons l’émotion dans le domaine du corps, cela signifie qu’elle en reprend les caractéristiques et la logique : tout comme nous percevons notre corps à partir de nos cinq sens, les émotions relèvent d’abord et avant tout de nos sensations corporelles. Elle en suit donc les principes et les modes de fonctionnement. « Les émotions se manifestent sur le théâtre du corps » nous dit le neuro-scientifique Antonio Damasio (1). La première chose sur laquelle nous aimerions donc attirer l’attention est que les réponses pertinentes produites face au surgissement de nos émotions devront en premier lieu considérer l’approche sensitive propre au corps ; elles devront partir et être comprises à partir du corps.

 

Seconde chose qu’implique cette approche : du fait qu’elles proviennent de notre corps, les émotions nous appartiennent en propre et manifestent un état particulier de notre corps. Notre corps est le nôtre, unique, fruit d’une histoire singulière et d’évènements tous aussi particuliers. Les émotions que nous ressentons reflètent tout autant cette singularité, cette unicité, de ce que nous sommes, de ce que nous vivons ou avons vécu comme individu. Elles nous parlent donc de nous en tant qu’être singulier, incarné dans ce corps. Les émotions témoignent d’un état de notre corps à un moment donné.

 

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Le personnage de la colère dans le film d’animation  Vice-Versa (2015)

 

Ainsi, nous en avons toute l’expérience : parce que ce corps est le nôtre, unique et individuel, fruit de notre substrat génétique et de notre histoire, un événement ne porte pas un sens en soi et sera perçu différemment selon les personnes mais aussi selon le moment où nous-mêmes nous le percevons. Notre voisin de réunion ne se sentira nullement remis en cause par telle remarque désobligeante. Nous-mêmes ne réagissons pas de la même manière selon notre état.

De même, telle parole en situation de fatigue nous mettra dans un état d’agacement alors que nous l’aurions même pas relevée dans un moment plus reposé ou sécurisé. Nous n’appréhenderons également pas de la même manière une bêtise d’un enfant si nous sortons d’une journée de travail chargée et stressante ou si nous sommes détendu-e, en vacances avec lui. Ce qu’il est important de souligner et de comprendre, c’est que l’émotion nous dit, nous informe donc avant tout sur quelque chose qui nous concerne en premier chef, sur notre état intérieur à un moment donné bien au-delà de l’évènement qui en est souvent à l’origine. Et c’est bien cela qui fait que l’émotion qui surgit suscite notre intérêt. Elle nous renseigne, nous informe sur nous, sur ce qu’il s’y passe.

 

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Conseils pour l’Hiver

Date 12 décembre 2018

 

L’hiver correspond à la fin du cycle annuel avant la renaissance du printemps. C’est le temps du repos et de l’intériorisation, qualité yin s’il y en a. Il commence début novembre après la fête des morts jusqu’à Noël (solstice d’hiver). Cette période est nommée « le grand Yin », c’est-à-dire la période la plus yin de l’année. Les jours commençant à s’allonger à partir de fin décembre, l’hiver se poursuit dans une phase plus yang jusqu’au début février où le printemps prend alors la relève.

 

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Rappel sommaire sur la logique saisonnière de l’énergétique chinoise

L’énergétique chinoise se base pour une grande partie sur 12 organes principaux dont il convient de prendre soin pour préserver sa santé et sa vitalité. La logique saisonnière est particulièrement importante à suivre pour cela : chaque organe (précisément couplé deux à deux) a son propre rythme annuel avec une saison où il se remplit d’énergie (plénitude saisonnière), énergie qui décline la saison suivante pour atteindre son vide saisonnier six mois plus tard et pour à nouveau se remplir et ainsi de suite. Notons que plénitude et vide énergétique ne sont pas ici pathologiques mais relèvent juste du cycle saisonnier : il est normal et bon que tel organe soit en plénitude énergétique lorsqu’il est dans sa saison et en vide six mois plus tard.

 

Pour éclairer notre propos, prenons l’exemple du Rein (associé à la Vessie) puisque sa saison est précisément l’hiver. Précisions d’abord que bien qu’anatomiquement nous ayons deux reins, l’énergétique chinoise parle du « Rein » (au singulier et avec une majuscule) pour la simple raison que « le Rein » renvoie à un ensemble de fonctions qui dépasse largement celles des reins – organes. Quoiqu’il en soit, le Rein est en plénitude énergétique en hiver, son énergie décline au printemps pour être en vide énergétique l’été. Son énergie se recharge à l’automne et atteint enfin une nouvelle plénitude l’hiver suivant. « Suivre une saison », c’est, autrement dit, suivre cette logique annuelle et ne pas la contrarier par des pratiques alimentaires, des comportements etc. contraires aux caractéristiques de l’organe. En d’autres mots, en hiver pour renforcer le Rein, il faut développer des pratiques qui vont être conformes et bénéfiques à ses principales fonctions.

 

Le Rein stocke notre réserve d’énergie

La première fonction du Rein est de contenir notre réserve d’énergie et cela sous deux formes. Premièrement, sa forme substantielle et Yin appelée « Essence » ou « Jing inné » est fournie par nos parents au moment de la conception est en quantité limitée et est non renouvelable. Elle détermine notre constitution de départ, notre développement et notre capacité à nous reproduire. Elle peut être également comparée à la cire d’une bougie qui se consume plus ou moins vite selon nos modes de vie : la mort intervient lors de son épuisement.

 

La seconde forme apparaît sous sa forme énergétique et yang, nommé « Ki-Source » ou « Jing acquis ». Alors que l’Essence renvoie à notre appartenance à l’espèce humaine, le Ki-Source détermine notre individualité et le potentiel de notre conduite individuelle. Le Ki-source (dont on possède à la naissance une réserve d’énergie estimée par certain-e-s d’une durée de 5 ans) est quant à lui produit tout au long de la vie, par l’assimilation de l’énergie subtile de l’air inspiré et de celle des aliments et des boissons ingérés. Il vient donc compléter, entretenir et compenser le Jing inné.

 

Ajoutons que dans le quotidien, l’énergie que nous utilisons provient principalement de l’énergie de l’air et celle de la nourriture, le Ki-source utilisé quotidiennement (et en quantité infime) servant principalement de catalyseur à l’ensemble des opérations métaboliques du corps. C’est le surplus de cette production quotidienne d’énergie, s’il y en a, qui vient donc alimenter le Ki-source.

 

Ce schéma fonctionne toutefois quand nous avons un mode de vie équilibrée. En cas de mode de vie déséquilibré (alimentation erronée, mauvaise respiration, environnement pollué, vie émotionnelle perturbée, consommation de médicaments, de drogues, excès sexuels…), la quantité et la qualité de l’énergie produite au quotidien sera déficiente et notre organisme devra puiser dans cette réserve d’énergie du Rein pour faire face à nos besoins journaliers : cela épuisera ce stock de Ki-source qui réduira d’autant notre santé et notre longévité.

 

Le Rein, une réserve d’énergie à protéger et restaurer en hiver

Ainsi, le Rein contient notre réserve d’énergie et il s’agit de la restaurer en partie par une vie équilibrée et saine. Si l’on croise maintenant cette première règle avec la règle saisonnière, à savoir que le Rein se remplit d’énergie quand arrive l’hiver, nous comprenons que l’hiver est la saison où naturellement si l’on peut dire, nous faisons nos réserves énergétiques pour l’année qui vient. Ces réserves seront alimentées par le surplus d’énergie produit par un mode de vie équilibré et par une attention particulière à notre alimentation et à notre respiration. En hiver, prendre soin de soi devient un principe de haute importance à respecter.

  

L’hiver, sachez ralentir et se vous reposer

Si bien évidemment le monde extérieur nous sollicite tout autant que le reste de l’année, il est particulièrement sage d’adapter son mode de vie et suivre le rythme de la nature qui s’est endormie. Aucun processus ne peut demeurer en permanence dans l’activité et le mouvement. Le repos n’est pas l’arrêt ou la diminution de la vie : il en est un des moments le plus important, celui qui permet de se ressourcer pour pouvoir repartir avec entrain au printemps.

Ainsi, en cette saison, le premier des principes est de savoir ralentir sa vie sociale et ses activités pour retrouver son chez-soi (sa maison mais aussi son intérieur intime). Soyez casanier ! Plongez-vous dans la lecture, la méditation, prenez le temps de rêver devant la cheminée. Sans aucune culpabilité, couchez-vous tôt, même très tôt si vous vous sentez fatigué, notamment durant la période du grand Yin (de début novembre à Noël).

Protégez-vous du froid en vous couvrant largement, notamment la partie des lombaires où sont logés les reins et la vessie, les deux organes anatomiques liés à l’hiver. Faites de même au niveau des pieds et de la tête. Mais surtout, prenez soin de vos reins : vous savez désormais que c’est là que réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver pour l’année qui vient. N’hésitez donc pas à vous programmer des soirées bien au chaud avec une bouillotte sur les lombes (creux du dos).

 

Sur le plan alimentaire

Une autre manière de prendre soin du Rein est de consommer des aliments qui vont le nourrir : soja, châtaignes, porc, canard, noix de cajou, haricots azukis, crevettes, coques, huîtres, crabe.

Plus encore que pour d’autres saisons, mangez chaud le plus souvent possible. Consommez également sans modération toutes les sortes de haricots, de légumineuses et de céréales : pois, pois cassés, pois chiche, lentilles, riz, sarrasin, millet, quinoa, petit épeautre. De même, cuisinez les « légumes racines » chargés des qualités nutritives de l’hiver : carottes, pommes de terre, navets, oignons. Dans cette même logique de saison, plutôt que de rechercher des vitamines dans les agrumes (orange, clémentine, pamplemousse…) dont les éléments nutritionnels ne correspondent pas à la saison hivernale, mangez plutôt des pommes, des poires ainsi que des fruits secs qui ont tout autant de qualités nutritives.

Les fruits de mer sont également à rechercher car ils possèdent d’énormes avantages sur les plans gustatifs et nutritifs. Variés et délicieux, ils sont extrêmement riches en protéines, sels minéraux, oligo-éléments et vitamines, tout en étant très pauvres en matières grasses. Laissez-vous tenter par les crustacés, crevettes, moules, huîtres….

 

Étirements des méridiens du Rein et de la Vessie

Pour renforcer l’énergie du Rein et celle de la Vessie, faites quotidiennement un étirement de leur méridien comme il suit :

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).

Mouvement : Étirez les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire. Recommencez ainsi 5 ou 6 respirations.

 

 

Percussion sur les reins

Position : légèrement penché, enroulez l’index à l’intérieur du pouce (comme si vous fermiez légèrement le poing).

Mouvement : Faites des percussions avec la surface formée par cet enroulement index-pouce sur la zone des reins durant 1 à 2 minutes. Pour rappel, les reins ne se situent pas sur les lombaires mais au-dessus à la frontière avec les dernières côtes. Dans un second temps, vous pouvez descendre (et remonter le plus haut possible) le long de la colonne et finir cette fois-ci sur la zone des lombaires (bas du dos) et du sacrum (os plat en bas de la colonne et au-dessus des fesses).

 

Le tambour céleste

Position : Position : Le « tambour céleste » est situé à l’arrière de votre crâne ! Placez les mains sur les oreilles : avec la base de la main obturant totalement l’oreille. Les doigts sont en arrière de la tête. Il faut bien appuyer afin de bien boucher les oreilles. Les majeurs se placent naturellement au niveau de l’occiput (trou situé à la base du crâne derrière).

Mouvement : On pose les index sur les majeurs et d’un petit mouvement sec, on fait glisser l’index qui « claque » sur la tête. Après quelques battements de tambour, décollez les mains un peu rapidement des oreilles. Entrouvrez la bouche pour éviter une surpression désagréable.

Le bruit produit résonne dans la tête. Cette vibration renforce l’énergie du Rein en stimulant les oreilles, clarifie et calme l’esprit. Cela améliore parfois le sommeil ou soulage certains acouphènes. Le tambour céleste est assez efficace lors des coups de fatigue.

 

La méditation

La méditation est particulièrement conseillée l’hiver puisqu’elle tend à développer l’énergie Yin renvoyant à la fois à la saison hivernale et au Rein. Un autre article a été réalisé sur ce sujet : La méditation selon l’énergétique chinoise

 

Petit Do-in des genoux

Date 28 juin 2018

Voici un petit Do-in (auto-massage) des genoux, articulation à la fois solide et fragile. Ce Do-in peut être fait en prévention des douleurs avant un effort physique particulier (activité sportive, marche). Il est aussi très utile en logique de prévention si vous souffrez de douleurs chroniques des genoux. Dans ce cas, une pratique quotidienne de ce Do-in rapide vous aidera notablement.

La logique générale est la suivante : plus vous remettrez votre articulation en mouvement, plus l’énergie et le sang circuleront au niveau de toute l’articulation et plus les différents tissus (tendons, nerfs, muscles os, peau) seront nourris et renforcés, et plus les déchets et autres toxines liés à la pollution et à l’activité normale des cellules sont éliminés. Élimination des toxines et apport de nutriments sont donc les conditions essentielles du maintien en bon état du genou (et de manière générale de tout tissu) et limitent les processus inflammatoires ou dégénératifs.

1 – Mis en mouvement général de la rotule

  • Position : assis sur une chaise, le genou plié à 90°

  • Croisez vos doigts de manière à en faire une sorte de dôme.

  • Couvrez en quelque sorte votre genou de ce dôme en posant vos mains ainsi croisées sur la rotule et effectuez une série de rotations dans un sens puis dans l’autre de manière à remettre du mouvement dans l’ensemble du genou.

  • Vous pouvez faire 15 tours dans un sens et 15 dans l’autre.

Genoux-4-points-gris

2 – La technique des 4 points

  • Allongez un peu la jambe de manière à libérer votre rotule.

  • Posez, comme sur le schéma, index et pouces de deux mains tout autour de la rotule. Par des micros mouvements, faites vibrez vos pouces et index pour poursuite la mise en mouvement de votre rotule.

  • Faites cela pendant 15 secondes.

3 – Mobilisation de la rotule

  • Trouvez une position où la rotule est la plus libre de mouvement possible en allongeant la jambe selon vos possibilités.

  • Saisissez-vous de votre rotule en la soulevant avec vos doigts puis faites-la là-aussi vibrer le plus possible. Sentez comment cela met de « l’espace »  ou aère votre genou.

  • Durée 20 secondes.

4Ouvrir le creux poplité

  • Genou remis à 90°, placez la pulpe de vos doigts dessous le genou travaillé, les pouces sur le dessus du genou de part et d’autre de la rotule. Les pouces restent fixes.

  • Tandis que vos pouces restent calés de part et d’autres de votre genou, « ouvrez » l’arrière du genou en séparant les doigts des deux mains vers l’extérieur de genou comme si vous ratissiez l’arrière du genou. Les doigts partent un peu en éventail de chaque côté, tandis que les pouces restent calés de part et d’autre de la rotule.

  • Refaites ce mouvement ample et profond de l’éventail 10 fois.

5 – Écartez les jumeaux

  • Même position de départ (genou à 90°, pouces de part et d’autre de la rotule, la pulpe des autres doigts sous la face arrière du genou)

  • Vous refaites le même mouvement d’éventail mais en mouvement vers le bas cette fois-ci. Il s’agit là d’écarter les deux muscles jumeaux du mollet l’un de l’autre pour aérer toute cette partie (ce qui ouvre et libère la circulation le genou vers le bas).

  • Descendez ainsi jusqu’au talon d’Achille (en se penchant en avant)

  • Refaites lentement au moins trois fois cette descente en empoignant généreusement les deux jumeaux et en appréciant le bien-être et la sensation de légèreté que cela procure.

6 – Percussion sur Zu San Li (E36)

Zu-San-Li-gris

  • Comme indiqué sur le dessin, ce point important se situe à une traversée de main sous la rotule dans la gouttière à l’extérieur du tibia.

  • Faites des percussions avec votre poing fermé sur ce point pendant 15 secondes. Il permet de relancer la circulation dans les jambes et tonifie également l’ensemble du corps (point de tonification générale)

7Refaites l’ensemble de ces exercices pour l’autre genou.

Vous pouvez télécharger cette fiche en PDF : ici

De l’émotion-faiblesse à l’émotion-ressource…

Date 4 octobre 2017

Présentation d’un modèle thérapeutique et d’outils pour nourrir et développer notre vie émotionnelle.

« Cesse de pleurer, t’es plus un bébé! », « Hou ! il est amoureux ! », « Tu te laisses avoir par tes émotions, fais attention », « A un tel poste, on ne montre pas ses faiblesses…», ou encore l’indispensable «arrête de te pleurer, ça ne sert à rien !». Toutes ces expressions auxquelles tout un chacun a dû faire face dès sa plus jeune enfance et jusqu’à aujourd’hui dans sa vie quotidienne sous des formes peut-être aujourd’hui plus subtiles ne refont finalement et inlassablement répéter qu’une seule chose : nos émotions constituent une faiblesse dont il faut se départir le plus rapidement possible. A défaut, nous risquons de rencontrer de grosses difficultés à réussir notre vie ou à être accepter parmi nos semblables. Se méfier de ses émotions et s’en éloigner le plus vite possible semble être donc une sorte d’axiome du bon développement humain sur une échelle allant du bébé qui pleure sans raison à l’adulte qui contrôle ses émotions et sait se prémunir d’un retour impromptus de ces dernières… En définitive, nous en sommes encore toujours à valoriser l’image fictive d’un humain débarrassé de sa vie émotionnelle tels les héros actuels des enfants et adolescents.

 

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Figures emblématiques de héros marqués par une vie émotionnelle quasi inexistante

Peut-être me direz-vous que cela est exagéré, que ce temps est dépassé, que les hommes pleurent aujourd’hui (certains diront un peu trop, quand même…)… Certes, les magazines (surtout féminins...) ne sont pas avares en articles en psychologie positive ou humaniste mettant en avant la nécessité d’exprimer ses émotions, que ce soit pour les enfants, les relations de couples se risquant même à titiller les milieux de travail… Mais êtes-vous vraiment si sûr que l’expression des émotions a réellement perdu, dans la vie réelle, cette dimension négative, voire fautive ? Voyons-nous souvent des gens pleurer dans les représentations du monde de l’entreprise ? Oui, certainement pour signaler une difficulté, une faiblesse, un problème comme dans ces images de « subalternes » qui craquent sous trop de pression. Mais rencontre-t-on de telles représentations pour ceux et celles qui occupent des rôles plus valorisés comme ceux placés plus haut dans la hiérarchie ? Et pourtant en ont-ils ou elles réellement moins envie ou besoin ?

Et pourquoi donc savoir consoler quelqu’un se résume encore souvent à lui dire d’arrêter de pleurer ? Pourquoi craint-on toujours un peu que la tristesse issue d’un décès nous entraîne subrepticement vers la dépression ? Pourquoi assimile-ton encore trop souvent les colères des enfants à un caprice qu’il faut réprimander sous peine de se « faire avoir » ou qu’ils deviennent insupportables plus tard ? Et pourquoi enfin, avouons-le, sommes-nous encore tenté de cacher cette larme qui survient lors d’un film émouvant même devant son ou sa conjointe ou un-e ami-e ? Read the rest of this entry »