Le Foie en médecine chinoise traditionnelle

Date 16 mars 2009

Voici un texte sur les principales fonctions et dysfonctionnements liés au foie.

Celui-ci se trouve à droite sous le diaphragme à et l’intérieur de la cage thoracique. C’est un organe yin (interne et vital) mais sa fonction est yang car l’énergie du foie est très actif et résolu, tendant à disperser l’énergie.
Le Foie exerce deux grandes fonctions : réguler la circulation de l’énergie et drainer et mettre le sang en réserve. Il a également des liens avec les tendons, les yeux, les ongles ainsi que l’activité des rêves.

Le foie assure la libre circulation du Qi

Nous avons vu dans un article précédent sur le printemps que le foie a trait à la saison printanière. C’est une bonne manière d’aborder cette fonction la plus importante du foie. Au printemps, la nature explose de toute part. Elle le fait dans tous les sens, de tous les côtés. En cette saison, rien ne peut arrêter cette puissance de vie qui se réveille et se remet à circuler avec vigueur dans toute chose vivante (animaux, plantes comme êtres humains…).

Au niveau énergétique, le foie fonctionne de manière similaire à l’intérieur du corps : il assure au Qi une circulation sans obstacle dans tout le corps, dans tous les viscères et dans toutes les directions. Le sens normal de circulation du Qi du Foie est d’aller vers le haut et vers l’extérieur, dans toutes les directions. Cette fonction première du foie dont le terme chinois désignant cette fonction signifie « couler » et « libérer », permet ainsi de nourrir en énergie toutes les partie du corps. C’est ce qui explique l’importance de cette fonction, car elle concerne toutes les parties du corps et tous les viscères. On dit que le foie organise toutes les grandes fonctions du corps par sa capacité à faire circuler partout le QI.

Le Foie est souvent comparé à un Général de l’armée, car c’est donc à lui que l’on doit l’organisation générale de toutes les fonctions du corps dans la mesure où il assure au Qi une circulation libre et correctement orientée. C’est ainsi que l’on dit que le Foie est la source du courage et de l’esprit de décision, si toutefois il est en bonne santé. « Le Foie est comme le général d’une armée car c’est lui qui décide de la stratégie« .


Principaux déséquilibres énergétiques liés à cette fonction : l’émotionnel et le digestif.

Toute médaille ayant sa facette, cette fonction est à l’origine de nombreux déséquilibres. Le foie fait « couler », et « libère » le Qi dit-on. Nombre de déséquilibres interviennent lorsque cette fonction est empêchée : l’énergie est alors stoppée et s’accumule littéralement dans le foie. On parle alors de surpression du foie qui se traduit souvent par des sensations de tensions internes et d’anxiété permanente. Cette tension se libère parfois partiellement par à-coups, telle la vapeur d’une cocotte-minute, par montée brusque d’énergie le plus souvent vers le haut du corps. Elle provoque alors des perturbations émotionnelles. Elle peut également se diriger vers l’estomac et la rate, mettant à mal le processus de digestion ( mauvaise digestion, selles molles, ballonnements, remontée acides….).


Le foie, organe émotionnel

L’énergie du foie est par excellente une énergie montante : visualisez quelqu’un en colère, émotion liée au foie : on l’imagine plus facilement sautillante ou bondissante que « plombée ». C’est le même processus qui se passe lorsqu’une personne rougit face à une situation inconfortable ou difficile. Dans un tel cas, au lieu de faire circuler harmonieusement l’énergie dans le corps, le foie s’agite puis se bloque (plus ou moins selon l’intensité de l’émotion). Un peu comme un cocotte-minute, il rejette le trop plein d’énergie vers la tête. C’est ce qui explique cette sensation de chaleur et d’empourprement du visage. C’est ainsi que le foie est considéré comme l’organe des émotions. Dès qu’une émotion nous traverse, le foie en est affecté et s’agite à la hauteur de la force de l’émotion favorisant la montée de l’énergie vers le haut du corps. On comprend alors toute l’importance d’une bonne gestion de ses émotions pour rester en bonne santé qui garantit cette libre circulation du qi du foie.

Nous le verrons plus bas, c’est à partir de ce principe que l’on peut combattre une trop grande une trop grande émotivité ou mieux gérer ses émotions : au travers de techniques qui vont chercher à freiner la montée de l’énergie vers le haut de la tête.

L’énergie du foie est également une énergie qui va vers l’extérieur : on dit qu’elle est expansive. C’est elle qui nous pousse à créer des liens avec notre environnement et nos semblables. Ainsi, l’énergie du foie a lien avec l’affirmation de l’individualité de la personne, l’affirmation de son point de vue face au monde. D’une manière plus large, elle comprend également la capacité créatrice. Les personnes créatrices ont généralement un foie particulièrement actif – et parfois les déséquilibres qui vont avec…

L’expansivité de l’énergie du foie supporte mal la contrainte. Ainsi, si cette expansivité est contrariée, l’énergie du foie va être affectée et la fonction de bonne circulation du Qi va en être altérée, générant de puissants déséquilibres. C’est notamment le cas dans la vie sociale qu’elle soit familiale ou professionnelle lorsque l’individualité de la personne est niée par des situations d’irrespect, dévalorisantes ou humiliantes, ou encore par des processus de double-contrainte.

Faute de pouvoir s’exprimer vers l’extérieur, l’énergie se retourne contre la personne elle-même et se stocke dans le foie et se transforme alors en colère rentrée, en culpabilité, en ressentiment ou encore en frustration. A un niveau élevé, elle peut également mener à des phases dépressives. Le plus souvent, cette compression de l’énergie du foie s’exprime par des irritations soudaines, des poussées de colère, des tensions musculaires, des maux de tête, des insomnies (notamment vers 3 ou 4 heures).


L’influence du foie sur la digestion

Qui n’a pas connu une mauvaise digestion provoquée par un dîner familial ou professionnel particulièrement tendue ? En garantissant la libre circulation du Qi, le foie aide l’estomac et la rate dans leur fonction digestive. On dit qu’il « assiste la rate et l’estomac à la digestion des aliments ». Au niveau de l’estomac, il garantit la descente du bol alimentaire vers l’intestin grêle Dans le cas contraire (ici un repas tendu), le Qi du foie stagne et empêche cette descente avec, pour conséquence possibles, des éructations, des régurgitations acides, des nausées, voire des vomissements. S’il envahit la Rate, il perturbe la fonction de transformation et de transport de la nourriture, empêche la montée du Qi de la Rate et provoque des ballonnements, des selles molles. C’est pour cela que manger dans une ambiance détendue est indispensable à une bonne digestion.

Si le Foie n’assure pas sa fonction de faire circuler librement le Qi dans tout l’organisme, cela a aussi des conséquences sur l’écoulement de la bile. Cette dernière peut se trouver bloquée avec des difficulté à digérer les graisses, un goût amer dans la bouche, des éructations et même dans les cas les plus prolongés, une jaunisse. Les personnes dites « bileuses » correspondent précisément à ce cas. Rajoutons ici que les déchets filtrés par le foie sont éliminés dans la bile. Une bonne production et un écoulement régulier de bile sont donc non seulement garants de bonnes digestions, mais aussi d’une bonne détoxication.

Le foie stocke et draine le sang

Cette seconde grande fonction du foie intervient sous de multiples facettes. Pour comprendre cette fonction, il faut imaginer le foie comme une grosse éponge qui va soit gonfler pour stocker le sang soit s’essorer, si l’on peut dire, pour distribuer au corps tout entier le sang dont il a besoin. En d’autres mot, le foie régularise le volume du sang dans le corps.

Ainsi, lorsque l’on se met en mouvement, par exemple courir, le foie, en se resserrant, va envoyer dans les vaisseaux une quantité plus grande de sang qui va nourrir et humidifier correctement tous les tissus qui sont mis au travail par cette activité, en l’occurrence, ici les muscles et les tendons. A l’inverse, lorsqu’on se repose, le sang « réintègre » le foie . C’est notamment le cas la nuit où le foie se gonfle de sang.

On comprend ainsi facilement l’importance d’un foie en bonne santé : il permet au corps d’être nourrit selon ses besoins, selon le niveau d’activité. On dit ainsi que le foie assure la santé des muscles et des tendons. Si cette fonction de régularisation est altérée, le sang est insuffisant, la fonction de nutrition ne s’effectue ni au bon endroit, ni au bon moment, et la personne est facilement fatiguée, notamment lors d’efforts physiques. Des crampes peuvent subvenir sur le moment, des courbatures persistantes les jours suivants etc.

De manière générale, les tissus mal alimentés par ce vide de sang du foie deviennent plus faibles et donc moins résistants aux attaques externes. On pense notamment ici à la peau, première barrière contre les attaques pathogènes externes.


Le foie draine le sang

Après avoir vu le foie comme une grosse éponge, voyons-le comme une grille extrêmement fine qui va drainer le sang juste avant qu’il aille alimenter le coeur et le cerveau (d’où l’importance du sang à être le plus propre possible). Ainsi, au niveau du foie va s’accumuler toute une partie des déchets produits et présents dans le corps (notamment les substances toxiques et celles liées à la prise de médicaments). Cette « grille » peut se boucher si les déchets sont trop importants laissant passer des déchets qui peu à peu vont aller encrasser et polluer tout le corps. Pour prévenir cela, il faut régulièrement nettoyer cette grille. C’est ce que l’on appelle « drainer le foie » qui va « détoxiquer » le corps. Le début du printemps où le foie s’éveille est la période la plus propice pour mener à bien ce drainage du foie. De multiples produits (mélanges de plantes, le plus souvent) sont vendus dans le commerce à cet effet. Si vous désirez le nom d’un produit qui fonctionne bien dans le choix important existant des draineurs, contactez-moi. De manière générale, sur ce sujet de la désintoxication, vous pouvez vous reporter au livre de Christophe Vasey, Manuel de détoxication, Santé et vitalité par l’élimination des toxines.


Foie et menstruations

Cette fonction du foie de stocker le sang intervient directement sur les menstruations. En cas de stockage normal du foie, les règles seront correctes. A l’inverse, un sang du Foie insuffisant provoque une aménorrhée alors qu’un sang du foie trop important produit des règles hémorragiques. Nous avons plus haut que le blocage du Qi du foie provoque des stases de sang, c’est-à-dire un arrêt de sa circulation. Ces stases sont à l’origine des douleurs avant et pendant les règles ainsi que la présence des caillots noirs. C’est aussi la fonction de procréation qui peut être malmenée en cas de dysfonctionnement de la fonction de stockage du sang par le foie : une quantité défaillante de sang dans l’utérus ne pourra pour accueillir correctement le fœtus.

Ces deux grandes premières fonction du foie en conditionnent une série d’autres, notamment sur certaines parties du corps. Nous les passons plus rapidement en revue.

Le foie gouverne les tendons

Sous le terme de tendons, il faut entendre, dans la perspective de la médecine chinoise traditionnelle, aux tendons eux-mêmes mais aussi aux ligaments et aux nerfs. Leur santé dépendent du sang du foie qui les nourries et les humidifient. S’il y a un vide de sang du foie, les tendons sont alors enraidis et enflamés provoquant des tendinites, des contractions, des spasmes, des problèmes d’extension et de flexion, des engourdissements des membres, des crampes musculaires, des tremblements, de la tétanie ou de la faiblesse des membres.

Par exemple, si une tendinite fait généralement suite à un événement particulier (faux mouvement, effort ponctuel….), elle n’advient généralement que sur un terrain fragilisé par ce que l’on appelle un vide de sang. C’est parce que telle zone est en même temps trop sollicitée et mal nourrie par ce vide de sang (lié au foie) qu’elle « craque » et que se crée une tendinite. Soigner convenablement celle-ci ne se réduit pas à réparer le traumatisme. Faut-il encore reconsidérer et rééquilibrer ce terrain (repos, amélioration du sommeil, parfois modifications alimentaires….) pour arriver à une guérison totale. A défaut, le risque de traîner la tendinite sur plusieurs mois, voire le risque d’une rechute est important.

Le foie se manifeste dans les ongles.

Les ongles sont considérés, en médecine chinoise, comme un « dérivé » des Tendons. Tout comme ces derniers, ils sont donc à l’influence du Sang du Foie. Si le Sang du Foie est abondant, les ongles sont sains et bien humidifiés. A l’inverse, les ongles ne sont pas suffisamment nourris, ils deviennent sombres, cassants, secs et rainurés.

Le foie s’ouvre aux yeux

Le méridien du foie monte jusque dans les yeux. C’est en cela qu’il est dit que l »œil est l’organe des sens qui est associé au Foie. C’est parce que les yeux sont nourris et humidifiés par le Sang du Foie qu’ils peuvent voir. Ainsi, si le Sang du Foie est abondant, les yeux sont humidifiés correctement et la vision est bonne. En cas contraire, cela peut entraîner une vision trouble, de la myopie, des yeux secs, ou une impression de sable dans les yeux qui sont secs.

Les Rêves

Le foie est également lié aux rêves. Ainsi, lorsque l’on se souvient de ses rêves et/ou qu’on a des cauchemars, cela signifie généralement un excès d’énergie au niveau du foie.

Le Foie déteste le Vent

Les climats venteux affectent souvent le Foie. On voit ainsi que la relation entre le Foie et le « Vent »concerne non seulement le Vent Interne mais aussi le Vent Externe. Il n’est pas rare de voir des patients qui souffrent de déséquilibre du Foie se plaindre de céphalées et de raideurs de la nuque qui apparaissent après une période de temps venteux.

Le Foie est associé au coté gauche

Bien que situé du côté droit, le Foie est associé au côté gauche du corps pour plusieurs raisons. On dit que les céphalées localisées du côté gauche de la tête proviennent du Foie, et plus précisément d’un Vide de Sang du Foie, alors que les céphalées localisées du côté droit proviennent de la Vésicule Biliaire. Le côté gauche de la langue reflète plus particulièrement l’état du Foie, alors que le côté droit reflète celui de la Vésicule Biliaire.

Gérer le stress des examens par l’énergétique chinoise

Date 30 mai 2008

Qu’est-ce que le stress?


Le stress est une réaction naturelle du corps face à une modification de son environnement extérieur. En réalité, ce que l’on appelle communément « stress » renvoie plutôt à difficulté d’adaptation du corps due à une modification excessive et/ou permanente de l’environnement dans lequel il évolue. Le bruit, la ville, la pollution, la vitesse, les changements de situations affectives, familiales ou professionnelles sont ainsi autant d’occasions de stress. Dit d’une autre manière, le stress intervient quand le corps est trop stimulé par son environnement extérieur et n’arrive plus à analyser et à faire face à ces changements.

 

 

Le système nerveux autonome

 

Au niveau physiologique, le stress est produit par le système nerveux autonome qui se décompose en deux sous-systèmes antagonistes : le système orthosympathique et le système parasympathique. C’est notre héritage animal.

Face à un changement de situation, le corps procède à une première réaction de défense, le temps de se donner les moyens de gérer ce changement (c’est le cas de la chair de poule en cas de modifications de température). C’est la fonction du système orthosympathique.

Puis dans un second temps, lorsqu’il se sera adapté à la nouvelle situation (par exemple, une augmentation du débit sanguin pour réchauffer le corps dans un environnement plus froid), le corps va se détendre par l’activation du système parasympathique (la chair de poule disparaît).

 

Le stress, une sur-activation du système orthosympathique

Si ces deux systèmes sont normalement en action permanente, la situation de stress intervient lors d’une sur-activation du système orthosympathique. Face à des changements environnementaux incessants, le corps n’arrive plus qu’à se défendre et ne parvient plus à trouver des réponses adéquates et donc à se détendre : c’est la situation de stress. C’est comme si nous étions constamment hérissé comme un chat au combat. Un des effets de cette domination du système orthosympathique est le fait que la conscience se fige – voire se tétanise – pour laisser toute la place à la seule stratégie de défense animale. C’est ce qui explique la difficulté de réfléchir lorsqu’on est stressé-e ; ce qui est particulièrement problématique lors d’un examen.

 

 

 

L’approche énergétique

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Une autre approche pour expliquer et gérer au mieux les situations de stress est l’approche énergétique, notamment chinoise. Les deux notions fondamentales de cette approche sont le yin et le yang.

Pour ce qui nous intéresse ici, le yang renvoie au mouvement, à l’activité, au rapport au monde, à la chaleur, le haut du corps, au mental et au coeur. Le yin quant à lui revoie au repos, à l’intériorisation, au froid, au bas du corps, à la matérialité, et au rein.

La santé, le bien-être est l’équilibre et l’harmonie entre ces deux types d’énergie. S’il faut de l’activité, du mouvement, il est tout aussi nécessaire d’avoir des temps de repos, de rapport à soi.

 

S’il y a bien quelque chose au travers de laquelle se caractérise la société dans laquelle nous vivons, c’est la sur-valorisation de l’activité, du mouvement, du mental induisant une dévalorisation du repos, de l’intériorité, de silence.

 

On peut sans doute caractériser notre société au travers de ces deux notions : une société très yang et bien peu yin. Avec cette sur-évaluation du yang par rapport au yin, rien de surprenant que le stress y soit si présent et qu’il fasse tant de dégâts. Il y a d’ailleurs une correspondance très directe entre le système orthosympathique (tension) de nature yang et le système parasympathique (détente), de nature yin.

 

La réponse que l’énergétique chinoise donne a au stress découle de cette vision des choses : il faut rétablir l’équilibre entre le yin et le yang, autrement dit réinvestir le yin aux dépends du yang. Les outils qui vous sont proposés ici s’inspirent tous de cette idée.

 

 

Comment équilibrer l’énergie?

 

Nous avons vu que le yang renvoie plutôt au haut du corps alors que le yin est lié au bas du corps (plus précisément le ventre, juste en dessous du nombril). Le stress qui est lié à trop de yang signifie par conséquent trop d’énergie dans le haut du corps. C’est ce qui explique notamment que lorsque nous sommes stressé-e-s les muscles du haut du corps (épaules, cou, nuque, trapèzes) deviennent tendus et durs. Trop d’énergie en haut du corps induit généralement en même temps un vide d’énergie au niveau du ventre (yin).

 

La stratégie à développer face au stress s’inscrit dans ce déséquilibre énergétique entre le haut et le bas du corps : pour se détendre et ne plus subir la situation de stress, il faut faire descendre l’énergie du haut vers le bas du corps. C’est ce à quoi s’emploiera la technique suivante.

 

 

La technique de base

 

Cette technique repose sur le principe de base de toute exercice de relaxation et de méditation : l’énergie suit la conscience. Par exemple et plus concrètement, si je me concentre sur mon genou pendant un certain temps, il va avoir dans cette partie du corps une accumulation d’énergie. Ainsi, pour faire descendre l’énergie au niveau du ventre (yin), il va falloir se concentrer sur cette partie situé en dessous du nombril. Nous allons nous aider de la respiration (ventrale) pour ce faire.

 

Position :

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  • S’asseoir sur une chaise, les pieds bien à plat, le dos droit, la tête très légèrement penchée en avant dans la position du « double menton » (voir ci-contre)
  • Mettre ses deux mains l’une sur l’autre en dessous du nombril, les deux pouces entourant ce dernier.
  • Inspirer en gonflant le ventre (sans forcer)
  • Expirer doucement en rentrant le ventre (imaginez un long filet d’air remontant de votre ventre) en recherchant la sensation de détente
  • Maintenir deux secondes au bout de l’expire (toujours sans forcer) avant de reprendre une nouvelle inspiration, et ceci dans une attitude d’abandon.
  • Se concentrer sur la chaleur de vos mains et le mouvement du ventre tout le long de l’exercice
  • Procéder ainsi pendant 10 mn.

Notes : Durant l’exercice l’esprit va chercher à s’échapper pour penser à toute autre chose. C’est le propre de l’esprit d’être vagabond. Ramener à chaque fois votre attention sur la chaleur de vos mains.

 

 

 

Le jour de l’examen

 

Pour éviter que la panique s’installe le jour de l’examen, on ne peut que recommandé lorsqu’on s’asseoir à sa table d’examen (ou lorsque l’on attend dans le couloir de passer un oral…) de poser son crayon et de faire l’exercice décrit ci-dessus pendant 3 mn. Cela permet de se centrer et de gagner en efficacité. Les 3 mn de « perdues » seront largement compensées par l’efficacité ainsi retrouvée.

De manière plus générale, chercher « à être dans son ventre » (c’est-à-dire à en avoir conscience) pendant tout l’examen accroît paradoxalement la puissance intellectuelle qui n’est plus perturbée par une agitation mentale bouillonnante et instable.

 

 

En cas de panique

 

En cas de panique, si l’exercice de respiration ne suffit pas, on peut (discrètement) appuyer fortement pendant quelques minutes sur un point situé sur le ventre au milieu de la ligne joignant la pointe du sternum au nombril. Ce point est lié au nerf pneumo-gastrique qui s’emballe en cas de panique. En le bloquant par une pression forte avec le pouce, on réussit à le calmer et ainsi à contenir ou diminuer la situation de panique. Là aussi, si l’on s’exerce avant le jour de l’examen, le faire devant sa table d’écriture sera moins difficile et plus efficace…

 

 

La préparation à l’examen

 

Pour plus d’efficacité, il est donc conseillé de réaliser cet exercice quotidiennement (voir plus en cas de besoin) tout le long de votre période de préparation ou de révision. Plus vous serez à l’aise dans cet exercice, plus l’effet sera important. Le faire les deux semaines précédents l’examen est idéal. Vous pouvez bien entendu l’intégrer dans votre vie quotidienne au-delà de l’examen comme outil de gestion du stress.

 

Vous pouvez également faire de l’automassage (que l’on appelle le Do-in), notamment sur le haut des épaules. Pour vous aider, une fiche pratique est téléchargeable à cette adresse : petit do-in du haut du dos

 

 

Hygiène de vie

La réussite d’un examen ou d’un entretien ne se joue pas seulement au moment-même de l’examen mais également, pour une large part, en amont de celui-ci. Si l’on arrive à l’examen ou à l’oral épuisé-e, en manque de sommeil, le ventre vide ou la tête enfumée, vous avez là toutes les chances de ne pas réussir à gérer les situations de stress auxquelles vous devez faire face.

D’une point de vue énergétique, une hygiène de vie correcte, (notamment alimentaire) préserve et renforce la réserve d’énergie yin situé au niveau des reins (où réside la réserve d’énergie), vous permettant de contenir l’énergie yang (agitation mentale, émotivité) du coeur.

 

Voici donc pour parfaire votre préparation quelques principes de bases d’une bonne hygiène de vie.

  • Dormez au minimum 8h00 par nuit en se couchant au plus tard à minuit
  • Évitez les excitants tels l’alcool, le café
  • Organisez vos repas autour des légumes frais (poireaux, épinards, choux, brocolis, céleris, carottes), des céréales (riz, blé, boulgour, quinoa, sésame, sarrasin…) et des légumineuses (pois cassés, lentilles, le soja, notamment sous forme de tofu)
  • Limitez les aliments acides (le stress acidifie le corps, n’en rajoutez-pas…) et sucrés (boissons gazeuses etc.)
  • Limitez la consommation de graisses animales (charcuterie), elles-aussi acidifiantes et des viandes rouges.
  • Limitez votre consommation de tabacs si vous êtes fumeu-r-se-s
  • Mangez plutôt cuit, chaud et à heure régulièrement
  • Mangez beaucoup le matin, correctement le midi et peu le soir (cela facilite le sommeil et le repos)
  • Accordez-vous des promenades dans la nature qui apaise et détresse.
  • Enfin, mangez dans le calme et de manière détendue

Pour de plus amples conseils sur la question de l’alimentation, vous pouvez vous reporter à l’article suivant : Principes alimentaires de base selon la diététique chinoise

 

Téléchargez ici la fiche pratique (à imprimer en recto-verso) : gestion_du_stress_energetique_chinoise

 

Petit Do-In du haut du corps

Date 29 mai 2008

ou comment vous détendre


et retrouver de l’énergie en quelques minutes

 

1 – Percussions des bouts des doigts sur tout le crâne.

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Avec les poignets qui restent souples, on tapote le crâne avec le bout des doigts pour stimuler toute cette zone pendant environ 20 secondes. Cet exercice favorise la vascularisation du cuir chevelu et la tonicité de la musculature péri-crânienne.

 

2 – Travail sur la nuque et le cou :counuque.jpg


D'une main puis de l'autre, décollez la peau de la nuque comme celle d'un petit chat, de la bosse du bison (la vertèbre la plus proéminente à la base du cou) jusqu'à la base du crâne. Cet exercice soulage les tensions des muscles de la nuque dans son ensemble et permet de rétablir une bonne circulation entre la tête et le reste du corps.

 

3 - Travail sur les épaules et les brasepaules-bras.jpg

Prenez les muscles de vos trapèzes à pleine main et serrez-les fermement pendant quelques secondes. Recommencez l'opération 4 fois. Recommencez mais cette fois-ci en finissant par ramener vos mains dans un mouvement vers l'avant.

 

4 - Percussions sur le point n°1 du poumonpercupoumon.jpg

Percussion avec les points fermés sur le haut externe des pectoraux près de creux de l'épaule.

Recommencez mais cette fois-ci en finissant par ramener vos mains dans un mouvement vers l'avant.

 

5 - Percussion des bras face interne et externe

Descendez ensuite en percutant avec vos points le long de vos bras face interne puis face externe (côté yang). Finissez par un lissage généreux du bras des deux côtés. Recommencez sur l'autre bras.

 

6 – Percussion sur le thorax

Faites des percussions avec le bout de vos doigts sur la partie du thorax au dessus de la poitrine, puis descendez sur le sternum puis sur l'ensemble de la zone en dessous et sur le côté des côtes. Ceci pendant quelques minutes.

 

7 – Percussion sur les reinspoings_su_-rein1.jpg

Penchez-vous en avant, points serrés, percussions douces sur les reins pendant quelques minutes. Stimule les reins et détends le bas du dos (ne confondez pas les reins avec les lombaires).

 

8 – Étirement des méridiens du poumon et du gros intestin

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Position : Debout, les jambes écartées à la largeur des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos. L'étirement se fait lors de l'expire

Mouvement : Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l'arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n'hésitez pas à plier les genoux pour que votre bassin puisse mieux tourner autour de vos hanches et votre tête se rapprocher du sol, ou en prendre la direction. Chacun doit respecter l'étape d'étirement où il se trouve.

A l'inspiration, le ventre se gonfle en détente ; à l'expiration, rentrez le ventre. Le dos s'étire en détente et les bras passent peut-être un peu mieux par-dessus les épaules. Attention : ne forcez jamais et laissez toujours la posture évoluer à son rythme

 

9 – Exercice pour développer sa concentration et sa capacité à se centrer : « le décompte du siècle »hommeassis.jpg

a – Inspirez en gonflant le ventre puis expirez lentement en le rentrant. Laissez bien mourir l'expiration sans forcer. Laissez 2 secondes avant un nouvel inspire. Comptez chaque cycle d'inspiration et d'expiration complètes comme une respiration.

b – Continuez à respirer du ventre en comptant de 1 à 30 et en ne pensant à rien d'autre qu'à votre respiration.

c – Si vous remarquez que votre esprit vagabonde, reprenez à nouveau à partir de la dizaine. Faites cet exercice 10mn par jour.

 

Vous pouvez télécharger ici la fiche pratique du Do-in du haut du dos

Principes alimentaires de base selon la diététique chinoise

Date 18 mai 2008

« Que l’aliment soit ton premier médicament! »

Hyppocrate (vers -460/-370 av. J.C.)

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Tout comme pour le fondateur de la médecine occidentale, l’alimentation est considérée, pour la médecine chinoise traditionnelle, comme le premier des remèdes. Elle est en même temps, avec la respiration, la source principale de production d’énergie. Une mauvaise alimentation induit ainsi une énergie de basse qualité, néfaste pour la santé et la vitalité. D’où l’importance de suivre les principes qui suivent…

 

  • Manger chaud, cuit et à heures régulières

  • Manger dans le calme, assis, de manière détendue et avec plaisir. Se reposer un moment après le repas.

  • Bien mastiquer les aliments.

  • Supprimer tout grignotage en dehors des repas (hormis un fruit dans l’après-midi).

  • Boisson chaude (thé, vin rouge) pendant les repas. Eau tiède et non froide en dehors des repas mais de manière limitée (sinon cela fatigue la vessie).

  • De manière générale, il faut organiser son repas autour des céréales (et des légumineuses) en les agrémentant des légumes de saison. Les céréales : en dehors du blé que nous consommons beaucoup (préférez le pain complet), on peut consommer du riz (préférez le riz complet bio), du millet, de la quinoa et également des légumineuses tels que les lentilles, haricots, pois cassés, pois chiche etc… Les légumes en conserves ou surgelés sont très appauvris, préférer donc les légumes frais.

  • Évitez au maximum (voire supprimer) les produits laitiers dont l’humidité et le froid affaiblissent considérablement la rate. Par cet affaiblissement de la rate, les produits laitiers, en dehors des problèmes digestifs et allergiques qu’ils occasionnent, provoquent des troubles comme des oedèmes, des glaires, de la cellulite, des problèmes articulaires, des réveil fréquents ainsi que parfois des problèmes de mémoire et de rumination de pensées. Pour ceux qui craignent une carence en calcium, on le retrouve dans beaucoup d’autres aliments moins néfastes : amandes, sésame, persil, chou vert, brocolis, poireaux…

  • Préférez le poisson à la viande (la viande rouge pas plus de deux fois par semaine).

  • Limitez les crudités surtout si vous avez des problèmes digestifs.

  • Évitez au maximum l’apport en acide gras saturés : la charcuterie, les mauvaises huiles, la margarine, le beurre cuit.

  • Consommez alternativement des huiles riches en oméga 3, 6 et 9 : huile d’olive (cuisson et salade), de tournesol, de colza ou de noix, qui ont une action bénéfique sur le système nerveux et l’intestin grêle (aide à la restauration de sa paroi).

  • Consommez les fruits en dehors des repas (sinon flatulences). En fin de repas, préférer la compote, tartes ou fruits secs.

  • Variez les saveurs, les couleurs, les formes des aliments.

  • Remplacez le sucre blanc par du sucre non raffiné (de canne par exemple qui réduit les fringales de sucre).

  • Les protéines animales se consomment le midi et doivent être supprimées le soir pour être remplacées par des protéines végétales (mais en faible quantité). En demandant beaucoup d’énergie pour être digérés, les protéines animales empêchent la venue du sommeil et fatigue beaucoup le rein qui est chargé d’éliminer les acides produits par la consommation de protéines animales. Le soir, manger tôt (avant 19h30).

  • Abandonnez toute pratique du micro-onde qui « détruit » littéralement les aliments.

  • Finissez le repas par une boisson chaude pour aider la digestion (café ou mieux un thé).

 

Les quantités:

Comme dit le proverbe chinoise : « On doit manger comme un prince le matin, comme un marchand le midi et comme un pauvre le soir».

 

Exemple de composition des repas

  • Petit déjeuner : Boisson chaude (thé, café sans lait), pain + beurre (du vrai beurre) ou confiture. Pas d’excès de sucre. Compote si besoin. Les mets salés sont bienvenues. Jus de fruit acide et froid et yaourts formellement prohibés.

  • Déjeuner : Crudités (cuites dans la vinaigrette) sauf en cas de désordre de la rate. Plat central : céréales/légumineuses avec légumes de saison. Dessert : compote, fruits secs. Boisson : vin rouge, thé ou tisane.

  • Dîner : Potage, quiches ou restes du midi, pas de produits laitiers (car protéines animales), compote/fruits secs, boisson chaude

Télécharger ici les Conseils alimentaires de base

 

 

Do-in contre le rhume

Date 11 mai 2008

Ce protocole de Do-in vous permettra de soigner un rhume en quelques jours sans avoir recours à divers médicaments. L’effet de ce protocole est de renforcer les propres forces de guérison de votre corps, notamment en revitalisant les organes et méridiens généralement atteint lors de ce genre de pathologie (poumon et gros intestin)

 

Rappel de base : on travaille à l’expire avec une force qui vient du mouvement des bras et du corps (comme si c’était les coudes qui voulaient rentrer dans le corps) et non pas de la force musculaire des doigts.

 

A – Do-in de la tête (Position assise)

  • Percussion avec bouts des doigts sur l’ensemble de la tête

  • Avec les coudes bien écartés, faites une pression avec les paumes (milieu, vers le front, vers la nuque)

  • Mettez votre majeur sur votre index et effectuez une pression à la base du crâne dans la cavité juste après l’oreille (VB12). Pression intense de 3 secondes.

  • Ligne crête occipitale (base du crâne).

  • On se déplace de quelques centimètres pour atteindre le points juste avant la chaîne musculaire (VB20). Pressions intenses de trois secondes qu’on renouvelle 3 fois.Ce point est considéré comme une des entrées du vent (humide, chaud, froid) dans le corps, causes du rhumes ou des angines. Pour évacuer ces vents, il faut stimuler ce point.

  • Points sur base du crâne sur la chaîne musculaire (V10) puis sur l’occiput (trou à la base du crâne).

  • On prend généreusement le muscle du trapèze avec la main opposé à l’épaule concerné : on serre pendant 3 secondes puis on le relâche vivement. On répète l’opération 4 fois. On peut alors se saisir de ce muscle tout aussi généreusement et le ramener vers l’avant. Même chose de l’autre côté.

  • Comme on saisit un chat par le peau de la nuque, on serre puis remonte la peau de la nuque vers le haut en trois moments. On refait ce mouvement deux fois.

  • Points sur base du crâne sur la chaîne musculaire (V10) puis sur l’occiput (trou à la base du crâne).

  • Pression sur un point (V12 : porte du vent également) situé en haut du dos de chaque côté de la colonne vertébrale (à 1,5 cun) en niveau de la seconde vertèbre dorsale.

  • Percussion avec sa main formant un rond avec l’index et le pouce sur les reins (de chaque côté de la colonne sous les dernières côtes.

  • On remonte sur le haut du crâne, le menton un peu rentré : pression intense en direction des pieds sur le haut du crâne (VG20). Puis on effectue une série de points en allant vers l’endroit situé entre les deux sourcils.

  • Pressions plus longues et plus accentuées à la frontière théorique entre le cuir chevelu et le front (VG24) : ce point permet d’évacuer les sécrétions nasales.

 

B – Do-in du visage (Position assise)

  • Une fois rendu entre les sourcils, on pose les doigts de ses deux mains sur la ligne coupant le front en deux et on « évacue les soucis » en écartant les deux mains vers les tempes. Au niveau des tempes, on finit par un léger mouvement circulaire.

  • Sourcils : Sériede trois pressions au début, milieu et extérieur des sourcils, trois passages.

  • Pressions rotative et généreuse sur les tempes. On y reste le temps qu’on veut.

  • Avec les deux index pointés vers le haut, pressions fortes et prolongés sur les sinus (au dessus du coin interne de l’oeil).

  • On descend après le long de chaque côté des arrêtes du nez (avec index sur majeur) jusqu’au niveau de la narine où là on prolonge la pression. La pression doit nous obliger à respirer par la bouche. Point douloureux (GI 20) qui permet de déboucher le nez

  • Pressions sur points en dessous narine (GI19), puis un point au-dessus de la lèvre supérieure puis en-dessous lèvre inférieure.

  • Avec la pulpe des doigts, pressions douce sur les pommettes et le haut des joues (tout en douceur).

  • Toujours avec la pulpes des doigts, on fait des petites pressions rotatives du menton en remontant vers les oreilles. On insiste sur la zone près des oreilles.

  • On met ses doigts en « ciseaux » (index et majeur en forme de « v ») autour de ses oreilles en remontant et descendant 5 ou 6 passages.

  • On pince/vibre/tire en bas (lobe), milieu et haut de l’oreille. Puis on masse (comme si on testait un billet de banque) toute l’oreille en n’hésitant pas à rentrer à l’intérieur de l’oreille.

  • On harmonise en passant ses mains sure toute la partie qu’on vient de travailler (un peu comme si on se lavait « à grande eau »

 

C – Le buste et les bras (d’abord côté gauche puis droite)

  • Percussions en descendant sur la face avant du bras, puis on remonte partie externe pour terminer percussions trapèze. En fait 5 passages. N’hésiter pas à frapper assez fort. On stimule ici l’énergie défensive qui nous protège des agressions extérieures

  • Percussion du bouts des doigts au dessus de la poitrine, sur tout le sternum (on insiste bien ici) et la grille costale (en dessous poitrine sur le côté et derrière

  • Pressions avec les paumes sur le haut du bras derrière et devant (assis, l’avant bras reposant de manière détendue sur la cuisse)

  • Puis pressions des paumes sur l’avant-bras (derrière, devant)

  • Avec les doigts frapper assez vigoureusement toute la partie de l’avant bras pour stimuler une fois encore l’énergie défensive.

  • Lissage de la face antérieure et postérieure

  • Avec le pouce et l’index de la main droite, entourer et tourner vigoureusement autour du poignet gauche (ligne de l’angoisse)

 

D – La main (d’abord côté gauche puis droite)

  • Travail en ouverture dela main (thénar et hypothénar)

  • Pression sur un point (GI4 : porte des vents) situé sur le dessus de la main dans l’espace les os prolongeant le pouce et l’index, contre l’os de celui de l’index. Point sensible à la pression. On maintient la pression quelques instants.

  • Pincer, tourner et vibrer sur tous les doigts

  • Secouer la main

  • Étirer l’articulation du poignet (trois positions : doigts vers le haut et vers le bas, doigts tiré vers l’arrière, et vers le bas, doigts tiré vers l’avant).

  • Lissage général du bras

  • On refait la même chose du côté droit.

 

 

Quelques conseils en cas de rhume ou d’angine

  • Un étirement des méridiens du Poumon – Gros Intestin à faire deux à trois fois par jour le temps du rhume

    Position: Debout, les jambes écartées à la largeur des épaules. Croisez vos pouces derrière votre dos.

    Mouvement: Flexion avant avec bascule des deux bras par dessus la tête. Si les muscles situés à l’arrière de vos jambes sont raides et vous limitent dans la flexion avant, n’hésitez pas à plier les genoux pour que votre bassin puisse mieux tourner autour de vos hanches et votre tête se rapprocher du sol, ou en prendre la direction. Chacun doit respecter l’étape d’étirement où il se trouve. Remonter un peu pour pouvoir prendre un nouvel inspire et à l’expire étirez vos bras un peu plus que la fois précédente. Recommencez ainsi 5 ou 6 fois.

  • Vous pouvez vous mettre quelques gouttes de huiles essentielles de Tea Tree ou de Ravensare sur le sternum, les poignets et sur la nuque.

  • Vous pouvez aussi trois fois par jours, boire dans un peu d’eau 3 gouttes de ces mêmes huiles.

  • Buvez des boissons chaudes régulièrement, notamment de la tisane au gigembre-miel-citron,

  • Restez si vous le pouvez au chaud en vous couvrant bien notamment le haut du dos et la nuque. Dormez sans chauffage mais bien couvert

  • Si vous fumez, essayez de vous passer de la cigarette

Qu’est-ce que le DO-in?

Date 30 avril 2008

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Le Do-in est une technique d’auto-massage sur les méridiens et points d’acupuncture et d’exercices corporels et respiratoires. Basée sur les principes de la médecine chinoise traditionnelle et de la philosophie taoïste, il s’agit au travers de ces auto-massage de refaire circuler harmonieusement l’énergie vitale. Le Do-in est en quelque sorte un auto-shiatsu. Tout comme ce dernier, il s’inscrit dans une logique de prévention et d’entretien de la santé et de la vitalité.

Hormis les moments collectifs d’apprentissage, le Do-in se pratique généralement seul-e. Plus ou moins long selon le temps disponible et la situation (une séance de 10 mn bien menée produit déjà des effets importants), il se pratique sur l’ensemble du corps (généralement du haut du corps vers le bas) pour atteindre une efficacité minimale. Il peut aussi se concentrer sur telle ou telle partie du corps plus tendues ou avoir une finalité plus précises (en cas de rhume, de fatigue, d’émotions trop fortes…).

Une séance de Do-in produit une grande détente ainsi qu’un regain de vitalité. Apprendre à pratiquer le DO-in, c’est se doter d’outils pour réussir à gérer son stress, savoir faire face aux situations difficiles qu’on peut rencontrer, ne pas subir ses émotions (faire passer une colère, un moment d’abattement ou de découragement…).Par expérience personnelle, le Do-in est particulièrement efficace et recommandée pour effectuer la coupure (physique et psychique) entre le temps d’activité et le temps de repos et aborder sereinement et paisiblement les soirées entre ami-e-s ou en famille.

Mais au-delà de ces premiers effets, la pratique du Do-in permet également de s’ouvrir à une approche du corps autre que le rapport au corps mécaniste (et par là-même embarrassant) que la culture occidentale nous a inculqué. Non pas un corps que l’on doit maîtriser et qui doit obéir et ne pas trahir (ses émotions par exemple), mais un corps qui nous sert de ressources pour faire face à ce que la vie nous amène et aller un peu plus en avant.

Qu’est-ce que le shiatsu?

Date 29 avril 2008

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D’origine japonaise, le shiatsu est une technique manuelle composée de pressions et de relâchements (des paumes et des pouces principalement) sur les méridiens d’acupuncture, de torsions et d’étirements.

Tirant ses principes de l’acupuncture chinoise, médecine vieille de 3000 ans, les manoeuvres du Shiatsu visent à maintenir ou rétablir une libre circulation de l’énergie dans le corps et à garantir ainsi santé et vitalité

 

 

Relaxant

Le shiatsu a pour effet immédiat de détendre profondément le corps et d’apaiser la conscience, favorisant la prise de recul et la gestion du stress quotidien.

 

Préventif

En intervenant avant que les pathologies se déclenchent, le shiatsu a par exellence une action préventive pour conserver santé et vitalité.

 

Revitalisant

En harmonisant les flux d’énergie vitale dans tout le corps, le shiatsu relance et redynamise toutes les grandes fonctions du corps. Après une séance, le patient ressent un net regain d’énergie. C’est pour cela qu’il est dit qu’il produit une « détente vive ».

 

 

Comment agit le shiatsu ?

Pour diverses raisons (stress, alimentation, émotions, changement de saison, chocs, etc.), les flux énergétiques peuvent se trouver perturbés provoquant des déséquilibres (physiologiques, émotionnels, structurels). En découle alors une série de dysfonctionnements aboutissant à terme à diverses pathologies. Le rôle du praticien est, aux moyens des pressions sur les méridiens d’acupuncture, de refaire circuler l’énergie vitale du patient. En ce sens, il s’agit bien plus d’activer les propres forces de guérison du patient que de le «guérir».

 

Que peut m’apporter le shiatsu ?

Le shiatsu est une aide précieuse face aux petits maux qui empoisonnent la vie quotidienne. Il agit entre autre sur :

 

  • Le stress, la fatigue, l’énergie ;
  • Les troubles digestifs (balonnements, constipation, selles molles), les céphalées;
  • Le problème du sommeil, les états de déprime ;
  • Les contractions musculaires et les raideurs articulaires ;
  • Les émotions trop fortes (colère, mélancolie, tristesse, ruminations de pensées) ;
  • Les règles douloureuses ;
  • Certains problèmes de peau ;
  • Le Shiatsu est une aide au sevrage tabagique ;
  • En intervenant sur l’inconscient et les émotions, il accompagne favorablement les démarches de psychothérapie.