Bienvenue sur mon blog !

Date 13 novembre 2018

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Ce blog est consacré au shiatsu et aux pratiques énergétiques.

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Il s’adresse aux personnes intéressé-e-s par le shiatsu et plus généralement par les soins énergétiques chinois.

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Il s’adresse également aux patient-e-s rencontré-e-s en séance ou lors des ateliers de DO-in (automassage) afin de compléter ou de re-préciser les conseils (de vie, alimentaires, de comportements) et autres étirements donnés en fin de séance.

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C’est un lieu de ressources et d’échanges pour tout ceux et celles qui désirent gérer de manière douce et efficace le stress quotidien. Dans la mesure du possible, il proposera un téléchargement libre de fiches pratiques concernant des exercices de Do-in, d’étirements et de relaxation, des conseils alimentaires, des pistes de recherches issus de mon travail en cabinet ou encore des réflexions plus générales sur l’énergétique chinoise et sur la manière de l’intégrer dans sa vie.

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La philosophie de ce blog est de promouvoir la réappropriation de sa propre santé et de son corps en donnant des outils simples, efficaces et doux, basés sur les principes et techniques issus du shiatsu et de la médecine chinoise traditionnelle.

Bonne navigation et n’hésitez pas à me laisser un message.

Laurent Berthelot.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Date 13 novembre 2018

Tenter de comprendre ce qu’est une émotion implique de commencer par en poser une définition. Tâche plus ardue qu’il n’y paraît tant à la fois par le nombre de définitions déjà existante et par le côté immatériel, évanescent de la nature même des émotions. Aussi, plutôt que de chercher à en avoir une définition définitive, partons d’une idée simple qui fonde notre démarche : l’émotion est avant tout un processus relevant du corps.

 

1 – La nature corporelle de l’émotion

 

L’émotion, un processus qui relève du corps? Que voulons-nous dire ici ? L’émotion n’est-elle pas au contraire par essence quelque chose d’immatériel, s’opposant ainsi au corps qui est avant tout matière ? Lorsque nous situons l’émotion dans le domaine du corps, cela signifie qu’elle en reprend les caractéristiques et la logique : tout comme nous percevons notre corps à partir de nos cinq sens, les émotions relèvent d’abord et avant tout des nos sensations corporelles. Elle en suit donc les principes et les modes de fonctionnement. « Les émotions se manifestent sur le théâtre du corps » nous dit le neuro-scientifique Antonio Damasio (1). La première chose sur laquelle nous aimerions donc attirer l’attention est que les réponses pertinentes produites face au surgissement de nos émotions devront en premier lieu considérer l’approche sensitive propre au corps ; elles devront partir et être comprises à partir du corps.

 

Seconde chose qu’implique cette approche : du fait qu’elles proviennent de notre corps, les émotions nous appartiennent en propre et manifestent un état particulier de notre corps. Notre corps est le nôtre, unique, fruit d’une histoire singulière et d’évènements tous aussi particuliers. Les émotions que nous ressentons reflètent tout autant cette singularité, cette unicité, de ce que nous sommes, de ce que nous vivons ou avons vécu comme individu. Elles nous parlent donc de nous en tant qu’être singulier, incarné dans ce corps. Les émotions témoignent d’un état de notre corps à un moment donné.

 

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Le personnage de la colère dans le film d’animation  Vice-Versa (2015)

 

Ainsi, nous en avons toute l’expérience : parce que ce corps est le nôtre, unique et individuel, fruit de notre substrat génétique et de notre histoire, un événement ne porte pas un sens en soi et sera perçu différemment selon les personnes mais aussi selon le moment où nous-mêmes nous le percevons. Notre voisin de réunion ne se sentira nullement remis en cause par telle remarque désobligeante. Nous-mêmes ne réagissons pas de la même manière selon notre état.

De même, telle parole en situation de fatigue nous mettra dans un état d’agacement alors que nous l’aurions même pas relevée dans un moment plus reposé ou sécurisé. Nous n’appréhenderons également pas de la même manière une bêtise d’un enfant si nous sortons d’une journée de travail chargée et stressante ou si nous sommes détendu-e, en vacances avec lui. Ce qu’il est important de souligner et de comprendre, c’est que l’émotion nous dit, nous informe donc avant tout sur quelque chose qui nous concerne en premier chef, sur notre état intérieur à un moment donné bien au-delà de l’évènement qui en est souvent à l’origine. Et c’est bien cela qui fait que l’émotion qui surgit suscite notre intérêt. Elle nous renseigne, nous informe sur nous, sur ce qu’il s’y passe.

 

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L’automne, ou le mouvement d’intériorisation

Date 28 août 2018

Les mouvements énergétiques des saisons

 

En cette rentrée automnale, nous nous lançons dans un nouveau projet pour l’année qui vient : celui d’écrire un article sur chaque saison, non pas à partir de la saison proprement dite comme nous l’avons déjà fait sur ce site (le printemps, l’été, l’automne, l’hiver), mais autour d’une réflexion sur le mouvement énergétique propre à chaque saison.

 

Dans la tradition chinoise, chaque saison est associée à un type d’énergie particulière qu’il s’agit de suivre, et surtout de vivre, afin d’en puiser la force et nourrir ainsi son corps tout au long de l’année. C’est avant tout parce que nous ne suivons pas les cycles naturels des saisons que la santé se détériore et les maladies apparaissent. Telle est la règle sur laquelle se base toute la tradition chinoise.

 

Dans ces différents articles saisonniers, il s’agira donc à la fois de développer une réflexion sur chaque type d’énergie mais aussi d’y associer des recommandations pratiques simples qui vous permettrons de vivre pleinement ce mouvement énergétique propre à chaque saison.

 

L’automne, ou le mouvement d’intériorisation

 

Dans la Tradition Chinoise, les saisons, comme toute chose, peuvent se saisir au travers des notions de Yin et de Yang. Ainsi, l’Automne manifeste le déclin du Yang et la naissance du Yin. Mais le mouvement énergétique propre à l’Automne se saisit peut-être mieux encore par les caractéristiques Yang et Yin prises dans leur qualité dynamique : le Yang est expansif, centrifuge, une énergie qui va du centre vers l’extérieur, de l’individu vers le monde. Le Yin, à l’inverse, concentre et possède une dynamique centripète allant de l’extérieur vers le centre, du monde vers l’individu. Autrement dit, la saison automnale entamant la naissance du Yin consacre le mouvement de l’externe vers l’interne : c’est le mouvement d’intériorisation.

 

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Ralentir, premier mouvement vers l’intériorisation

 

Comme nous le soulignions dans notre article sur l’été, considérer la période estivale comme une période de repos est particulièrement injustifié du point de vue énergétique. L’été est au contraire la saison qui nous pousse à être le plus actif ou active comme nous le montre nos envies de partir ou de sociabilité. L’automne sonne nécessairement la fin de cette phase de mouvement : il s’agit donc en premier lieu de ralentir, ou plus précisément d’accepter de ralentir.

 

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Petit Do-in des genoux

Date 28 juin 2018

Voici un petit Do-in (auto-massage) des genoux, articulation à la fois solide et fragile. Ce Do-in peut être fait en prévention des douleurs avant un effort physique particulier (activité sportive, marche). Il est aussi très utile en logique de prévention si vous souffrez de douleurs chroniques des genoux. Dans ce cas, une pratique quotidienne de ce Do-in rapide vous aidera notablement.

La logique générale est la suivante : plus vous remettrez votre articulation en mouvement, plus l’énergie et le sang circuleront au niveau de toute l’articulation et plus les différents tissus (tendons, nerfs, muscles os, peau) seront nourris et renforcés, et plus les déchets et autres toxines liés à la pollution et à l’activité normale des cellules sont éliminés. Élimination des toxines et apport de nutriments sont donc les conditions essentielles du maintien en bon état du genou (et de manière générale de tout tissu) et limitent les processus inflammatoires ou dégénératifs.

1 – Mis en mouvement général de la rotule

  • Position : assis sur une chaise, le genou plié à 90°

  • Croisez vos doigts de manière à en faire une sorte de dôme.

  • Couvrez en quelque sorte votre genou de ce dôme en posant vos mains ainsi croisées sur la rotule et effectuez une série de rotations dans un sens puis dans l’autre de manière à remettre du mouvement dans l’ensemble du genou.

  • Vous pouvez faire 15 tours dans un sens et 15 dans l’autre.

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2 – La technique des 4 points

  • Allongez un peu la jambe de manière à libérer votre rotule.

  • Posez, comme sur le schéma, index et pouces de deux mains tout autour de la rotule. Par des micros mouvements, faites vibrez vos pouces et index pour poursuite la mise en mouvement de votre rotule.

  • Faites cela pendant 15 secondes.

3 – Mobilisation de la rotule

  • Trouvez une position où la rotule est la plus libre de mouvement possible en allongeant la jambe selon vos possibilités.

  • Saisissez-vous de votre rotule en la soulevant avec vos doigts puis faites-la là-aussi vibrer le plus possible. Sentez comment cela met de « l’espace »  ou aère votre genou.

  • Durée 20 secondes.

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  • Genou remis à 90°, placez la pulpe de vos doigts dessous le genou travaillé, les pouces sur le dessus du genou de part et d’autre de la rotule. Les pouces restent fixes.

  • Tandis que vos pouces restent calés de part et d’autres de votre genou, « ouvrez » l’arrière du genou en séparant les doigts des deux mains vers l’extérieur de genou comme si vous ratissiez l’arrière du genou. Les doigts partent un peu en éventail de chaque côté, tandis que les pouces restent calés de part et d’autre de la rotule.

  • Refaites ce mouvement ample et profond de l’éventail 10 fois.

5 – Écartez les jumeaux

  • Même position de départ (genou à 90°, pouces de part et d’autre de la rotule, la pulpe des autres doigts sous la face arrière du genou)

  • Vous refaites le même mouvement d’éventail mais en mouvement vers le bas cette fois-ci. Il s’agit là d’écarter les deux muscles jumeaux du mollet l’un de l’autre pour aérer toute cette partie (ce qui ouvre et libère la circulation le genou vers le bas).

  • Descendez ainsi jusqu’au talon d’Achille (en se penchant en avant)

  • Refaites lentement au moins trois fois cette descente en empoignant généreusement les deux jumeaux et en appréciant le bien-être et la sensation de légèreté que cela procure.

6 – Percussion sur Zu San Li (E36)

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  • Comme indiqué sur le dessin, ce point important se situe à une traversée de main sous la rotule dans la gouttière à l’extérieur du tibia.

  • Faites des percussions avec votre poing fermé sur ce point pendant 15 secondes. Il permet de relancer la circulation dans les jambes et tonifie également l’ensemble du corps (point de tonification générale)

7Refaites l’ensemble de ces exercices pour l’autre genou.

Vous pouvez télécharger cette fiche en PDF : ici

Conseils pour l’été, acmé du Yang

Date 18 juin 2018

L’été une saison de repos ?

 

Pour y voir plus clair, observons-nous de quelle manière nous nous « reposons » durant cette saison : si l’on regarde de plus près, nos vacances sont en réalité surtout faites de voyages, de marches, de nages et d’activités touristiques, de découvertes de pays ou de régions plus ou moins éloignées. Elles se composent principalement d’activités et d’énergies de mouvements et de rencontres vers l’extérieur. Ainsi, l’été n’est donc pas véritablement consacré au repos – qui a plutôt trait à l’hiver et à ses envies de cocoon devant une cheminée par exemple – mais à toutes ces activités qui nous mettent en mouvement, qui nous pousse vers l’autre ou vers l’inconnu, en tout cas vers ce qui est extérieur à nous (d’un point de vue culturel, humain, géographique etc.), mouvement centrifuge caractéristique du yang.

Et c’est bien cette énergie yang qui nous animent durant cette saison et qui nous entraîne au rire, à festoyer, à danser, à communiquer avec les autres, que ce soit avec ses amis, sa famille ou lors des innombrables festivals culturels et musicaux qui ponctuent cette saison. Paradoxalement, c’est parce que la vie sociale se ralentit, s’estompe que nous avons la liberté de vivre et exprimer cette vitalité débordante dont il serait dommage de se priver.

 

L’été est la saison de l’élément Feu. Non pas tellement le feu de la cheminée hivernale, mais plutôt le Feu du soleil, la chaleur des après-midis estivaux. Le Feu qui éclaire et qui produit l’éclat des couleurs : celles que l’on retrouve dans les prés, les fruits des arbres et légumes des jardins mais aussi dans les parures et habits dont se parent plus manifestement les humains.

 

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Dans la tradition chinoise, l’été est également la saison de la maturité : ce que nous avons « semé en hiver », mis en mouvement au printemps arrive à maturité en été avant de rentrer dans la phase de repli de l’automne. La puissance de vie qui a émergé avec toute sa force au printemps atteint maintenant son point ultime de développement et d’épanouissement. C’est une saison de plénitude où ciel et terre forme un couple parfaitement uni.

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De l’émotion-faiblesse à l’émotion-ressource…

Date 4 octobre 2017

Présentation d’un modèle thérapeutique et d’outils pour nourrir et développer notre vie émotionnelle.

« Cesse de pleurer, t’es plus un bébé! », « Hou ! il est amoureux ! », « Tu te laisses avoir par tes émotions, fais attention », « A un tel poste, on ne montre pas ses faiblesses…», ou encore l’indispensable «arrête de te pleurer, ça ne sert à rien !». Toutes ces expressions auxquelles tout un chacun a dû faire face dès sa plus jeune enfance et jusqu’à aujourd’hui dans sa vie quotidienne sous des formes peut-être aujourd’hui plus subtiles ne refont finalement et inlassablement répéter qu’une seule chose : nos émotions constituent une faiblesse dont il faut se départir le plus rapidement possible. A défaut, nous risquons de rencontrer de grosses difficultés à réussir notre vie ou à être accepter parmi nos semblables. Se méfier de ses émotions et s’en éloigner le plus vite possible semble être donc une sorte d’axiome du bon développement humain sur une échelle allant du bébé qui pleure sans raison à l’adulte qui contrôle ses émotions et sait se prémunir d’un retour impromptus de ces dernières… En définitive, nous en sommes encore toujours à valoriser l’image fictive d’un humain débarrassé de sa vie émotionnelle tels les héros actuels des enfants et adolescents.

 

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Figures emblématiques de héros marqués par une vie émotionnelle quasi inexistante

Peut-être me direz-vous que cela est exagéré, que ce temps est dépassé, que les hommes pleurent aujourd’hui (certains diront un peu trop, quand même…)… Certes, les magazines (surtout féminins...) ne sont pas avares en articles en psychologie positive ou humaniste mettant en avant la nécessité d’exprimer ses émotions, que ce soit pour les enfants, les relations de couples se risquant même à titiller les milieux de travail… Mais êtes-vous vraiment si sûr que l’expression des émotions a réellement perdu, dans la vie réelle, cette dimension négative, voire fautive ? Voyons-nous souvent des gens pleurer dans les représentations du monde de l’entreprise ? Oui, certainement pour signaler une difficulté, une faiblesse, un problème comme dans ces images de « subalternes » qui craquent sous trop de pression. Mais rencontre-t-on de telles représentations pour ceux et celles qui occupent des rôles plus valorisés comme ceux placés plus haut dans la hiérarchie ? Et pourtant en ont-ils ou elles réellement moins envie ou besoin ?

Et pourquoi donc savoir consoler quelqu’un se résume encore souvent à lui dire d’arrêter de pleurer ? Pourquoi craint-on toujours un peu que la tristesse issue d’un décès nous entraîne subrepticement vers la dépression ? Pourquoi assimile-ton encore trop souvent les colères des enfants à un caprice qu’il faut réprimander sous peine de se « faire avoir » ou qu’ils deviennent insupportables plus tard ? Et pourquoi enfin, avouons-le, sommes-nous encore tenté de cacher cette larme qui survient lors d’un film émouvant même devant son ou sa conjointe ou un-e ami-e ? Read the rest of this entry »

Fiche n°1 : Créer les conditions d’écoute de ses émotions

Date 3 octobre 2017

Écouter ses émotions est, au départ, indéniablement plus facile à dire qu’à mettre en œuvre. Dans le rythme effréné qui conduit nos vies, il y a en effet peu de moments propices pour tendre une oreille attentive à ce que l’on vit. Entre la vie professionnelle et familiale, les loisirs, les amis ou les divers engagements que l’on peut avoir, la difficulté majeure pour écouter ses émotions n’est pas une simple question de volonté. Elle renvoie bien plus à la difficulté à construire les conditions même de cette écoute.

Écouter ses émotions demande en effet de construire préalablement un espace propre à cela. Un espace pour se poser à l’image de ces moments où l’on réussit à s’asseoir pour écouter attentivement une émission de radio intéressante. Mais ici, l’émetteur n’est plus ici extérieur, mais intérieur… A l’intérieur de nous-même… C’est ce à quoi va s’attacher cette première fiche consacrée aux émotions. Il s’agit véritablement d’ouvrir dans sa vie des moments (courts, ne vous inquiétez pas !!) mais réguliers où l’on va ralentir, prendre de la distance avec les stimulations extérieures, mais peut-être aussi s’autoriser à le faire quand tout nous pousse à se consacrer à des choses censées plus importantes. Pour construire les conditions et l’espace de cette écoute, nous allons combiner trois outils faciles à mettre en œuvre lors d’un court exercice quotidien. Read the rest of this entry »

Du Shiatsu détente au Shiatsu de Soutien

Date 20 juin 2016

Le Shiatsu s’est développé à partir des années soixante-dix en France et plus globalement en occident au regard de ses qualités relaxantes. Qualités que cette technique possède indéniablement et de manière très profondes. Pour ceux et celles qui l’ont testé en séance, c’est souvent l’effet premier et immédiat que l’on ressent tant au niveau physique que mental ; un apaisement de l’esprit auquel se joint la sensation de réintégrer enfin son corps…


Le Shiatsu pour « déposer l’armure »

Cette détente nous permet bien d’autres choses que le seul état de bien-être : comme je le souligne souvent en soin, elle permet de « déposer l’armure », celle dont on s’arme pour affronter le quotidien ou les difficultés de la vie (maladie, rupture affective ou professionnelle, décès d’un proche etc.). Bien souvent, à force de s’en parer, nous faisons nôtre cette armure. Nous percevons et ressentons désormais ainsi le monde à travers son poids et la rigidité qu’elle induit parfois.

Encombrés ainsi, nous réduisons malgré nous nos capacités à produire les réponses adéquates aux situations auxquelles nous faisons face. Un peu comme un soldat blessé et fatigué, nous nous figeons parfois jusqu’à l’épuisement ou la maladie, dans la répétition des mêmes postures de combat. Le repos, la prise de recul, le déplacement de points de vue, l’écoute et l’accueil de nos émotions et la compréhension de nos besoins profonds n’ont pas leur place sur un champs de bataille. Le mental est celui qui dicte et insiste sur la nécessité de la bataille à mener. C’est donc par le corps que l’on trouve la voie pour échapper à cette logique combative et épuisante. Au-delà des symptômes pour lesquels les personnes viennent, le Shiatsu est ainsi une proposition pour sortir momentanément de ce champ de bataille et déposer enfin cette armure bien pesante.


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Armures de samouraï, issus de l’exposition « Samouraï, 1000 ans d’histoire du Japon » au Château des Ducs de Bretagne – Nantes – Été 2014


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Au printemps : un maître-mot, la tempérance

Date 19 mai 2014

(4 février – 15 avril)

Au printemps, l’énergie yang croît, l’énergie yin décroît. C’est le renouveau. Le mouvement de la nature est vigoureux, les plantes sortent de la terre, la sève monte dans les arbres, bref, la nature s’éveille. Chez l’être humain, un mouvement similaire s’opère. L’organe le plus concerné par ce mouvement est le foie, dont le printemps est précisément la saison. Elle se traduit par le besoin retrouvé de sortir, l’envie est aussi d’un grand nettoyage de printemps; c’est l’époque idéal pour se lancer dans de nouveaux projets.

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Cette montée en puissance du foie n’est cependant pas sans danger pour notre équilibre et notre santé. C’est en cette saison que de grandes fatigues apparaissent, parfois accentuées par le changement d’heure. Or, il faut avoir la force de contrôler cette énergie qui peut nous déborder. Les émotions et la pensée étant étroitement liées au fonctionnement des organes et notamment le plus sensible d’entre eux, le foie, des états dépressifs, des insomnies, des phases d’anxiété, d’irritabilité et encore de colère peuvent apparaître ou ré-apparaître à cette période.

Pour nous prévenir de ces dérèglements, le maître-mot est celui de tempérance. S’il faut bien entendu «vivre cette saison» en s’imprégnant de cette énergie , il ne faut cependant pas se laisser emporter par elle. Tempérer cette énergie du foie peut passer par des exercices de respiration et de relaxation, des promenades (plus pertinente ici que des joggings) dans la forêt ou à la campagne. Prenez le temps d’y observer et de ressentir cette nature qui s’éveille (en s’attardant devant une plante qui surgit de la terre, en admirant la couleur des cerisiers en fleurs, etc.). Sur plan un plan émotionnel, n’hésitons pas à cultiver les vertus que sont patience et la gentillesse pour faire face aux états colériques qui peuvent nous envahir en cette saison.

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La couleur vert-pomme des feuilles du printemps est la couleur associée à l’élément bois. Elle a pour particularité de nourrir le foie.

La diététique du printemps

Cette énergie du foie correspond au mouvement du bois qu’il faut savoir accompagner d’une alimentation adaptée. Ainsi, la diététique du printemps consiste à :

  • Préférez la saveur Doux à la saveur acide (pour soutenir la Rate et éviter l’excès du Foie).

  • Évitez les excès de nourriture et de boisson.

  • Favorisez les légumes verts.

  • Favorisez les viandes légères, le poulet, le poisson.

Voici une liste d’aliments bénéfiques à consommer au printemps et à l’été (tout en maintenant la règle qu’on ne qu’on ne consomme les fruits et légumes qu’au moment de leur saison) :

  • Légumes :
    Asperge, Artichaut, Aubergine, Carotte, Chou-fleur, Concombre, Courgette, Épinard, Haricot vert, Oignon, Petits pois, Pissenlit, Poivron, Radis, Salade, Tomate

  • Fruits : Abricot, Banane, Cerise, Figues, Fraises, Kiwis, Melons, Nectarines,Pastèque, Pêche, Prune

  • Céréales et légumineuses adaptées: Blé, Épeautre, Orge, Millet, Soja

  • Produits animaux adaptés: Fromages légers (plutôt chèvres et brebis), Poissons maigres, Viande très peu grasses, Volailles

Mode de préparation des aliments : le sauté court (de légumes ou de viandes), la cuisson à la vapeur ou à l’étouffée (poissons, légumes). Préférez les condiments comme l’ail, l’échalote.

L’hygiène de vie pendant le printemps consiste à préparer l’été, qui sera la phase de plus grande dépense d’énergie. Le printemps est la saison du foie qui aime les drainages, il est donc bon à cette période d’envisager une cure de désintoxication de cet organe grâce à des plantes comme le pissenlit, l’artichaut, la radis noir, le romarin, ou bien à l’aide de tisanes ou de produits prévu à cet effet que l’on trouve désormais facilement dans le commerce ou plus simplement avec du jus de citron (3 ou 4 gouttes de citron frais dans un peu d’eau le matin durant une ou deux semaines). On peut aussi penser à de courtes périodes de jeûne. Faites le nettoyage à l’intérieur comme à l’extérieur. Évitons dans tous les cas, tout ce qui peut mettre le feu aux poudres : le lait, le beurre, le fromage, les yaourts, le chocolat, l’alcool, le café.

Téléchargez ici la fiche pratique : Au printemps : un maître-mot, la tempérance

Conseils pour l’Hiver

Date 12 janvier 2014

L’hiver correspond à la fin du cycle annuel avant la renaissance du printemps. C’est le temps du repos et de l’intériorisation, qualité yin s’il y en a. Il commence début novembre après la fête des morts jusqu’à Noël (solstice d’hiver). Cette période est nommée « le grand Yin », c’est-à-dire la période la plus yin de l’année. Les jours commençant à s’allonger à partir de fin décembre, l’hiver se poursuit dans une phase plus yang jusqu’au début février où le printemps prend alors la relève.

 

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Rappel sommaire sur la logique saisonnière de l’énergétique chinoise

 

L’énergétique chinoise se base pour une grande partie sur 12 organes principaux dont il convient de prendre soin pour préserver sa santé et sa vitalité. La logique saisonnière est particulièrement importante à suivre pour cela : chaque organe (précisément couplé deux à deux) a son propre rythme annuel avec une saison où il se remplit d’énergie (plénitude saisonnière), énergie qui décline la saison suivante pour atteindre son vide saisonnier six mois plus tard et pour à nouveau se remplir et ainsi de suite. Notons que plénitude et vide énergétique ne sont pas ici pathologiques mais relèvent juste du cycle saisonnier : il est normal et bon que tel organe soit en plénitude énergétique lorsqu’il est dans sa saison et en vide six mois plus tard.

 

Pour éclairer notre propos, prenons l’exemple du Rein (associé à la Vessie) puisque sa saison est précisément l’hiver. Précisions d’abord que bien qu’anatomiquement nous ayons deux reins, l’énergétique chinoise parle du « Rein » (au singulier et avec une majuscule) pour la simple raison que « le Rein » renvoie à un ensemble de fonctions qui dépasse largement celles des rein – organes. Quoiqu’il en soit, le Rein est en plénitude énergétique en hiver, son énergie décline au printemps pour être en vide énergétique l’été. Son énergie se recharge à l’automne et atteint enfin une nouvelle plénitude l’hiver suivant.

 

« Suivre une saison », c’est autrement dit suivre cette logique annuelle et ne pas la contrarier par des pratiques alimentaires, des comportements etc. contraires aux caractéristiques de l’organe. En d’autres mots, en hiver pour renforcer le Rein, il faut développer des pratiques qui vont être conformes et bénéfiques à ses principales fonctions.

 

 

Le Rein stocke notre réserve d’énergie

 

La première fonction du Rein est de contenir notre réserve d’énergie et cela sous deux formes. Premièrement, sa forme substantielle et Yin appelée « Essence » ou « Jing inné » est fournie par nos parents au moment de la conception est en quantité limitée et est non renouvelable. Elle détermine notre constitution de départ, notre développement et notre capacité à nous reproduire. Elle peut être également comparée à la cire d’une bougie qui se consume plus ou moins vite selon nos modes de vie : la mort intervient lors de son épuisement.

 

La seconde forme apparaît sous sa forme énergétique et yang, nommé « Ki-Source » ou « Jing acquis ». Alors que l’Essence renvoie à notre appartenance à l’espèce humaine, le Ki-Source détermine notre individualité et le potentiel de notre conduite individuelle. Le Ki-source (dont on possède à la naissance une réserve d’énergie estimée par certain-e-s d’une durée de 5 ans) est quant à lui produit tout au long de la vie, par l’assimilation de l’énergie subtile de l’air inspiré et de celle des aliments et des boissons ingérés. Il vient donc compléter, entretenir et compenser le Jing inné.

 

Ajoutons que dans le quotidien, l’énergie que nous utilisons provient principalement de l’énergie de l’air et celle de la nourriture, le Ki-source utilisé quotidiennement (et en quantité infime) servant principalement de catalyseur à l’ensemble des opérations métaboliques du corps. C’est le surplus de cette production quotidienne d’énergie, s’il y en a, qui vient donc alimenter le Ki-source.

 

Ce schéma fonctionne toutefois quand nous avons un mode de vie équilibrée. En cas de mode de vie déséquilibré (alimentation erronée, mauvaise respiration, environnement pollué, vie émotionnelle perturbée, consommation de médicaments, de drogues, excès sexuels…), la quantité et la qualité de l’énergie produite au quotidien sera déficiente et notre organisme devra puiser dans cette réserve d’énergie du Rein pour faire face à nos besoins journaliers : cela épuisera ce stock de Ki-source qui réduira d’autant notre santé et notre longévité.

 

 

Le Rein, une réserve d’énergie à protéger et restaurer en hiver

 

Ainsi, le Rein contient notre réserve d’énergie et il s’agit de la restaurer en partie par une vie équilibrée et saine. Si l’on croise maintenant cette première règle avec la règle saisonnière, à savoir que le Rein se remplit d’énergie quand arrive l’hiver, nous comprenons que l’hiver est la saison où naturellement si l’on peut dire, nous faisons nos réserves énergétiques pour l’année qui vient. Ces réserves seront alimentées par le surplus d’énergie produit par un mode de vie équilibré et par une attention particulière à notre alimentation et à notre respiration. En hiver, prendre soin de soi devient un principe de haute importance à respecter.

 

 

L’hiver, sachez ralentir et se vous reposer

 

Si bien évidemment le monde extérieur nous sollicite tout autant que le reste de l’année, il est particulièrement sage d’adapter son mode de vie et suivre le rythme de la nature qui s’est endormie. Aucun processus ne peut demeurer en permanence dans l’activité et le mouvement. Le repos n’est pas l’arrêt ou la diminution de la vie : il en est un des moments le plus important, celui qui permet de se ressourcer pour pouvoir repartir avec entrain au printemps.

 

Ainsi, en cette saison, le premier des principes est de savoir ralentir sa vie sociale et ses activités pour retrouver son chez-soi (sa maison mais aussi son intérieur intime). Soyez casanier ! Plongez-vous dans la lecture, la méditation, prenez le temps de rêver devant la cheminée. Sans aucune culpabilité, couchez-vous tôt, même très tôt si vous vous sentez fatigué, notamment durant la période du grand Yin (de début novembre à Noël).

 

Protégez-vous du froid en vous couvrant largement, notamment la partie des lombaires où sont logés les reins et la vessie, les deux organes anatomiques liés à l’hiver. Faites de même au niveau des pieds et de la tête. Mais surtout, prenez soin de vos reins : vous savez désormais que c’est là que réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver pour l’année qui vient. N’hésitez donc pas à vous programmer des soirées bien au chaud avec une bouillotte sur les lombes (creux du dos).

 

 

Sur le plan alimentaire

 

Une autre manière de prendre soin du Rein est de consommer des aliments qui vont le nourrir : soja, châtaignes, porc, canard, noix de cajou, haricots azukis, crevettes, coques, huîtres, crabe.

 

Plus encore que pour d’autres saisons, mangez chaud le plus souvent possible. Consommez également sans modération toutes les sortes de haricots, de légumineuses et de céréales : pois, pois cassés, pois chiche, lentilles, riz, sarrasin, millet, quinoa, petit épeautre. De même, cuisinez les « légumes racines » chargés des qualités nutritives de l’hiver : carottes, pommes de terre, navets, oignons. Dans cette même logique de saison, plutôt que de rechercher des vitamines dans les agrumes (orange, clémentine, pamplemousse…) dont les éléments nutritionnels ne correspondent pas à la saison hivernale, mangez plutôt des pommes, des poires ainsi que des fruits secs qui ont tout autant de qualités nutritives.

 

Les fruits de mer sont également à rechercher car ils possèdent d’énormes avantages sur les plans gustatifs et nutritifs. Variés et délicieux, ils sont extrêmement riches en protéines, sels minéraux, oligo-éléments et vitamines, tout en étant très pauvres en matières grasses. Laissez-vous tenter par les crustacés, crevettes, moules, huîtres….

 

 

Étirements des méridiens du Rein et de la Vessie

 

Pour renforcer l’énergie du Rein et celle de la Vessie, faites quotidiennement un étirement de leur méridien comme il suit :

 

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).

Mouvement : Étirez les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire. Recommencez ainsi 5 ou 6 respirations.

 

Percussion sur les reins

 

Position : légèrement penché, enroulez l’index à l’intérieur du pouce (comme si vous fermiez légèrement le poing).

 

Mouvement : Faites des percussions avec la surface formée par cet enroulement index-pouce sur la zone des reins durant 1 à 2 minutes. Pour rappel, les reins ne se situent pas sur les lombaires mais au-dessus à la frontière avec les dernières côtes. Dans un second temps, vous pouvez descendre (et remonter le plus haut possible) le long de la colonne et finir cette fois-ci sur la zone des lombaires (bas du dos) et du sacrum (os plat en bas de la colonne et au-dessus des fesses).

 

 

Le tambour céleste

 

Position : Position : Le « tambour céleste » est situé à l’arrière de votre crâne ! Placez les mains sur les oreilles : avec la base de la main obturant totalement l’oreille. Les doigts sont en arrière de la tête. Il faut bien appuyer afin de bien boucher les oreilles. Les majeurs se placent naturellement au niveau de l’occiput (trou situé à la base du crâne derrière).

 

Mouvement : On pose les index sur les majeurs et d’un petit mouvement sec, on fait glisser l’index qui « claque » sur la tête. Après quelques battements de tambour, décollez les mains un peu rapidement des oreilles. Entrouvrez la bouche pour éviter une surpression désagréable.

 

Le bruit produit résonne dans la tête. Cette vibration renforce l’énergie du Rein en stimulant les oreilles, clarifie et calme l’esprit. Cela améliore parfois le sommeil ou soulage certains acouphènes. Le tambour céleste est assez efficace lors des coups de fatigue.

 

 

La méditation

 

La méditation est particulièrement conseillée l’hiver puisqu’elle tend à développer l’énergie Yin renvoyant à la fois à la saison hivernale et au Rein. Un autre article a été réalisé sur ce sujet : La méditation selon l’énergétique chinoise