Conseils pour l’automne

Date 10 septembre 2013

L’automne est une saison particulièrement importante d’un point de vue énergétique. Saison intermédiaire, elle est située entre la saison de forte activité (l’été) – le yang du yang – et la saison du repos et de l’intériorité, l’hiver de type yin. Autrement dit, une énergie de yang finissante en même temps qu’une énergie de yin naissante. Cet entre-deux induit parfois des déséquilibres et désagréments chez nombre de personnes. Quelques conseils peuvent en limiter les effets et nous aider à vivre une bonne saison automnale….

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Vers la fin du cycle
Toute comme le printemps avec qui elle partage cette caractéristique d’entre-deux, l’automne est souvent une saison difficile pour beaucoup. L’entrée vers l’hiver, les jours qui raccourcissement induisent de la nostalgie, de tristesse pouvant aller jusqu’à certaines formes déprime. Sans doute, cette nostalgie est à relier à sa position dans le cycle de l’année mais aussi celui du Tao : l’automne comme la fin qui s’approche (l’hiver ou la vieillesse) avant sa renaissance au printemps suivant. Ainsi donc, nostalgie de la vie dans sa phase active et lumineuse mais peut-être aussi regret de ce que nous n’avons pu su ou pu faire dans l’année écoulée… L’automne saison des bilans…

La préparation de l’hiver

Saison des bilans, l’automne est tout autant saison de préparation à l’hiver et de son repos bien mérité et nécessaire. Cela peut également se lire à l’aune des activités traditionnelles de la terre : Si l’on récolte les fruits des productions arrivés à maturité (récoltes diverses, vendanges, châtaignes, noix etc.), on engrange ces mêmes récoltes (le foin pour les animaux, les céréales et autres légumineuses pour les humains) pour se préparer et s’organiser à passer sereinement et confortablement l’hiver.

Au niveau énergétique, cela se traduit par le fait que l’automne est la période où le rein commence à se recharger pour l’année à venir avant d’atteindre sa plénitude énergétique en hiver. C’est la fonction du rein comme réserve d’énergie vitale. C’est donc le moment de le nourrir correctement pour qu’il puisse se recharger au mieux. On peut l’y aider de différents manières : étirements de méridiens, alimentation propice, exercices de volonté…

Une saison du lâcher-prise et la sérénité
Ranger, mettre en ordre organiser les choses et son chez soi intérieur pour se préparer à passer l’hiver en toute quiétude et savoir profiter d’une vie moins active pour se reposer et se ressourcer… Ce n’est pas un hasard si l’automne se caractérise par ce sens de l’organisation. Dans le Tao, il renvoie à l’élément métal (ou au minéral) dont on connaît l’organisation moléculaire particulièrement ordonnée et fixe.

Mais comme dans toute chose, ce sens de l’organisation propre à l’énergie automnale doit en même temps être maîtrisé sous peine d’une déséquilibre : celui de la volonté de tout contrôler (ses émotions, sa vie…), voir régenter tout son environnement. Or, à vouloir tout organiser, on se coupe de la vie en perpétuel changement. Au lieu d’en percevoir les potentiels, la vie et ses changements nous apparaissent alors menaçant et déstabilisant vis-à-vis des plans qu’on s’évertue à échafauder.

Face à cette volonté de maîtrise et d’organisation démesurées des choses, apprenons plutôt à développer le sentiment de quiétude et de lâcher-prise. Les exercices de respiration ou la méditation sont excellents pour y parvenir. Ne croyez pas qu’ils soient techniquement difficiles ou qu’ils soient réservés à ceux et celles qui ont suivit un long apprentissage. En la matière, la persévérance et la régularité sont généralement bien plus difficile à tenir que la technique elle-même. Certains de ces exercices sont décrits en bas de cet article ; d’autres le sont à d’autres endroits du site.

Les déséquilibres de l’automne

L’incapacité à accepter l’imprévu et à lâcher prise provoquent un certain nombre de déséquilibres énergétiques du poumon et du gros intestin, les deux organes liés à l’élément métal. Ces déséquilibres énergétiques se retrouve tant au niveau respiratoire qu’au niveau du transit intestinal : rhumes à répétition, pâleur, problèmes de peau, constipation et colites, épaules voûtées et refermées, respiration courte, essoufflements, soucis des choses matérielles du quotidien…

Le poumon et le gros intestin étant les organes en lien avec le monde extérieur, ces déséquilibres s’accompagnent souvent d’une sociabilité difficile et d’un caractère quelque peu casanier.

Pour les résoudre ou pour les prévenir, cherchez à stimuler ces organes par les différents moyens qui existent : exercices respiratoires, étirements des méridiens, alimentation de saveur piquante, propice au poumon. Tout cela est détaillé ci-dessous.

Conseils pratiques pour l’automne

Stimulez le poumon !

De manière générale, tout ce qui va stimuler le poumon est bénéfique en cette saison et va avoir une action positif sur les déséquilibres cités précédemment. Respirez un grand coup et vous verrez déjà le monde autrement !!!

Plus concrètement, la pratique de la piscine ou du jogging (courrez raisonnablement sans jamais être essoufflé…) sera particulièrement détendante et favorisera la prise de recul. Vous pouvez également redécouvrir votre région au travers de promenades en pleine nature (mieux qu’en ville). Il va de soi que l’arrêt du tabac (ou sa réduction ) va dans le bon sens.

Aidez le rein à se recharger pour l’hiver

En hiver, saison du repos, le corps recharge les batteries pour l’année qui vient. Cette énergie se « stocke » dans la région des reins. Il convient donc de stimuler le reins à la saison précédent l’hiver, en l’occurrence l’automne, pour être sûr de bien recharger ses batteries annuelles. Là aussi les étirements des méridiens du rein et de la vessie ainsi qu’une alimentation spécifique permettent d’y arriver naturellement.

Les étirements

Là-aussi, les étirements des méridiens correspondants seront particulièrement bénéfiques (cf plus bas). Le massage et la mobilisation de toute la partie scapulaire amèneront également un bienfait incontestable (cf : Do-in du haut du dos sur le site).

Étirements des méridiens du poumon/gros intestins

Position : Debout, les jambes écartées à la larguer des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos.
Mouvement : Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l’arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n’hésitez pas à plier les genoux pour que votre bassin puisse mieux tourner autour de vos hanches et votre tête se rapprocher du sol, ou en prendre la direction. Chacun doit respecter l’étape d’étirement où il se trouve. Laissez bien tomber la tête.
A l’inspiration, le ventre de gonfle en détente ; à l’expiration, rentrez le ventre. Le dos s’étire en détente et les bras passent peut-être un peu mieux par-dessus les épaules. Attention : ne forcez jamais et laissez toujours la posture évoluer à son rythme. Un des meilleures critères dans une posture est la notion de patience : pouvez-vous attendre sans impatience la fin des six respirations? Vous sentez-vous bien?

Étirements des méridiens du Rein/Vessie

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).
Mouvement : Etirer les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire.

Autre position : assis, pliez un genou vers l’arrière et l’autre jambe tendue sur laquelle vous travaillerez. A l’expire, descendez vers le pied de votre jambe allongée, toujours avec l’idée d’amener progressivement la poitrine sur la cuisse de cette même jambe. Maintenez l’étirement à l’inspire pour descendre un peu plus à chaque expire. Vous pouvez rester dans cette position de manière plus prolongée de façon à sentir la progression de l’étirement. Changez de jambe une fois ce premier étirement réalisé.

L’alimentation

En diététique chinoise, les aliments sont classées selon leur nature (froid, frais, neutre, tiède, chaud) et leur saveurs (amer, salé, acide, doux, piquant) ce qui permet de connaître les effets bénéfiques sur tels ou tels organes (leur tropisme dit-on). Ainsi manger par exemple des crevettes régulièrement permet de nourrir convenablement le rein. De même, le poireau de nature piquante possède une action favorable sur le poumon, etc. Sur la diététique chinoise, nous nous permettons de vous renvoyer à l’article suivant : les principes alimentaire de base selon la diététique chinoise.

Voici quelques aliments que vous pouvez consommer avec bénéfice durant cette période automnale :

  • Aliments qui stimulent le poumon : le poireau, le millet, cannelle, gingembre, ail, céleri, chou rave, oignon, radis, piment, navet etc.
  • Aliments qui stimulent le rein : les crevettes, les moules, le foie de poulet, le poireau, les châtaignes, les noix et amandes (quelques unes au petit déjeuner)

Dès maintenant et tout l’hiver :

  • Des légumineuses : pois, pois cassés, lentilles, haricots secs, pois chiche, les fèves, le haricot azuki, etc.
  • Des céréales : le blé, le riz, le millet, la quinoa (qui contient l’ensemble des 8 acides aminés, le Sarazin (en farine dans des galettes et/ou en grains)
  • Des fruits secs : des noix, des amandes

Une recette pour l’automne et/ou en cas de faiblesse des reins : Le sauté de crevettes à l’ail et au gingembre

Décortiquez les crevettes et les faire macérer dans de l’alcool de riz (à défaut dans tout autre alcool fort) pendant 10 mn. Émincer le poireau, hacher l’ail finement et effiler le gingembre. Faire revenir le mélange dans de l’huile de colza. En fin de cuisson, ajouter les crevettes, poivrez, salez.
Consommer deux à trois fois par semaine pendant un mois accompagné de riz.

La crevette renforce le yang, tonifie les reins, élimine les glaires. Le poireau fortifie le yang, tonifie les reins, fait circuler l’énergie. L’ail stimule l’énergie, favorise la circulation du sang.

Exercices respiratoires et méditatifs

L’intérêt principal des exercices respiratoires ou méditatifs est de faire descendre l’énergie dans le ventre, ce que les japonais appellent le hara. L’énergie du rein qui se situe dans cette même région s’accroît ainsi dans un même temps. Il permet de se centrer ou autrement dit de s’ancrer dans la terre. La métaphore de l’arbre est ici éclairante.


La métaphore de l’arbre

L’être humain est comme un arbre : pour qu’il s’élève, il faut que ses racines grandissent d’autant dans le sol. A défaut de cette profondeur de racines, il risque de tomber en cas de tempête (des émotions fortes, un choc affectif, une activité intellectuelle harassante) et plus généralement en cas de trop grande densité énergétique dans ses branchages (le haut du corps). L’être humain, s’il n’est pas bien ancré dans le sol, risque d’être emporté par ces mouvements. Ce n’est pas tant l’intensité de la tempête qui est importante (sur laquelle parfois on ne peut pas grand chose) que la capacité de l’arbre à y résister par la profondeur de ces propres racines. Cela signifie également que l’on ne calme pas un mental agité par le mental lui-même (en se répétant par exemple : « je me calme, je me calme… » ou bien « je vais m’endormir, je vais m’endormir…. »), mais en revenant à son corps et plus particulièrement à ce qui le rattache à la terre : sentir son bas ventre, ses pieds ancrés dans le sol, etc. C’est ce que cultive et développe cet exercice qui suit.


Exercice pour retrouver son ancrage dans la terre

 

  • Assis sur une chaise, les pieds bien posé par terre, le dos droit, les mains en dessous du nombril, les pouces formant un cercle autour de ce dernier.
  • Respirez selon ce principe : à l’inspire, gonflez le ventre en poussant vos mains vers l’avant. A l’expire, rentrez sans forcer votre ventre, en cherchant plutôt la sensation d’abandon et de lâcher-prise. En quelque sorte, laissez bien mourir votre expiration. Attendez alors deux secondes dans cet état de dissolution avant de reprendre une nouvelle inspiration.
  • Concentrez-vous petit à petit sur la sensation de chaleur qui se développe sous vos mains.
  • Savourer le plaisir de sentir cette chaleur qui s’accroît petit à petit
  • Associez-y maintenant l’un après l’autre les sentiments de sécurité, de confort et de douceur (pour vous aider, vous pouvez penser à des moments ou des lieux où vous avez ressenti ces émotions).
  • Imaginez que chaque nouveau cycle de respiration condense un peu plus ces sentiments au sein de votre ventre
  • Continuer ainsi jusqu’à former petit à petit une espèce de cocoon intérieur qui, à partir de votre ventre, inonde tout votre corps entier.
  • Rassasiez-vous alors complètement de ces émotions positives, un peu comme si votre être s’y baignait totalement.
  • Une fois rempli de ces émotions et du plaisir qu’elles vous procurent, cherchez à vous souvenir de ce moment pour pouvoir vous en rappeler et vous y reconnecter en cas de besoin (situations difficiles, émotions fortes, éparpillements, fatigue….)

 

Pour un autre point de vue sur cette saison, voici deux articles de la version web de la revue Psychologies auxquels nous avons participé :

Conserver les bienfaits de l’automne

Cultiver les plaisirs de l’automne

Bonne saison à vous !!

Alimentation et humidité

Date 12 août 2013

Évoquer l’humidité pour aborder des désordres de santé peut paraître un peu curieux pour nous occidentaux. Pourtant, elle intervient dans nombre de pathologies quotidiennes plus ou moins bénins. Sa fréquence et sa récurrence vient du fait qu’elle provient souvent d’une alimentation erronée, chose par contre assez répandue dans nos contrées urbaines et industrielles… Ainsi donc, pour se prévenir de cette humidité, mieux vaut suivre quelques conseils alimentaires.

L’humidité d’origine externe

Dans la médecine traditionnelle chinoise (MTC), l’humidité est un des six climats (avec le vent, la chaleur de l’été, le froid, la chaleur-feu et la sécheresse) qui peuvent être à l’origine de désordres énergétiques d’origine externe. Si nous vivons dans un environnement humide (lieu d’habitation humide, pays tropical, travail dans une environnement humide ou encore si on garde des vêtements mouillés…), cette humidité – souvent mélangée à de la chaleur ou du froid – pénètre dans notre organisme lorsque notre énergie défensive censée lutter contre ce genre d’intrusion ne parvient pas à la contenir. Elle induit alors des syndromes, souvent en bas du corps, de lourdeur du corps et de la tête, des œdèmes, des sécrétions et des excrétions épaisses, des articulations douloureuses…

L’humidité d’origine interne

La présence d’humidité dans le corps peut également avoir une origine interne. Pour bien comprendre cela, il faut évoquer ici ce que la médecine traditionnelle chinoise appelle « les liquides organiques ». Il s’agit de l’ensemble des liquides contenus dans le corps à l’exception du sang. La présence d’humidité d’origine interne résulte d’un dysfonctionnement du transport et de la transformation de ces liquides organiques.

Rate et humidité

En MTC, c’est la Rate (qui correspond aux organes de la rate et du pancréas dans le sens occidental) qui a en charge cette fonction principale (le Poumon et le Rein interviennent également dans la gestion des liquides mais ici dans une moindre mesure). Lorsque la Rate est déficiente en énergie, ces liquides ne sont alors ni transformés, ni transportés correctement. Ils stagnent et s’accumulent à certains endroits du corps (généralement plutôt dans le bas du corps et dans les articulations) formant ainsi de l’humidité. Si ces symptômes ne mettent pas en danger la vie des personnes, elles sont souvent assez pénibles au quotidien. Une surcharge pondérale renvoie ainsi à de l’humidité qui sous forme de « glaires » se stocke sous la peau. Des expectorations, une toux grasse ou bien encore de l’asthme sont la conséquence d’humidité qui en stagnant dans le Poumon s’est transformé en mucosités-glaires. Les raideurs et les gonflements articulaires témoignent également de la présence d’humidité au niveau des articulations (d’où les crises de rhumatisme lorsque le temps est humide : le facteur climatique externe se rajoutant à la présence d’humidité interne). Une difficulté à uriner indique de l’humidité au niveau de la vessie.

Longs à s’installer, difficiles à s’en débarrasser

Les désordres liés à l’humidité ont de particulier le fait qu’ils s’installent sur un long terme. C’est pour cette raison qu’ils sont difficiles à traiter. Ainsi, dans ce cas comme dans bien d’autres, la meilleure stratégie est la prévention : éviter que l’humidité s’installe plutôt que d’attendre qu’elle soit bien présente pour chercher à s’en défaire. Selon la médecine chinoise, le meilleur moyen de rester en bonne santé est de maintenir la qualité énergétique des organes et donc des fonctions qui leur incombent. Si on applique ce principe sur la question de l’humidité, cela veut dire qu’il faut préserver la qualité énergétique de la Rate qui transforme et transporte les liquides organiques. Or, ce qui affecte le plus la qualité énergétique de la Rate, c’est qualité de l’alimentation. Si une alimentation correcte garantit un bon fonctionnement de la Rate, une alimentation erronée l’affaiblit notablement et cela de manière assez rapide.

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Rate et alimentation

Quelle relation y a t-il entre la Rate et l’alimentation? La Rate ne transforme et ne transporte pas seulement les liquides organiques mais également tout ce que nous mangeons. Elle est, avec l’estomac, responsable de la digestion. En effet, pour la MTC, l’énergie de la rate est ce qui constitue au niveau digestif ce que l’on appelle le « feu digestif » : elle doit fournir l’énergie pour « cuire » le bol alimentaire contenu dans l’estomac. Si on a un vide d’énergie au niveau de la rate, le feu digestif sera faible et la digestion difficile. Ainsi, plus nous apportons des aliments qui demandent une « cuisson digestive » importante, c’est-à-dire de l’énergie à la Rate, plus celle-ci risque de s’épuiser. Mieux vaut donc suivre quelques règles simples qui lui éviteront de s’épuiser.


Manger cuit plutôt que cru

Une manière d’éviter de fatiguer sa Rate est de prendre l’habitude de manger cuit au maximum. Puisque la digestion en médecine chinoise est comprise comme une cuisson du bol alimentaire, plus vous cuirez les aliments avant de les ingérer, moins votre Rate aura à le faire et donc à fournir de l’énergie. De plus, la plupart des aliments crus que l’on mange, hormis les fruits, sont des crudités qui possèdent un fort taux d’humidité. Or, il n’est pas difficile de comprendre l’effet de l’humidité sur la digestion quand on la considère comme une cuisson (c’est un peu comme allumer un feu avec du bois humide) : elle demande beaucoup l’énergie. Ainsi, les crudités doivent être évitées surtout l’hiver. En été, si vous avez un feu digestif correct, vous pouvez en consommer davantage mais toujours sans excès. Dans tous les cas, bannissez les repas exclusivement composés des salades de crudité comme plat principal sans autres apports de chaleur conséquente. Par contre, la salade (avec la vinaigrette qui la « réchauffe ») est bienvenue en accompagnement d’un plat chaud.

Manger chaud plutôt que froid

La même logique que dans le point précédent prévaut ici : plus vous apportez de la chaleur à votre Rate, moins elle devra en dispenser pour digérer votre repas. Aussi, manger cuit mais également chaud le plus souvent possible. D’ailleurs, nous le savons tous-tes, un repas bien chaud facilite la digestion : il apporte de la chaleur et le plus souvent des aliments « pré-digérés » si l’on peut dire puisque cuits. Imaginez que vous mangez dans le froid une assiette de crudités, vous « sentez » tout de suite la différence avec un bon repas chaud. Bien sûr, tous les mets que vous mangez lors d’un repas ne sont pas chauds ni cuits. Il n’empêche qu’il faut que le plat principal soit chaud et que vous ressortiez de votre repas avec l’impression de chaleur dans le ventre.

Pour ce faire, ne buvez pas d’eau glacée durant un repas : elle ne rafraîchit que très moyennement. Buvez plutôt en fin de repas, et plutôt une boisson chaude (thé). De manière générale, il faut boire modérément car cela fatigue la Vessie et le Rein qui interviennent dans la gestion des liquides. De ce point de vue, il ne faut pas confondre le fait de consommer de l’eau et la présence d’humidité dans le corps : cela n’a pas de lien direct. L’humidité arrive dans le corps par le biais d’aliments humides ou humidifiant qui sont mal « digérés » et dont l’humidité stagne dans le corps et non à cause d’une consommation importante de liquides.

Manger dans le calme et à heures régulières

Le système digestif a besoin de calme et de régularité pour bien fonctionner. On peut dire que quand vous mangez, vous devez être « dans votre assiette », c’est-à-dire en étant attentif et accueillant à ce que vous dégustez. Évitez les repas d’affaires qui induisent tensions et stress. Ne dites pas non plus vos « 4 vérités » à vos amis ou conjoint-e lors des repas. Ces situations tendent l’estomac, ce qui ne favorise pas son bon fonctionnement. Conservez cette idée que le repas est un moment de détente, de plaisir et de partage.

Manger à heures régulières est aussi important : sans régularité, votre corps ne sait plus à quel moment il doit se préparer à digérer et donc à déverser ses sucs digestifs. Dans le doute, il le fera plus fréquemment que nécessaire et notamment lors que vous aurez le ventre vide. Les sucs digestifs, très acides, agaceront alors vos muqueuses digestives faute de bol alimentaire à se mettre sous la dent, si l’on peut dire. Surtout, ils ne seront plus en quantité suffisante quant celui-ci se présentera et la digestion ne pourra se faire correctement.

Trop de douceur, tue la douceur…

La saveur que la Rate apprécie est le doux. Comme tout est affaire d’équilibre, il est dit qu’un peu de douceur la stimule mais trop de douceur la lèse et l’abîme. Le sucré est considéré comme du doux concentré. Ainsi, si un petit carré de chocolat en fin de repas aide à la digestion, une alimentation trop sucrée conduit à affaiblir la Rate. De ce point de vue, le régime alimentaire occidental déborde littéralement de sucre : biscuits, boissons gazeuses, glaces et sorbets, sucrerie, confitures, viennoiseries, pâtisseries, chocolat, produits laitiers… La vigilance s’impose car le sucre est d’une saveur facile mais dont le besoin s’autoalimente telle une drogue. Ce qu’a bien compris l’industrie alimentaire qui développe nombre de produits toujours plus sucrés. Réduisez donc au maximum les aliments sucrés et notamment ceux issus de l’industrie. Il est d’ailleurs préférable de consommer du sucre non raffiné ou du miel pour sucrer certains aliments ou desserts plutôt que du sucre blanc.

Limiter au maximum les produits laitiers

De ces quelques règles découle directement celle qui concerne les produits laitiers (de vache). En plus d’être lourds à digérer, les produits laitiers concentrent en quelques sorte tous les qualités, si l’on peut dire, pour affaiblir sa Rate et son « feu digestif » : en effet, les produits laitiers se consomment en grande majorité froid puisqu’ils sortent souvent du frigo. Ce sont des produits très humides et également très sucrés comme les desserts ou les yaourts que l’on trouve dans les immenses rayons des supermarchés. Rajoutons une mention spéciale pour les glaces qui sont un concentré de tout ce que la Rate déteste : froid important, sucre et humidité.

Bien sûr, comme pour le reste, manger une glace de temps en temps ne provoque pas une catastrophe, mais manger des glaces régulièrement affaiblit assurément l’énergie de la Rate. Pour le fromage, vous pouvez consommer – modérément – celui de chèvre et de brebis, plus digeste que celui de vache. Le problème principal avec les produits laitiers, c’est leur omniprésence. On a ainsi souvent l’impression d’en consommer nettement moins qu’on ne le fait en réalité. Faites un test : sortez sur une table le contenu de votre frigo en séparant les produits laitiers des autres : le résultat est parfois surprenant.

Pour ceux et celles qui redoutent une carence de calcium (qui est dans notre société plus un argument publicitaire qu’une réalité), consommez toute sorte de choux, des brocolis, du poireau, du persil et des amandes. Vos besoins seront largement couverts.

Limiter les aliments humidifiants

Certains aliments ne sont pas humides mais consommés en grande quantité ou mélangés à d’autres aliments, ils produisent de l’humidité dans le corps. En ce sens, ils sont dits humidifiants. Il faut donc les éviter tout autant. Ce sont les corps gras, les alcools, et là aussi les plats sucrés. Ils sont redoutables lorsqu’ils sont consommés ensemble. Aussi, évitez les mélanges sucrés et acides très humidifiants notamment :

  • Apéritif avec cacahouètes et amandes (acides, alcool, sucre et gras…)
  • Fondue fromage et vin blanc (laitage et alcool)
  • Charcuterie et cornichons (gras et acides)
  • Mousse au chocolat et champagne (sucre, gras et alcool)

 

ainsi que les mélanges :

  • Fruits avec céréales, légumineuses, corps gras.
  • Produits laitiers avec céréales
  • Produits laitiers et corps gras.

 

Consommer des aliments tièdes ou neutres

Une autre manière de conserver la qualité énergétique de la Rate est de suivre la logique de la nature des aliments. La civilisation chinoise traditionnelle a développé une diététique raffinée et thérapeutique en caractérisant les aliments selon leur nature et leur saveur. Ainsi, on peut catégoriser les aliments selon qu’ils soient froids, neutres, tièdes ou chauds. On peut également les catégoriser selon qu’ils sont acides, piquants, salés, sucrés ou amers. Si l’on a une pathologie ou un désordre de type froid, il est alors bon de consommer des aliments tièdes ou chauds et d’éviter les aliments de nature froide et ainsi de suite. Les aliments de nature neutre ou tiède vont favoriser la bonne qualité énergétique de la Rate. Le doux étant la saveur de la Rate, les aliments doux favorisent sa bonne santé. Ainsi, selon cette logique, il est bon de manger des aliments neutres et/ou tièdes et doux. Consommez donc régulièrement les produits suivants : agneau, poulet, crevette, ail, gingembre, pomme de terre (vapeur ou à l’eau), oignon, riz. Assaisonner au poivre et aux piments (sans excès) qui réchauffent les plats.

Il est conseillé d’introduire très régulièrement le gingembre (frais) dans votre alimentation qui réchauffe le plat et favorise la bonne digestion. Ainsi, le mélange gingembre + ail + légumes de saison découpé en petit morceaux sautés dans de l’huile (tournesol ou olive), accompagné de riz et assaisonné avec de la sauce soja constitue à la fois un met délicieux, sain, très facile à digérer et profitable à la rate.

Voici une liste d’aliments à la fois doux, neutres et tièdes :

  • Produits animaux : boudin, porc, foie de boeuf, miel, oeuf de poule, porc, pigeon, perche, carpe, huître, moule, crevette, poulet, mouton

  • Légumes et céréales : poireau, noix, châtaigne, azuki, arachide, avoine, carotte, champignon noir, chou, fève, haricot vert, maïs, pois, fève, pomme de terre, riz, sésame, tournesol, ail, citrouille, oignon, orge, millet.

  • Condiments divers : aneth, anis étoilé, basilic, cannelle, cardamome, ciboule, coriandre, gingembre, girofle, huile de soja, muscade, persil, sucre roux, vinaigre

  • Fruits (de saison) : figue, grenade, prune, pomme, poire, raisin, abricot, cerise, fraise, jujube, litchi, noix, pêche, pistache.

 



La Rate, un organe très  » émotionnel  »

Si vous êtes stressés en permanence, si vous avez des problèmes qui n’avancent pas et qui tournent dans votre tête, si vous ruminez toute la journée, si vous n’arrivez pas à exprimez des colères, des frustrations ou si vous êtes souvent traversés par des sentiments de culpabilité, la santé de votre Rate va s’en ressentir assez fortement. Pour renforcer les effets de vos changements alimentaires, il est profitable d’être plus à l’aise avec vos émotions. Pour cela, prenez du temps pour vous, pour vous poser, pour vous balader dans la nature en marchant ou en vélo. Accepter que des choses vous traversent, vous dépassent. Ne cherchez pas à toujours tout contrôler ou organiser. Tout cela sera bénéfique pour la Rate. La pratique d’exercices de relaxation ou de méditation (qui est assimilée à une réflexion profonde qui nourrit la Rate à l’opposé de la rumination de pensée qui l’épuise) peut également s’avérer utile pour savoir prendre du recul et être plus à l’aise avec sa sphère émotionnelle.



Réinvestir votre cuisine

Par leurs côtés restrictifs, ces quelques règles peuvent décourager certains et certaines de transformer leur mode alimentaire. Cela résulte principalement du fait que l’industrie alimentaire a modifié profondément notre régime alimentaire dans une direction qui suit davantage la courbe de leurs profits que celle de notre santé. La facilité, le manque de temps, l’argument publicitaire et pour une part, le prix ont mené à des pratiques alimentaires sur lesquelles il faut revenir si nous voulons rester en bonne santé. Contrairement à ce qu’il ne paraît, ce chemin à parcourir est plus une re-découverte joyeuse qu’un pâle repli sur quelques aliments tristes. Faire la cuisine seul-e ou à plusieurs (conjoint-e, enfants, ami-e-s), partager un met cuisiné soi-même, apprendre de nouvelles recettes et les propriétés des aliments, redécouvrir la subtilité des saveurs, consommer des produits frais et de saison en faisant son marché ou par le système des Amap, connaître l’origine de ce que l’on mange et plus globalement se réapproprier son régime alimentaire est un processus extrêmement réjouissant et positif pour celui ou celle qui s’en donne un peu la peine.


Les photographies sont tirées du magnifique livre Kousmine Gourmande aux éditions Jouvence dont je ne peux que vous recommander la lecture et de suivre les recettes.


Quelques nouvelles estivales…

Date 28 juillet 2013

Vacances d’été et rentrée automnale 2013

Après une année de travail bien fourni, les vacances pointent leur nez… Le cabinet sera donc fermé à partir du 30 juillet 2013. J’aurais plaisir à vous y retrouver à partir du 29 août.

Une nouveauté à la rentrée : dès septembre, je dispenserai une formation de Shiatsu sur 3 niveaux au sein d’une nouvelle école de formation au Massage Bien-Etre traditionnel à Nantes, Shizen School . Il s’agit de 3 modules d’une semaine chacun (5 jours) dont voici le calendrier :

  • Massage Shiatsu niveau 1 : du lundi 16 septembre au vendredi 20 septembre : 9h00-12h00 / 13h00-17h00

  • Massage Shiatsu Niveau 2 : du Lundi 25 novembre au vendredi 29 novembre : 9h00-12h00 / 13h00-17h00

  • Massage Shiatsu Niveau 3 : du lundi 3 au 8 février 2014 : 9h00-12h00 / 13h00-17h00

Pour tout renseignement supplémentaire, vous pouvez contacter directement Shizen School à l’adresse suivante : contact@shizen-school.fr

Bon été et prenez soin de vous,

Laurent.

 

Petit Do-In des Reins

Date 27 novembre 2012

Comme nous l’avons vu dans différents articles sur ce site, il existe une logique saisonnière pour les principaux organes de la Médecine Chinoise Traditionnelle. Ainsi, en hiver, ce sont les Reins et le Vessie qui se remplissent d’énergie. Cette énergie décroît au printemps pour atteindre son vide (non pathologique) en été. Cette énergie remonte en automne pour atteindre son apogée à l’hiver suivant et ainsi de suite. Comme nous l’avons déjà évoqué dans l’article sur l’hiver l’hiver, prendre soin de l’énergie des Reins est particulièrement importante car c’est là que réside notre réserve d’énergie pour l’année en cours mais aussi notre « capital énergétique » que nous recevons à notre naissance.

Dans ce même article, nous avons indiqué quelques façons d’en prendre soin (se reposer, méditer, faire quotidiennement l’étirement du Rein et de la Vessie, choisir une alimentation appropriée. Une autre manière de suivre cet objectif est de faire un auto-massage (Do-In) régulier de toute la partie lombaire qui correspond à la fois à la zone anatomique des reins (le haut des lombaires) et à la zone énergétique des Reins (l’ensemble lombaires auquel on peut rajouter le sacrum).

Voici donc la description de ce Do-in des Reins inspirée d’un livre d’un des précurseurs du Do-In en France, Jean Rofidal.

 

Do-In des Reins

 

  • Les poings fermés, appuyez le coin interne du poing (l’articulation de la dernière phalange de l’index avec le métacarpien) de chaque côté de la colonne sur les muscles longs qui la soutiennent et frottez vigoureusement pour bien réchauffer les reins.

 

  • Frappez cette même partie avec les poings, poignets souples, en remontant le plus haut possible dans le dos.

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  • Avec le même coin interne du poing, exercez des rotations de chaque côté de la colonne vers les vertèbres en allant du bassin aux premières côtes flottantes.

 

  • Enchaînez en massant les extrémités des deux dernières côtes flottantes avec la pulpe des pouces. Ce sont deux points très importants des reins.

 

  • Après ce traitement, chauffez encore les reins par frottement.

 

  • Asseyez vous en seiza (voir photo), écartez les pieds de chaque côté, massez puissamment la plante des pieds et le dessous des orteils avec les poings fermés, bras tendus, en vous aidant de tout le poids du corps

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  • Dans cette position, martelez vos talons avec les poings, cela fortifie les os.

 

Petits exercices pour soulager des tensions du travail sur ordinateur

Date 30 avril 2012

Des postures de travail mal aisées

Une majorité de personnes travaillent désormais sur ordinateur toute la journée. Cela induit des tensions particulières, notamment au niveau des trapèzes, des cervicales ou encore des poignets ainsi qu’une fatigue des yeux.

Sur le long terme, cette posture peut aboutir à une série de troubles musculo-squelettiques (T.M.S.) qui provoquent de nombreux arrêts de travail et handicapent la vie de ceux et celles qui en sont touchés. Il est donc important de prendre soin dès aujourd’hui de l’ensemble de ces tensions et de chercher à les soulager.

Voici donc quelques exercices spécifiques que vous pouvez faire lors des pauses (en principe toutes les deux heures) ou en fin de journée selon vos besoins.


Exercices des mains

  • Assis, les pieds bien à plats, levez les bras à hauteur des épaules et levez-les devant vous en tendant les doigts puis repliez-les sur vos pouces et serrez les poings. Répétez l’exercice 10 fois.

  • Même position, effectuez une rotation des poignets dix fois dans le sens des aiguilles d’une montre et dix fois dans l’autre.


Exercices des bras et épaules

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  • Même position, tendez les bras devant vous les paumes en l’air et pliez les coudes pour aller toucher vos épaules du bout des doigts, puis tendez à nouveau les bras. Répétez l’exercice dix fois mais cette fois en tendant les bras latéralement.

  • Conserver la même position et le bout des doigts toujours en contact avec les épaules, effectuez des rotations à partir des articulations des épaules, 10 fois dans le sens des aiguilles d’une montre et 10 fois de l’autre sens. Le mouvement circulaire doit être le plus large possible et réunir les coudes au milieu de la poitrine


Exercices de la tête

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  • Effectuez un mouvement de la tête vers l’avant puis vers l’arrière. Répétez 10 fois.

  • Effectuez une rotation de la tête vers la droite puis vers la gauche. Répétez 10 fois.

  • Levez la tête vers la droite puis à l’opposé vers le bas à gauche. Répétez 10 fois. Faites de même de l’autre côté (haut à gauche puis bas à droite).

  • Effectuez ensuite plusieurs circonvolutions complètes de la tête dans les deux sens.


Exercices des yeux 

Refaites les mouvements de la tête mais cette fois avec les yeux (vers le haut et le bas, à droite et gauche, en haut à droite et en bas à gauche, en haut à gauche et bas à droite pour finir par 10 circonvolutions des yeux dans un sens puis dans l’autre).

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Exercices de respiration

Assis, les mains sur votre ventre en-dessous du nombril, faites 30 respirations en repoussant vos mains à l’inspire et en laissant rentrer doucement votre ventre à l’expire.



Télécharger ici (version PDF) l’article : « Petits exercices pour soulager des tensions du travail sur ordinateur ».



Conseils pour l’hiver

Date 1 février 2011

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L’hiver correspond à la fin du cycle annuel avant la renaissance du printemps. C’est le temps du repos et de l’intériorisation, le « yin du yin ». Si bien évidemment, le monde extérieur nous sollicite tout autant que le reste de l’année, il est pourtant sage de ralentir son mode de vie et de chercher à suivre le rythme de la nature qui s’est endormie. Aucun processus ne peut demeurer en permanence dans l’activité et le mouvement : le repos n’est pas l’arrêt ou la diminution de la vie : il en est un des moments le plus important, celui qui permet de se ressourcer pour pouvoir repartir avec entrain au printemps.

 

En cette saison, sachez donc ralentir votre vie sociale pour retrouver son chez-soi (sa maison mais aussi son intérieur intime). Plongez-vous dans la lecture, la méditation, la rêverie devant la cheminée. Sans aucune culpabilité, couchez-vous tôt, même très tôt si vous vous sentez fatigué.

 

Protégez-vous du froid en vous couvrant largement, notamment la partie des lombaires où résident les reins et la vessie, les deux organes liés à l’hiver. Faites de même au niveau des pieds et de la tête. Mais surtout, prenez soin de vos reins : c’est là que réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver pour l’année qui vient. N’hésitez donc pas à vous programmer des soirées bien au chaud avec une bouillotte sur les lombes (creux du dos).

 

Sur le plan alimentaire

Une autre manière complémentaire de prendre soin du Reins est de consommer des aliments qui vont le nourrir : soja, châtaignes, porc, canard, noix de cajou, haricots azukis, crevettes, coques, huîtres, crabes…

 

Plus que lors d’autres saisons, mangez chaud le plus souvent possible. Également, consommer sans modération toutes les sortes de haricots, de légumineuses et de céréales : pois, pois cassés, pois chiche, lentilles, riz, sarrasin millet, quinoa.

 

De même, cuisinez les « légumes racines » chargés des qualités nutritives de l’hiver : carottes, pommes de terre, navets, oignons. Dans cette même logique de saison, plutôt que de rechercher des vitamines dans les agrumes (orange, clémentine, pamplemousse…) dont les éléments nutritionnels ne correspondent pas à la saison hivernale, manger plutôt des pommes, des poires ainsi que des fruits secs qui ont tout autant de grandes qualités nutritives.

 

Etirements des méridiens

Pour renforcer votre énergie des reins et de la vessie, faites quotidiennement un étirement de leur méridien comme il suit :

Position : Assis, les jambes tendues et les pieds joints, placer les mains près des fesses et se soulever, bras tendus, redescendre en se plaçant bien en appui sur les ischions (os des fesses).

Mouvement : Étirer les bras vers le bas, puis pencher le buste sur l’avant avec l’idée de poser la poitrine sur les cuisses. Suivez le principe d’étirement du souffle à l’expiration pour amener progressivement le ventre vers l’avant des cuisses. Tenez la position à l’inspire pour progresser lors de l’expire. Recommencez ainsi 5 ou 6 respirations.

 

La méditation selon l’énergétique chinoise

Date 4 novembre 2010

Intérêt de la méditation

Dans nos sociétés occidentales, la méditation est souvent mal connue ou reliée de manière péjorative à une pratique étrangère à notre culture (boudhisme, Zen etc.). Dans une version plus « moderne », on la retrouve de plus en plus réduit à un simple cliché publicitaire (« être Zen ») pour des banques ou tout autre entreprise n’ayant que bien peu de lien avec son contenu d’origine.
Pourtant, la pratique quotidienne de la méditation apporte de nombreux bienfaits et est source d’un équilibre tant sur le plan physique, émotionnel ou psychique. Dans cet article, nous aborderons la pratique de la méditation selon l’approche de l’énergétique chinoise. La richesse (notamment spirituelle) et la multiplicité de cette pratique ne seront donc pas développées ici.



La méditation d’un point de vue énergétique

L’approche énergétique de la méditation permet de comprendre son intérêt et ses bienfaits. Selon le Tao, la santé et l’harmonie viennent de l’équilibre entre l’énergie Yang et l’énergie Yin. L’énergie Yang renvoie à une énergie active. Énergie du mouvement et tournée vers l’extérieur, c’est elle que nous favorisons et utilisons dans la journée lors de nos activités diverses (travail, sociabilité, famille…). C’est également elle qui est stimulée lors de toute activité mentale. Elle s’accumule dans le haut du corps et crée des tensions musculaires ou nerveuses lorsque nous « forçons » un peu trop. Selon la théorie des 5 éléments elle se réfère au Feu et au Cœur, organe Yang par excellence.

A l’inverse, l’énergie Yin est l’énergie du repos et de détente. Énergie tournée vers l’intérieur, c’est elle qui nous utilisons pour nous endormir et nous reposer la nuit tombée. Située plutôt dans le bas du corps, c’est l’énergie que nous nourrissons au travers de nos sensations corporelles, s’opposant en cela à l’activité mentale et à l’intellect. Elle se réfère, quant à elle, à l’énergie du Rein, organe Yin par excellence.



Une société occidentale très yang

Il ne faut guère réfléchir longtemps pour savoir quel type d’énergie favorise jusqu’à l’outrance la culture occidentale et urbaine dans laquelle nous vivons : la valorisation de la vitesse et du mouvement, de l’intellect et des activités économiques et sociales vont en effet toute dans le même sens, celle de l’énergie Yang.

La plupart des patient-e-s et des désordres énergétiques que je rencontre lors des soins de Shiatsu sont directement liés à ce sur-investissement de l’énergie Yang. Les problèmes de tensions musculaires, de problèmes de sommeil, de dos, la difficulté à se poser et à lâcher-prise renvoient en effet tous à ce phénomène. Être en mouvement, actif, avoir une activité intellectuelle, ressentir des émotions ou même avoir des périodes ponctuelles de stress n’est bien entendu pas problématique en soi. Ce qui l’est en revanche, c’est d’être constamment dans cette énergie et provoquer un déséquilibre permanent entre cette énergie et l’énergie Yin.

Ainsi, ce qui pose problème en réalité, c’est moins le fait d’être en permanence dans l’énergie Yang que de n’être jamais ou rarement dans l’énergie Yin. Dans cette situation, l’énergie Yang est en quelque sorte sur-nourrie alors que l’énergie Yin est elle délaissée et s’appauvrit, rompant ou accélérant le déséquilibre entre ces deux types d’énergie. Pour comprendre cela, il faut se référer à une des règles de l’énergétique régissant ces deux énergies : la règle du contrôle mutuel : le Yin contrôle le Yang et inversement. Si l’un trop faible, il ne va plus être en mesure de contrôler l’autre qui va devenir dominant et provoquer des désordres énergétiques s’exprimant par divers symptômes plus ou moins importants. L’insomnie en est assurément un des plus fréquents.



L’exemple des insomnies

Pour bien comprendre ce processus, prenons donc l’exemple de l’insomnie. L’énergie Yang domine la journée alors que la nuit l’énergie Yin domine et se ressource durant la nuit. Si l’on est démesurément dans l’énergie Yang dans la journée (travail intellectuel harassant, stress, sur-activité et émotions mal gérées), nous sur-stimulons l’énergie de mouvement Yang sans nourrir l’énergie de détente et de repos Yin. Le soir venu, le risque est de ne pas réussir à nous installer dans une énergie Yin, faute d’avoir été suffisamment nourrie. Ou bien, si l’on s’endort sans trop de difficultés par épuisement, le risque est de se réveiller durant la nuit, notamment vers 3-4 heures du matin (heure de plénitude du Foie, organe très yang lui-aussi), l’énergie Yin appauvrie se faisant en quelque sorte déborder par l’énergie Yang. A moyen terme, on se retrouve dans une situation dite de « faux-Yang » : le vide de Yin, épuisée, ne contrôle plus le Yang hyperactif qui s’exprime de manière inopportune en pleine nuit. C’est précisément cette situation que l’on retrouve chez les gens qui s’étonnent de ne plus réussir à se reposer tout en étant littéralement épuisés.



Et la méditation là-dedans ?

Dans cette situation récurrente et caractéristique de notre société hyperactive, la méditation apporte une solution réellement efficace. En effet, le propre de la méditation est de nourrir l’énergie Yin. Elle est en quelque sorte une pratique d’auto-production du Yin. La méditation permet donc de rétablir petit à petit l’équilibre entre l’énergie Yin et l’énergie Yang et de retrouver détente et santé. Voici en détail la position et le mouvement de base que l’on retrouve dans la plupart des pratiques méditatives.



Position

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Assis sur le bord d’une chaise – ou en position du lotus si vous tenez la position -, le dos droit, le sommet de la tête vers le haut comme suspendu par un fil (pour cela faites un petit double-mention en penchant très légèrement en avant tout en maintenant un étirement vers le haut). Les mains se superposent à plat en dessous du nombril, le trou formé par les deux pouces l’un sur l’autre se positionnant au niveau du nombril.



Mouvement de base

En vous concentrant sur la chaleur de vos mains, inspirez en gonflant uniquement le ventre. Si cela vous est difficile, inspirez en cherchant à repousser vers mains situées sous le nombril. A l’expire, laissez doucement rentrer votre ventre naturellement en cherchant une sensation de détente ou d’abandon. Ne cherchez pas à expirer avec efficacité ou volontarisme, mais bien plutôt avec douceur. Au bout de l’expire, patientez une ou deux secondes avant de reprendre un nouvel inspire. Cet arrêt du mouvement du ventre est très important à respecter pour l’efficacité de la méditation



L’image de la vague

Pour rendre cet exercice plus efficace, vous pouvez l’agrémenter d’une visualisation, celle du mouvement de flux et de reflux de la vague arrivant sur le sable.

A l’inspire, imaginez que votre ventre se gonfle telle la vague qui monte jusqu’à éclater. A l’expire, la vague s’étiole sur le sable comme si elle venait y mourir ou s’y abandonner. Pendant une ou deux secondes, elle semble même sans mouvement avant de repartir vers un nouveau mouvement de flux. Faites de même avant de reprendre une nouvelle inspiration. Continuez ainsi en harmonisant peu à peu votre respiration à ce mouvement de la vague.



Rester la conscience dans votre ventre

Même si, durant cet exercice, vous cherchez à bien rester dans votre ventre en y ressentant la chaleur de vos mains, vous mental va résister au lâcher-prise. Vous allez vous apercevoir de temps en temps que vous avez quitté la sensation de vos mains et que vous pensez à nouveau aux milles choses qui remplissent votre vie. Peu importe, ne nous énervez pas de cela, tout ceci est normal. Revenez plutôt tranquillement à la sensation de vos mains et considérez ces pensées comme des nuages dans le ciel que le vent emporte aussi vite qu’ils sont arrivées.
Peu à peu, au fil des jours, vous réussirez à demeurer dans votre ventre de plus en plus longtemps. Vous pouvez également sourire (physiquement) en développant des sentiments de bienveillance et douceur envers vous-mêmes durant tout l’exercice. Cela vous aidera grandement dans votre pratique.



Quelques éléments d’explication

Cet exercice de base mêlant respiration ventrale et concentration sur une sensation (chaleur des mains sur le ventre) va vous permettre de vous centrer en faisant descendre l’énergie dans le ventre où réside et se produit l’énergie Yin.

La respiration ventrale garantie une bonne circulation d’énergie dans l’ensemble du corps notamment en détendant le haut du corps où s’accumule généralement l’énergie Yang sous forme de tensions musculaires ou nerveuses. En vous concentrant sur la chaleur de vos mains, vous redoublez cet effet en amenant l’énergie dans votre ventre en y mettant votre conscience suivant en cela une autre grande règle de l’énergétique : « l’énergie suit la conscience ». Autrement dit, si je me concentre sur mon genou, il va y avoir un afflux énergétique sur cet endroit du corps. Ainsi, si je me concentre sur la chaleur de mes mains posées sur mon ventre, l’énergie va s’y diriger, notamment celle en surplus au niveau du haut du corps. La conjonction de ces deux principes dans la pratique de la méditation telle décrite plus haute est au principe de son efficacité.

Si l’on reprend la terminologie fondamentale du Yin (énergie de repos et de détente) et du yang (énergie de mouvement et de tension), cet exercice va renforcer l’énergie de votre ventre – zone Yin par excellence, au détriment de l’énergie yang, source de tensions et dont nous débordons le plus souvent. La restauration de l’équilibre entre le yin et le yang par cet exercice permet ainsi le lâcher-prise, le repos et plus généralement un bon fonctionnement de l’organisme tant sur le plan physique, psychique qu’émotionnel.



Quand pratiquer?

Le plus important est d’avoir une pratique régulière, même courte. Essayez de trouver le moment le plus propice pour vous. Le matin, avant que tout s’agite peut être le meilleur moment pour vous. C’est le plus souvent en fin d’après-midi en rentrant du travail, consacrant ainsi la coupure entre l’activité (yang, le mouvement) et les moments plus tranquilles (yin, le repos). Cela peut être encore juste avant de se coucher pour profiter au mieux du repos de la nuit. Mais on peut également le faire plusieurs fois par jours dès que possible ou dès que l’on en ressent le besoin (transport en commun, voiture, lors d’une réunion ennuyeuse, d’une pause, d’une insomnie, ou encore suite à un énervement, etc.).



Durée de l’exercice

Faites cet exercice au moins pendant dix minutes chaque jour la première semaine. Vous pourrez l’allonger aussi longtemps que souhaité par la suite pour arriver entre 20 minutes et une demie-heure. Un conseil : mettez une alarme ou un réveil pour ne pas vous soucier de la gestion du temps pendant l’exercice. L’intégrer dans votre vie sur un plus long terme vous aidera à prendre soin de « votre intérieur » et à développer une connaissance de vous-mêmes.



Échapper au mythe de la performance

Une des difficultés lorsque l’on commence ce exercice est de se défaire de cette volonté de réussir ce que l’on fait. Faites cet exercice sans y mettre autre chose que le simple (mais grand) plaisir de vous sentir vous détendre et la sensation tout aussi agréable d’être juste là.



La méditation et la gestion de ses émotions

Dans cet article, nous n’avons pour l’instant que peut aborder la dimension émotionnelle, pour laquelle la méditation est particulièrement efficace et utile. Pour ce faire, nous pouvons regarder rapidement comment appréhender les émotions selon la logique énergétique et la terminologie du Yin et du Yang. Dans un article sur le Foie, nous avons vu que celui-ci est considére comme l’organe des émotions. Lorsqu’une émotion nous traverse, le Foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. Cette énergie montante va alors agiter à son tour le Coeur. Ce dernier étant la demeure du Shen (c’est-à-dire la conscience selon l’énergétique chinoise), l’agitation du coeur entraîne celle de notre conscience. C’est ce qui explique la sensation de panique ainsi que notre incapacité à réfléchir calmement dans cette situation.
En résumé, lorsqu’une émotion forte nous traverse, elle entraîne une montée de l’énergie vers le haut du corps, d’où les sensations de chaleur à la tête, l’empourprement du visage, voir parfois des maux de tête qui ainsi peuvent subvenir dans ces cas-là.


La réaction la plus commune est de chercher à empêcher la montée de cette émotion en contractant le haut du corps. Réaction instinctive mais pas très efficace puisque qu’en bloquant la circulation énergétique, on maintient, voire on accentue, la densité énergétique dans le haut du corps, source de notre difficulté à faire gérer ces émotions.

Pour un certain nombre d’entre nous, cette situation n’est pas que passagère. Face à ces montées émotionnelles récurrentes, on en vient alors, presque inconsciemment, à maintenir ce blocage en permanence comme pour prévenir l’arrivée de nouvelles émotions dérangeantes. Peu à peu, les tensions musculaires et nerveuses s’accumulent et deviennent permanentes. On se ferme alors à ses émotions perçues comme menaçantes et on réduit les échanges avec l’extérieur, lieux d’origine le plus souvent de ces émotions qui nous traversent. Le corps régule alors cette accumulation d’énergie comme il peut, le plus souvent par à-coups échappatoires comme les montées subites et inappropriées de colère ou de manière plus continue et « sournoise » par un état permanent d’anxiété ou d’agitation.


Une autre stratégie beaucoup plus efficace tant sur le corps terme que sur le long terme est de chercher à freiner la montée de ces émotions en densifiant l’énergie dans le bas du corps (énergie Yin) qui en quelque sorte va servir de contre-poids à ces montées émotionnelles. C’est ici qu’intervient la pratique de la méditation.
Comme nous l’avons vu, celle-ci tend à renforcer l’énergie Yin dans le bas du corps (le ventre). Autrement dit, en pratiquant la méditation, nous déplaçons la densité énergétique de notre corps vers le bas et freinons par là-même ces montées émotionnelles intempestives.

L’avantage de la méditation est non seulement de réduire ces montées mais peut-être d’abord d’éviter de bloquer nos émotions. Nous pouvons dès lors les aborder avec plus de sérénité. Nous pouvons les écouter, comprendre ce qu’elles nous racontent sur notre état, sur notre façon de réagir, sur notre rapport à l’extérieur. Bref, nous pouvons nous en nourrir et non plus les craindre. Réside ici la principale source de sérénité qu’il nous est donner d’atteindre…


Quelques conseils et exercices en cas de brûlures d’estomac

Date 30 mars 2010

Qu’est-ce qu’une brûlure d’estomac selon l’énergétique chinoise?


Les brûlures à l’estomac (et sous leur forme plus poussée : gastrite, ulcère) sont liées à la stagnation de la chaleur et à l’obstruction de l’énergie de l’estomac.

Cette stagnation résulte en premier lieu de l’ingestion excessive d’aliments de nature chaude ou sèche ou d’alcool qui se transforment en chaleur. L’autre raison (qui peut se coupler à la première) résulte d’accès émotionnels qui bloquent l’énergie descendante de l’estomac (vers l’intestin grêle), énergie qui se met alors à « chauffer » dans l’estomac.

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Représentation classique de l’estomac
en médecine chinoise traditionnelle


Comment améliorer cette situation?


Premièrement, il faut réduire au plus sa consommation d’aliments de nature chaude et les remplacer par des aliments qui vont au contraire rafraîchir l’estomac. En second lieu, il faut débloquer l’énergie de l’estomac par des étirements ou des pressions sur des points d’acupuncture.
Enfin, il faut limiter ses accès émotionnels en cherchant à être plus à l’aise avec ses émotions. C’est un travail à plus long terme mais qui est souvent le cœur du problème.
C’est la convergence de ces différents éléments qui permettront une amélioration à la fois efficace et sur le long terme de l’état de votre estomac et de ses douleurs.


I – Conseils alimentaires


Pour éviter de chauffer l’estomac, voici une liste d’aliments à éviter, à limiter ou au contraire à consommer régulièrement.

  • Nourriture à supprimer : Alcools forts, piments, poivre, gingembre, café, jus d’orange à jeun le matin,

  • Aliments à limiter : Aliments gras, charcuterie (surtout le soir), friture, viande rouge, vin blanc,

  • Nourriture qui rafraîchit l’Estomac : Aubergine, banane, carotte, chou, citrouille, fenouil, figue, épinard, haricot mungo, litchi, miel, mandarine, melon, millet, orge, poireau, poire, pomme, pomme de terre, réglisse, thé vert,

  • Ambiance et rythme des repas : L’estomac a besoin de calme pour bien digérer. Même si nous mangeons les meilleurs aliments, il faut éviter de les manger à la course, dans une atmosphère bruyante, désagréable ou tendue; de parler d’affaires ou de problèmes pendant les repas ou encore de lire ou de regarder la télévision en mangeant. Manger dans le calme, de manière détendue, assis autour d’une table et à heures régulières.


II – Débloquer l’énergie de l’estomac


a – Étirement des méridiens de la Rate et de l’Estomac.

Le méridien de l’estomac nourrit en énergie l’estomac. Étirer ce méridien harmonise la circulation de cette énergie et aide ainsi au déblocage de ce dernier.

Position : En position assise sur les pieds (pieds sous les fesses), posez les mains derrière en appui, la tête penchée vers l’arrière dans la ligne du buste.

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Mouvement : Le mouvement se fait à l’expire. Inspirez puis à l’expire, soulevez le bassin de façon à faire un petit arc de cercle avec son corps. Maintenez la tête bien vers l’arrière dans la ligne de la courbure. On doit sentir des étirements sur le devant des cuisses et sur le buste, passage des méridiens de l’estomac et de la rate. A l’inspire, on relâche en douceur la tension sans toutefois revenir à la position initiale. Recommencez le même mouvement de levée de bassin au prochain expire. Recommencer 5 ou 6 expires au total.


b – Point à masser :

Ces différents points sont à masser tous les jours 2mn chacun des deux côtés du corps.

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  • VC12 : point situé au milieu entre la pointe du sternum et le nombril : masser ce point en appuyant assez fortement ce point lors de l’expire. Il permet de débloquer l’énergie.


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  • Rate 4: ce point situé dans une petite dépression située sur la ligne entre la malléole interne et le gros orteil (voir schéma). Il harmonise l’énergie de l’estomac et ordonne le foyer médian.

  • e36_gris1.jpg


  • 36 Estomac : Ce point situé dans un petit creux à une traversée de main en dessous de la rotule sur le bord externe du tibia. Il harmonise l’énergie de l’estomac.

  • Massage de l’estomac
    Vous pouvez également vous masser en douceur mais profondément toute la zone de l’estomac située sous l’hypocondre gauche. En cas de brûlures d’estomac, cette zone est généralement sensible.


III – Limiter ses accès émotionnels


Peut-être plus encore que l’excès de nourriture chaude, les accès émotionnels sont responsables de la présence de cette chaleur dans l’estomac. Mais comme souligné plus haut, apprendre à être à l’aise avec ses émotions ne vient pas du jour au lendemain. C’est un travail sur un temps plutôt long, mais essentiel.


La métaphore de l’arbre

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Partons d’une métaphore pour tâcher d’envisager une amélioration dans la gestion de ses émotions d’un point de vue énergétique. Imaginez que vous êtes un arbre. Un arbre avec ses racines plantée en terre, son tronc qui s’élève vers le ciel et son feuillage magnifique. En cas de vent, ce feuillage s’agite. Si l’arbre a de solides racines, une tempête, même forte, ne le mettra pas en danger. A l’inverse, si ses racines sont faibles et peu profondes, même un coup de vent relativement léger risquera de le faire plier ou l’arracher.


Imaginez maintenant que vous êtes l’arbre. Plus précisément, imaginez que le feuillage correspondent à la partie haute de votre corps (la tête ou bien encore votre cœur où est accueilli votre mental – le shen – selon la tradition chinoise). Imaginez encore que les racines renvoient à la partie inférieure de votre corps grosso modo, le ventre (ou la hara selon la tradition japonaise cette-fois-ci). La tempête, elle, représente vos émotions : lorsqu’elles vous traversent, elles agitent le feuillage. Si vous n’avez pas de solides racines, elles risquent de vous emporter. Même un petit coup de vent devient menaçant pour vous. Vous cherchez alors à éviter tous les coups de vent, à prévenir toutes les situations où vous risquez un courant d’air…


Concrètement, vous réprimez ou bloquez alors vos émotions. C’est dommage, les émotions sont ce par quoi on se sent vivant-e et au travers desquelles on perçoit et apprend toute la richesse et la variété de la vie et du monde qui nous entoure. Et d’autant plus dommage qu’une émotion refoulée finira toujours par s’exprimer d’une manière ou d’une autre (nervosité, anxiété, troubles du sommeil, digestifs etc.)


Développer ses racines

Vous l’aurez compris, cette métaphore de l’arbre nous donne la direction à suivre pour mieux gérer nos émotions : armé de profondes racines, l’arbre affrontera relativement sereinement les tempêtes. De même pour nous autres humains, bien arrimés à la terre par ces racines profondes, nous pouvons aborder et vivre des émotions même fortes sans trop les redouter.

Mais que veut dire « avoir des racines profondes » d’un point de vue énergétique? Les racines de l’arbre correspondent au niveau humain à la partie en dessous du nombril, le hara que les japonnais considère comme le centre vital. Développer ses racines signifie simplement posséder une quantité importante d’énergie dans cette partie du corps. Plus l’énergie se concentre dans le bas du corps, plus nous nous sentons rattachés à la terre. C’est ce qu’on appelle être centré-e ou être ancré-e (à la terre).

C’est là que réside toute la stratégie pour gérer convenablement ses émotions : développer et cultiver l’énergie dans le bas de son corps pour éviter que ses émotions ne secouent trop le « feuillage ». Non pas les rejeter ou les contrôler mais être en capacité, par cet ancrage, de les vivre pleinement sans en être effrayé-e ou dépassé-e.


Voici donc deux exercices qui vont vont permettre de densifier l’énergie dans votre ventre et d’accueillir plus sereinement vos émotions. Le premier d’entre eux, très simple, est un exercice qui va vous permettre de vous poser et de vous centrer dans votre ventre. Le second le prolonge et l’intensifie par une visualisation faite de douceur et de sérénité.


a – Exercice de relaxation et pour se centrer

Position : assis sur une chaise, le dos et la tête droite, les épaules étendues, vous posez vos mains l’une sur l’autre juste en dessous du nombril.

Mouvement : à l’inspire, vous gonflez le ventre en repoussant vos mains. A l’expire, cherchez à rentrer le bas de l’abdomen en ramenant le nombril en arrière vers le dos. Laissez mourir l’expiration. Faites ainsi 30 respirations en gardant votre attention sur les mouvement de vos mains sur votre ventre (ou sur la sensation de chaleur qu’il s’en dégage).

Au début, votre esprit cherchera à s’évader et à penser à toute autre chose. C’est le mouvement propre au mental de partir dans tous les sens et de résister à la concentration. Lorsque vous vous en apercevez, revenez dans votre ventre sans porter de jugement sur ce vagabondage ponctuel. Reprenez le comptage là ou vous en étiez.

Le fait de vous concentrer sur vos mains pour pouvoir compter votre respiration fait descendre l’énergie dans votre ventre. Cela va vous permettre de vous centrer et de ralentir votre mental. Plus à l’écoute de vous-mêmes (et moins de vos pensées), vous serez plus à même de sentir ce que vous ressentez et d’être attenti-f-ve à vos émotions.


b – Exercice secondaire

Refaites ce même exercice. Au bout des 30 respirations, continuez à respirer de la même manière en fermant les yeux. Imaginez alors que vous construisez dans votre ventre, juste derrière vos mains, un espace particulièrement doux, confortable que vous remplissez de douceur et de sécurité. Comme un nid douillet que vous consolidez peu à peu à chaque respiration. Une fois bien établi, imaginez que vous venez vous poser délicatement dans cet endroit. Détendez-vous plus encore à son contact. Laissez-vous aller à ce bien-être rassurant, sans aucune restriction ni retenue. Avec douceur et bienveillance envers vous-mêmes, soyez alors attentif à ce que vous ressentez dans votre ventre (et non plus dans votre tête).

N’attendez ni ne projetez rien dans cet exercice. Soyez ouvert-e et disponible, les choses arriveront d’elles-mêmes. Savourez simplement mais  pleinement la douceur que vous avez installée dans votre ventre.


Au bout de quelques minutes, vous pouvez rouvrir les yeux en cherchant à conserver la conscience de cette douceur dans votre ventre.



Vous pouvez télécharger ici la fiche pratique Quelques conseils et exercices en cas de brûlures d’estomac que vous pouvez imprimer en recto/verso.


Le Foie en médecine chinoise traditionnelle

Date 16 mars 2009

Voici un texte sur les principales fonctions et dysfonctionnements liés au foie.

Celui-ci se trouve à droite sous le diaphragme à et l’intérieur de la cage thoracique. C’est un organe yin (interne et vital) mais sa fonction est yang car l’énergie du foie est très actif et résolu, tendant à disperser l’énergie.
Le Foie exerce deux grandes fonctions : réguler la circulation de l’énergie et drainer et mettre le sang en réserve. Il a également des liens avec les tendons, les yeux, les ongles ainsi que l’activité des rêves.

Le foie assure la libre circulation du Qi

Nous avons vu dans un article précédent sur le printemps que le foie a trait à la saison printanière. C’est une bonne manière d’aborder cette fonction la plus importante du foie. Au printemps, la nature explose de toute part. Elle le fait dans tous les sens, de tous les côtés. En cette saison, rien ne peut arrêter cette puissance de vie qui se réveille et se remet à circuler avec vigueur dans toute chose vivante (animaux, plantes comme êtres humains…).

Au niveau énergétique, le foie fonctionne de manière similaire à l’intérieur du corps : il assure au Qi une circulation sans obstacle dans tout le corps, dans tous les viscères et dans toutes les directions. Le sens normal de circulation du Qi du Foie est d’aller vers le haut et vers l’extérieur, dans toutes les directions. Cette fonction première du foie dont le terme chinois désignant cette fonction signifie « couler » et « libérer », permet ainsi de nourrir en énergie toutes les partie du corps. C’est ce qui explique l’importance de cette fonction, car elle concerne toutes les parties du corps et tous les viscères. On dit que le foie organise toutes les grandes fonctions du corps par sa capacité à faire circuler partout le QI.

Le Foie est souvent comparé à un Général de l’armée, car c’est donc à lui que l’on doit l’organisation générale de toutes les fonctions du corps dans la mesure où il assure au Qi une circulation libre et correctement orientée. C’est ainsi que l’on dit que le Foie est la source du courage et de l’esprit de décision, si toutefois il est en bonne santé. « Le Foie est comme le général d’une armée car c’est lui qui décide de la stratégie« .


Principaux déséquilibres énergétiques liés à cette fonction : l’émotionnel et le digestif.

Toute médaille ayant sa facette, cette fonction est à l’origine de nombreux déséquilibres. Le foie fait « couler », et « libère » le Qi dit-on. Nombre de déséquilibres interviennent lorsque cette fonction est empêchée : l’énergie est alors stoppée et s’accumule littéralement dans le foie. On parle alors de surpression du foie qui se traduit souvent par des sensations de tensions internes et d’anxiété permanente. Cette tension se libère parfois partiellement par à-coups, telle la vapeur d’une cocotte-minute, par montée brusque d’énergie le plus souvent vers le haut du corps. Elle provoque alors des perturbations émotionnelles. Elle peut également se diriger vers l’estomac et la rate, mettant à mal le processus de digestion ( mauvaise digestion, selles molles, ballonnements, remontée acides….).


Le foie, organe émotionnel

L’énergie du foie est par excellente une énergie montante : visualisez quelqu’un en colère, émotion liée au foie : on l’imagine plus facilement sautillante ou bondissante que « plombée ». C’est le même processus qui se passe lorsqu’une personne rougit face à une situation inconfortable ou difficile. Dans un tel cas, au lieu de faire circuler harmonieusement l’énergie dans le corps, le foie s’agite puis se bloque (plus ou moins selon l’intensité de l’émotion). Un peu comme un cocotte-minute, il rejette le trop plein d’énergie vers la tête. C’est ce qui explique cette sensation de chaleur et d’empourprement du visage. C’est ainsi que le foie est considéré comme l’organe des émotions. Dès qu’une émotion nous traverse, le foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. On comprend alors toute l’importance d’une bonne gestion de ses émotions pour rester en bonne santé qui garantit cette libre circulation du qi du foie.

Nous le verrons plus bas, c’est à partir de ce principe que l’on peut combattre une trop grande une trop grande émotivité ou mieux gérer ses émotions : au travers de techniques qui vont chercher à freiner la montée de l’énergie vers le haut de la tête.

L’énergie du foie est également une énergie qui va vers l’extérieur : on dit qu’elle est expansive. C’est elle qui nous pousse à créer des liens avec notre environnement et nos semblables. Ainsi, l’énergie du foie a lien avec l’affirmation de l’individualité de la personne, l’affirmation de son point de vue face au monde. D’une manière plus large, elle comprend également la capacité créatrice. Les personnes créatrices ont généralement un foie particulièrement actif – et parfois les déséquilibres qui vont avec…

L’expansivité de l’énergie du foie supporte mal la contrainte. Ainsi, si cette expansivité est contrariée, l’énergie du foie va être affectée et la fonction de bonne circulation du Qi va en être altérée, générant de puissants déséquilibres. C’est notamment le cas dans la vie sociale qu’elle soit familiale ou professionnelle lorsque l’individualité de la personne est niée par des situations d’irrespect, dévalorisantes ou humiliantes, ou encore par des processus de double-contrainte.

Faute de pouvoir s’exprimer vers l’extérieur, l’énergie se retourne contre la personne elle-même et se stocke dans le foie et se transforme alors en colère rentrée, en culpabilité, en ressentiment ou encore en frustration. A un niveau élevé, elle peut également mener à des phases dépressives. Le plus souvent, cette compression de l’énergie du foie s’exprime par des irritations soudaines, des poussées de colère, des tensions musculaires, des maux de tête, des insomnies (notamment vers 3 ou 4 heures).


L’influence du foie sur la digestion

Qui n’a pas connu une mauvaise digestion provoquée par un dîner familial ou professionnel particulièrement tendue ? En garantissant la libre circulation du Qi, le foie aide l’estomac et la rate dans leur fonction digestive. On dit qu’il « assiste la rate et l’estomac à la digestion des aliments ». Au niveau de l’estomac, il garantit la descente du bol alimentaire vers l’intestin grêle Dans le cas contraire (ici un repas tendu), le Qi du foie stagne et empêche cette descente avec, pour conséquence possibles, des éructations, des régurgitations acides, des nausées, voire des vomissements. S’il envahit la Rate, il perturbe la fonction de transformation et de transport de la nourriture, empêche la montée du Qi de la Rate et provoque des ballonnements, des selles molles. C’est pour cela que manger dans une ambiance détendue est indispensable à une bonne digestion.

Si le Foie n’assure pas sa fonction de faire circuler librement le Qi dans tout l’organisme, cela a aussi des conséquences sur l’écoulement de la bile. Cette dernière peut se trouver bloquée avec des difficulté à digérer les graisses, un goût amer dans la bouche, des éructations et même dans les cas les plus prolongés, une jaunisse. Les personnes dites « bileuses » correspondent précisément à ce cas. Rajoutons ici que les déchets filtrés par le foie sont éliminés dans la bile. Une bonne production et un écoulement régulier de bile sont donc non seulement garants de bonnes digestions, mais aussi d’une bonne détoxication.

Le foie stocke et draine le sang

Cette seconde grande fonction du foie intervient sous de multiples facettes. Pour comprendre cette fonction, il faut imaginer le foie comme une grosse éponge qui va soit gonfler pour stocker le sang soit s’essorer, si l’on peut dire, pour distribuer au corps tout entier le sang dont il a besoin. En d’autres mot, le foie régularise le volume du sang dans le corps.

Ainsi, lorsque l’on se met en mouvement, par exemple courir, le foie, en se resserrant, va envoyer dans les vaisseaux une quantité plus grande de sang qui va nourrir et humidifier correctement tous les tissus qui sont mis au travail par cette activité, en l’occurrence, ici les muscles et les tendons. A l’inverse, lorsqu’on se repose, le sang « réintègre » le foie . C’est notamment le cas la nuit où le foie se gonfle de sang.

On comprend ainsi facilement l’importance d’un foie en bonne santé : il permet au corps d’être nourrit selon ses besoins, selon le niveau d’activité. On dit ainsi que le foie assure la santé des muscles et des tendons. Si cette fonction de régularisation est altérée, le sang est insuffisant, la fonction de nutrition ne s’effectue ni au bon endroit, ni au bon moment, et la personne est facilement fatiguée, notamment lors d’efforts physiques. Des crampes peuvent subvenir sur le moment, des courbatures persistantes les jours suivants etc.

De manière générale, les tissus mal alimentés par ce vide de sang du foie deviennent plus faibles et donc moins résistants aux attaques externes. On pense notamment ici à la peau, première barrière contre les attaques pathogènes externes.


Le foie draine le sang

Après avoir vu le foie comme une grosse éponge, voyons-le comme une grille extrêmement fine qui va drainer le sang juste avant qu’il aille alimenter le coeur et le cerveau (d’où l’importance du sang à être le plus propre possible). Ainsi, au niveau du foie va s’accumuler toute une partie des déchets produits et présents dans le corps (notamment les substances toxiques et celles liées à la prise de médicaments). Cette « grille » peut se boucher si les déchets sont trop importants laissant passer des déchets qui peu à peu vont aller encrasser et polluer tout le corps. Pour prévenir cela, il faut régulièrement nettoyer cette grille. C’est ce que l’on appelle « drainer le foie » qui va « détoxiquer » le corps. Le début du printemps où le foie s’éveille est la période la plus propice pour mener à bien ce drainage du foie. De multiples produits (mélanges de plantes, le plus souvent) sont vendus dans le commerce à cet effet. Si vous désirez le nom d’un produit qui fonctionne bien dans le choix important existant des draineurs, contactez-moi. De manière générale, sur ce sujet de la désintoxication, vous pouvez vous reporter au livre de Christophe Vasey, Manuel de détoxication, Santé et vitalité par l’élimination des toxines.


Foie et menstruations

Cette fonction du foie de stocker le sang intervient directement sur les menstruations. En cas de stockage normal du foie, les règles seront correctes. A l’inverse, un sang du Foie insuffisant provoque une aménorrhée alors qu’un sang du foie trop important produit des règles hémorragiques. Nous avons plus haut que le blocage du Qi du foie provoque des stases de sang, c’est-à-dire un arrêt de sa circulation. Ces stases sont à l’origine des douleurs avant et pendant les règles ainsi que la présence des caillots noirs. C’est aussi la fonction de procréation qui peut être malmenée en cas de dysfonctionnement de la fonction de stockage du sang par le foie : une quantité défaillante de sang dans l’utérus ne pourra pour accueillir correctement le fœtus.

Ces deux grandes premières fonction du foie en conditionnent une série d’autres, notamment sur certaines parties du corps. Nous les passons plus rapidement en revue.

Le foie gouverne les tendons

Sous le terme de tendons, il faut entendre, dans la perspective de la médecine chinoise traditionnelle, aux tendons eux-mêmes mais aussi aux ligaments et aux nerfs. Leur santé dépendent du sang du foie qui les nourries et les humidifient. S’il y a un vide de sang du foie, les tendons sont alors enraidis et enflamés provoquant des tendinites, des contractions, des spasmes, des problèmes d’extension et de flexion, des engourdissements des membres, des crampes musculaires, des tremblements, de la tétanie ou de la faiblesse des membres.

Par exemple, si une tendinite fait généralement suite à un événement particulier (faux mouvement, effort ponctuel….), elle n’advient généralement que sur un terrain fragilisé par ce que l’on appelle un vide de sang. C’est parce que telle zone est en même temps trop sollicitée et mal nourrie par ce vide de sang (lié au foie) qu’elle « craque » et que se crée une tendinite. Soigner convenablement celle-ci ne se réduit pas à réparer le traumatisme. Faut-il encore reconsidérer et rééquilibrer ce terrain (repos, amélioration du sommeil, parfois modifications alimentaires….) pour arriver à une guérison totale. A défaut, le risque de traîner la tendinite sur plusieurs mois, voire le risque d’une rechute est important.

Le foie se manifeste dans les ongles.

Les ongles sont considérés, en médecine chinoise, comme un « dérivé » des Tendons. Tout comme ces derniers, ils sont donc à l’influence du Sang du Foie. Si le Sang du Foie est abondant, les ongles sont sains et bien humidifiés. A l’inverse, les ongles ne sont pas suffisamment nourris, ils deviennent sombres, cassants, secs et rainurés.

Le foie s’ouvre aux yeux

Le méridien du foie monte jusque dans les yeux. C’est en cela qu’il est dit que l »œil est l’organe des sens qui est associé au Foie. C’est parce que les yeux sont nourris et humidifiés par le Sang du Foie qu’ils peuvent voir. Ainsi, si le Sang du Foie est abondant, les yeux sont humidifiés correctement et la vision est bonne. En cas contraire, cela peut entraîner une vision trouble, de la myopie, des yeux secs, ou une impression de sable dans les yeux qui sont secs.

Les Rêves

Le foie est également lié aux rêves. Ainsi, lorsque l’on se souvient de ses rêves et/ou qu’on a des cauchemars, cela signifie généralement un excès d’énergie au niveau du foie.

Le Foie déteste le Vent

Les climats venteux affectent souvent le Foie. On voit ainsi que la relation entre le Foie et le « Vent »concerne non seulement le Vent Interne mais aussi le Vent Externe. Il n’est pas rare de voir des patients qui souffrent de déséquilibre du Foie se plaindre de céphalées et de raideurs de la nuque qui apparaissent après une période de temps venteux.

Le Foie est associé au coté gauche

Bien que situé du côté droit, le Foie est associé au côté gauche du corps pour plusieurs raisons. On dit que les céphalées localisées du côté gauche de la tête proviennent du Foie, et plus précisément d’un Vide de Sang du Foie, alors que les céphalées localisées du côté droit proviennent de la Vésicule Biliaire. Le côté gauche de la langue reflète plus particulièrement l’état du Foie, alors que le côté droit reflète celui de la Vésicule Biliaire.

Gérer le stress des examens par l’énergétique chinoise

Date 30 mai 2008

Qu’est-ce que le stress?


Le stress est une réaction naturelle du corps face à une modification de son environnement extérieur. En réalité, ce que l’on appelle communément « stress » renvoie plutôt à difficulté d’adaptation du corps due à une modification excessive et/ou permanente de l’environnement dans lequel il évolue. Le bruit, la ville, la pollution, la vitesse, les changements de situations affectives, familiales ou professionnelles sont ainsi autant d’occasions de stress. Dit d’une autre manière, le stress intervient quand le corps est trop stimulé par son environnement extérieur et n’arrive plus à analyser et à faire face à ces changements.

 

 

Le système nerveux autonome

 

Au niveau physiologique, le stress est produit par le système nerveux autonome qui se décompose en deux sous-systèmes antagonistes : le système orthosympathique et le système parasympathique. C’est notre héritage animal.

Face à un changement de situation, le corps procède à une première réaction de défense, le temps de se donner les moyens de gérer ce changement (c’est le cas de la chair de poule en cas de modifications de température). C’est la fonction du système orthosympathique.

Puis dans un second temps, lorsqu’il se sera adapté à la nouvelle situation (par exemple, une augmentation du débit sanguin pour réchauffer le corps dans un environnement plus froid), le corps va se détendre par l’activation du système parasympathique (la chair de poule disparaît).

 

Le stress, une sur-activation du système orthosympathique

Si ces deux systèmes sont normalement en action permanente, la situation de stress intervient lors d’une sur-activation du système orthosympathique. Face à des changements environnementaux incessants, le corps n’arrive plus qu’à se défendre et ne parvient plus à trouver des réponses adéquates et donc à se détendre : c’est la situation de stress. C’est comme si nous étions constamment hérissé comme un chat au combat. Un des effets de cette domination du système orthosympathique est le fait que la conscience se fige – voire se tétanise – pour laisser toute la place à la seule stratégie de défense animale. C’est ce qui explique la difficulté de réfléchir lorsqu’on est stressé-e ; ce qui est particulièrement problématique lors d’un examen.

 

 

 

L’approche énergétique

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Une autre approche pour expliquer et gérer au mieux les situations de stress est l’approche énergétique, notamment chinoise. Les deux notions fondamentales de cette approche sont le yin et le yang.

Pour ce qui nous intéresse ici, le yang renvoie au mouvement, à l’activité, au rapport au monde, à la chaleur, le haut du corps, au mental et au coeur. Le yin quant à lui revoie au repos, à l’intériorisation, au froid, au bas du corps, à la matérialité, et au rein.

La santé, le bien-être est l’équilibre et l’harmonie entre ces deux types d’énergie. S’il faut de l’activité, du mouvement, il est tout aussi nécessaire d’avoir des temps de repos, de rapport à soi.

 

S’il y a bien quelque chose au travers de laquelle se caractérise la société dans laquelle nous vivons, c’est la sur-valorisation de l’activité, du mouvement, du mental induisant une dévalorisation du repos, de l’intériorité, de silence.

 

On peut sans doute caractériser notre société au travers de ces deux notions : une société très yang et bien peu yin. Avec cette sur-évaluation du yang par rapport au yin, rien de surprenant que le stress y soit si présent et qu’il fasse tant de dégâts. Il y a d’ailleurs une correspondance très directe entre le système orthosympathique (tension) de nature yang et le système parasympathique (détente), de nature yin.

 

La réponse que l’énergétique chinoise donne a au stress découle de cette vision des choses : il faut rétablir l’équilibre entre le yin et le yang, autrement dit réinvestir le yin aux dépends du yang. Les outils qui vous sont proposés ici s’inspirent tous de cette idée.

 

 

Comment équilibrer l’énergie?

 

Nous avons vu que le yang renvoie plutôt au haut du corps alors que le yin est lié au bas du corps (plus précisément le ventre, juste en dessous du nombril). Le stress qui est lié à trop de yang signifie par conséquent trop d’énergie dans le haut du corps. C’est ce qui explique notamment que lorsque nous sommes stressé-e-s les muscles du haut du corps (épaules, cou, nuque, trapèzes) deviennent tendus et durs. Trop d’énergie en haut du corps induit généralement en même temps un vide d’énergie au niveau du ventre (yin).

 

La stratégie à développer face au stress s’inscrit dans ce déséquilibre énergétique entre le haut et le bas du corps : pour se détendre et ne plus subir la situation de stress, il faut faire descendre l’énergie du haut vers le bas du corps. C’est ce à quoi s’emploiera la technique suivante.

 

 

La technique de base

 

Cette technique repose sur le principe de base de toute exercice de relaxation et de méditation : l’énergie suit la conscience. Par exemple et plus concrètement, si je me concentre sur mon genou pendant un certain temps, il va avoir dans cette partie du corps une accumulation d’énergie. Ainsi, pour faire descendre l’énergie au niveau du ventre (yin), il va falloir se concentrer sur cette partie situé en dessous du nombril. Nous allons nous aider de la respiration (ventrale) pour ce faire.

 

Position :

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  • S’asseoir sur une chaise, les pieds bien à plat, le dos droit, la tête très légèrement penchée en avant dans la position du « double menton » (voir ci-contre)
  • Mettre ses deux mains l’une sur l’autre en dessous du nombril, les deux pouces entourant ce dernier.
  • Inspirer en gonflant le ventre (sans forcer)
  • Expirer doucement en rentrant le ventre (imaginez un long filet d’air remontant de votre ventre) en recherchant la sensation de détente
  • Maintenir deux secondes au bout de l’expire (toujours sans forcer) avant de reprendre une nouvelle inspiration, et ceci dans une attitude d’abandon.
  • Se concentrer sur la chaleur de vos mains et le mouvement du ventre tout le long de l’exercice
  • Procéder ainsi pendant 10 mn.

Notes : Durant l’exercice l’esprit va chercher à s’échapper pour penser à toute autre chose. C’est le propre de l’esprit d’être vagabond. Ramener à chaque fois votre attention sur la chaleur de vos mains.

 

 

 

Le jour de l’examen

 

Pour éviter que la panique s’installe le jour de l’examen, on ne peut que recommandé lorsqu’on s’asseoir à sa table d’examen (ou lorsque l’on attend dans le couloir de passer un oral…) de poser son crayon et de faire l’exercice décrit ci-dessus pendant 3 mn. Cela permet de se centrer et de gagner en efficacité. Les 3 mn de « perdues » seront largement compensées par l’efficacité ainsi retrouvée.

De manière plus générale, chercher « à être dans son ventre » (c’est-à-dire à en avoir conscience) pendant tout l’examen accroît paradoxalement la puissance intellectuelle qui n’est plus perturbée par une agitation mentale bouillonnante et instable.

 

 

En cas de panique

 

En cas de panique, si l’exercice de respiration ne suffit pas, on peut (discrètement) appuyer fortement pendant quelques minutes sur un point situé sur le ventre au milieu de la ligne joignant la pointe du sternum au nombril. Ce point est lié au nerf pneumo-gastrique qui s’emballe en cas de panique. En le bloquant par une pression forte avec le pouce, on réussit à le calmer et ainsi à contenir ou diminuer la situation de panique. Là aussi, si l’on s’exerce avant le jour de l’examen, le faire devant sa table d’écriture sera moins difficile et plus efficace…

 

 

La préparation à l’examen

 

Pour plus d’efficacité, il est donc conseillé de réaliser cet exercice quotidiennement (voir plus en cas de besoin) tout le long de votre période de préparation ou de révision. Plus vous serez à l’aise dans cet exercice, plus l’effet sera important. Le faire les deux semaines précédents l’examen est idéal. Vous pouvez bien entendu l’intégrer dans votre vie quotidienne au-delà de l’examen comme outil de gestion du stress.

 

Vous pouvez également faire de l’automassage (que l’on appelle le Do-in), notamment sur le haut des épaules. Pour vous aider, une fiche pratique est téléchargeable à cette adresse : petit do-in du haut du dos

 

 

Hygiène de vie

La réussite d’un examen ou d’un entretien ne se joue pas seulement au moment-même de l’examen mais également, pour une large part, en amont de celui-ci. Si l’on arrive à l’examen ou à l’oral épuisé-e, en manque de sommeil, le ventre vide ou la tête enfumée, vous avez là toutes les chances de ne pas réussir à gérer les situations de stress auxquelles vous devez faire face.

D’une point de vue énergétique, une hygiène de vie correcte, (notamment alimentaire) préserve et renforce la réserve d’énergie yin situé au niveau des reins (où réside la réserve d’énergie), vous permettant de contenir l’énergie yang (agitation mentale, émotivité) du coeur.

 

Voici donc pour parfaire votre préparation quelques principes de bases d’une bonne hygiène de vie.

  • Dormez au minimum 8h00 par nuit en se couchant au plus tard à minuit
  • Évitez les excitants tels l’alcool, le café
  • Organisez vos repas autour des légumes frais (poireaux, épinards, choux, brocolis, céleris, carottes), des céréales (riz, blé, boulgour, quinoa, sésame, sarrasin…) et des légumineuses (pois cassés, lentilles, le soja, notamment sous forme de tofu)
  • Limitez les aliments acides (le stress acidifie le corps, n’en rajoutez-pas…) et sucrés (boissons gazeuses etc.)
  • Limitez la consommation de graisses animales (charcuterie), elles-aussi acidifiantes et des viandes rouges.
  • Limitez votre consommation de tabacs si vous êtes fumeu-r-se-s
  • Mangez plutôt cuit, chaud et à heure régulièrement
  • Mangez beaucoup le matin, correctement le midi et peu le soir (cela facilite le sommeil et le repos)
  • Accordez-vous des promenades dans la nature qui apaise et détresse.
  • Enfin, mangez dans le calme et de manière détendue

Pour de plus amples conseils sur la question de l’alimentation, vous pouvez vous reporter à l’article suivant : Principes alimentaires de base selon la diététique chinoise

 

Téléchargez ici la fiche pratique (à imprimer en recto-verso) : gestion_du_stress_energetique_chinoise