La décharge émotionnelle, un outil pour mieux gérer le stress et ses émotions

Date 6 avril 2020

Voici donc un nouvel article concernant la notion de décharge émotionnelle, un outil extrêmement utile pour apprendre à gérer aux mieux ses émotions.

 

Dépasser l’alternative  « réaction / rétention » émotionnelle dans la gestion de nos émotions.

La décharge émotionnelle est un processus naturel qui permet de réguler en évacuant les tensions internes survenues suite à des situations émotionnelles compliquées. Lorsque nous vivons une situation de stress provoquée par un évènement extérieur, notre organisme va se mobiliser instinctivement d’une part en produisant un surplus d’énergie pour nous préparer à répondre à cette situation sur un mode « action/réaction » (énergie musculaire) et, d’autre part, en nous informant (sous forme d’émotions) sur ce qui, chez nous, est mis en difficulté par cette situation de stress.

 

Dans la plupart des situations difficiles que nous connaissons, nous avons appris à ne plus réagir instinctivement dans cette logique d’action/réaction. La vie en société rend celle-ci de moins en moins légitime et on peut penser que cela constitue une avancée. En effet, au regard de la complexité des situations que nous devons gérer, cette logique « action/réaction » a perdu  de fait en grande partie sa pertinence. Celle que nous privilégions désormais le plus souvent consiste à élaborer des réponses plus « réfléchies » ou plus « stratégiques », mettant notre mental au centre du jeu.

 

La difficulté qui émerge de cette orientation plus mentale, est qu’elle nécessite, pour permettre au mental de gouverner, de retenir cette énergie produite par la situation de stress à l’intérieur du corps, sous sa forme musculaire et émotionnelle. C’est ce qui explique le phénomène de tensions musculaires et émotionnelles faisant suite aux situations de stress : « On prend sur soi comme on dit…. », « on fait un effort pour na pas réagir …. ». Le problème est que cette tension musculaire (mais surtout émotionnelle) si elle n’est pas pris en charge va rapidement nous encombrer. Pire, elle va avoir des effets secondaires importants qui vont venir perturber ou inhiber l’élaboration de nos réponses « mentales » ou stratégiques.

 

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Une émotion, ou quand le corps nous informe qu’une besoin de base est malmené

Pour mieux répondre aux situation de stress, nous pensons qu’il faut sortir de ces deux manières de procéder (réaction/rétention) en étant partisan d’accorder du temps et de l’attention aux émotions qui surviennent dans ces situations difficiles. Et ceci pour deux raisons simples : d’une part, pour limiter le niveau de tension interne produit par cette rétention énergétique, et d’autre part, parce ce qu’elles ont des choses à nous dire. En étant dans une pure logique réactive (action/réaction), ou en la réprimant, nous risquons en effet, de ne pas bien entendre ce qu’elle a a nous dire… Oui, car les émotions, ne sont pas là pour nous embêter, nous faire perdre la face ou nous rappeler que nous ne sommes pas à la hauteur. Elles ont une fonction bien précise : nous alerter qu’un (ou plusieurs) de nos besoins de base n’est plus satisfait : par exemple, si je ressens de la peur, c’est que mon besoin de sécurité est en difficulté.

 

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Petit exercice de Do-In du haut du dos

Date 24 mars 2020

Voici un nouvel article où vous trouverez une suite d’exercices de Do-in  (auto-massage) et se terminant par une séance de cohérence cardiaque.

 

Le Do-In du haut du dos est spécialement recommandé pour travailler les tensions de cette partie du corps (trapèze, nuque…) qui s’accumulent  au long d’une journée de de travail, notamment liées à la position sur un ordinateur. L’énergie s’y est accumulée créant ces tensions musculaires mais aussi psychique (plein d’énergie dans la tête qui rend difficile le lâcher-prise…). Ces exercices de Do-In influent donc fortement sur l’état d’esprit  en lui donnant plus de souplesse, plus de mouvements, contrairement aux tensions qui nous figent souvent dans des postures binaires, d’opposition ou de fermeture.

 

Ces exercices sont à faire quotidiennement. Le moment le plus propice est en fin de journée lorsque vous passez des activités de travail aux activités privées (détente/famille…). Ils permettent de faire un sas  entre ces deux moments et de redonner de l’énergie pour être plus détendu et disponible pour la fin de journée.

  

1 – Percussions des bouts des doigts sur tout le crâne :

 Avec les poignets qui restent souples, on tapote le crâne avec le bout des doigts pour stimuler toute cette zone pendant environ 20 secondes. Cet exercice favorise la vascularisation du cuir chevelu et la tonicité de la musculature péri­crânienne.

 

 

2 – Travail sur la nuque/le cou :

D’une main puis de l’autre, décollez la peau de la nuque comme celle d’un petit chat, de la bosse du bison (la vertèbre la plus proéminente à la base du cou) jusqu’à la base du crâne.
 

Cet exercice soulage les tensions des muscles de la nuque dans son ensemble et permet de rétablir une bonne circulation entre la tête et le reste du corps. Vous pouvez compléter cet exercice par des mouvements rotatifs sur chaque côté du cou.

 

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Le Cri du Cœur

Date 23 mars 2020

Le cri du Cœur est un exercice de libération ou de décharge émotionnelle. Un article plus long détaillant ce processus de décharge émotionnelle est publié ici.

 

Par peur de faire mal à ses proches, par manque d’outils de gestion émotionnelle, par réflexes éducatifs, ou encore par impossibilité sur le moment, nous bloquons l’expression de nos émotions. Fautes d’être exprimées, elles restent alors à l’intérieur et finissent par d’accumuler et se bloquer à l’intérieur de notre corps provoquant un état de tension intérieur.

 

Le cri du cœur, mode d’emploi….

Cet exercice consiste donc à évacuer l’énergie souvent bloquée au niveau du sternum et qui correspond souvent à l’énergie de la colère (du Foie) qui n’a pas été exprimée. Cela peut provoquer des blocages au niveau de l’estomac (brûlure, remontée gastrique,), des problèmes digestifs, un sentiment diffus ou général de blocage, du ressentiment, de l’agacement, une difficulté à s’affirmer, etc.

 

L’exercice est tout simple mais très efficace : il s’agit de crier dans un coussin pendant 2mn par jour et cela pendant au moins 15 jours puis après à chaque fois qu’on sent que ça monte ou bien qu’on sent que c’est coincé soit dans la gorge ou au niveau du plexus. Il s’agit de libérer l’énergie pas d’être gentil ou juste : soyez de mauvaise foi, insulter qui de droit, exagérer vos ressentis, mettez vous vraiment (enfin) en colère. Allez-y ! Vous ne ferez du mal à personne et beaucoup de bien à vous !

 

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Tremblez de peur !

Date 23 mars 2020

Ce article concerne une technique de libération émotionnelle pour les situations de peur et d’anxiété. Au regard de l’actualité, il est normal de ressentir ces différents états émotionnels. Mais, parfois, il nous arrive qu’ils nous submergent jusqu’à la tétanie. D’où l’importance d’avoir quelques outils concrets qui peuvent nous soutenir et nous aider à traverser ces moments difficiles. Et donc notamment, cet outil pour nous libérer les tensions de peur et d’anxiété…

 

 

Mais, que faire avec sa peur?

La peur, comme toute émotion, est une sensation corporelle : on la ressent dans son corps. A ce titre, la réponse doit s’initier à ce niveau-là comme nous le proposons pour l’ensemble des émotions : bien gérer ses émotions implique de commencer par les vivre au niveau du corps. En cas de peur, il faut donc la ressentir corporellement.

 

Oui, d’accord, mais pourquoi ?

Trembler avec sa peur a pour but de nous apaiser émotionnellement en disant à notre corps que nous avons entendu son message, que nous écoutons l’information qu’il nous délivre. Tout se passe comme si une fois que notre corps aura le sentiment d’avoir été entendu, il cessera de nous envoyer cette sensation désagréable de peur.

Cet apaisement émotionnel nous permettra de prendre conscience du besoin en difficulté et de réfléchir plus sereinement pour établir une stratégie d’action pertinente ; et ici, pour établir une stratégie pour nourrir notre besoin de base de sécurité qui est malmené et qui s’est exprimée précisément par l’irruption de cette émotion de peur. A l’inverse, si nous ne l’écoutons pas, il reviendra toquer un peu plus fort chaque fois… ou s’installera de manière quasi permanente, ce qui provoquera et définit l’état d’anxiété…

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Exercice de cohérence cardiaque

Date 22 mars 2020

Dans cet article,  nous vous expliquons et vous proposons un exercice dit de « cohérence cardiaque ».

C’est un exercice simple à mettre en œuvre puisqu’il s’agit simplement de suivre un rythme respiratoire. Celui-ci permet en quelques minutes (5mn) de faire descendre le niveau émotionnel et psychique, l’anxiété et la rumination mentale qui le plus souvent en découle.

Le principe est simple : notre respiration est l’un des moyens principaux et le plus simple pour intervenir sur notre rythme cardiaque (lorsque l’on respire plus rapidement, le cœur s’accélère et inversement….). Et le rythme cardiaque est lui-même relié à notre système nerveux autonome (autonome signifie qu’il est indépendant de notre volonté, c’est un système qui s’auto-régule comme notre température corporelle etc. ) chargé de la gestion du stress. Lorsque l’on respire plus lentement, on ralentit le rythme cardiaque qui va apaiser à son tour notre système nerveux autonome. En s’apaisant, ce dernier va passer alors en mode « parasympathique », c’est-à-dire en phase « détente et récupération ». Et le rythme respiratoire précis de la cohérence cardiaque est le rythme le plus opérant, le plus ajusté pour atteindre ce but. Il rend les fréquences cardiaques cohérentes, c’est-à-dire harmonieuses, indiquant un état de détente approfondie, et cela en quelques minutes. D’où son nom, il est vrai, un peu curieux….

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Qu’est-ce qu’une émotion ?

Date 2 avril 2019

Tenter de comprendre ce qu’est une émotion implique de commencer par en poser une définition. Tâche plus ardue qu’il n’y paraît tant à la fois par le nombre de définitions déjà existante et par le côté immatériel, évanescent de la nature même des émotions. Aussi, plutôt que de chercher à en avoir une définition définitive, partons d’une idée simple qui fonde notre démarche : l’émotion est avant tout un processus relevant du corps.

 

1 – La nature corporelle de l’émotion

 

L’émotion, un processus qui relève du corps? Que voulons-nous dire ici ? L’émotion n’est-elle pas au contraire par essence quelque chose d’immatériel, s’opposant ainsi au corps qui est avant tout matière ? Lorsque nous situons l’émotion dans le domaine du corps, cela signifie qu’elle en reprend les caractéristiques et la logique : tout comme nous percevons notre corps à partir de nos cinq sens, les émotions relèvent d’abord et avant tout de nos sensations corporelles. Elle en suit donc les principes et les modes de fonctionnement. « Les émotions se manifestent sur le théâtre du corps » nous dit le neuro-scientifique Antonio Damasio (1). La première chose sur laquelle nous aimerions donc attirer l’attention est que les réponses pertinentes produites face au surgissement de nos émotions devront en premier lieu considérer l’approche sensitive propre au corps ; elles devront partir et être comprises à partir du corps.

 

Seconde chose qu’implique cette approche : du fait qu’elles proviennent de notre corps, les émotions nous appartiennent en propre et manifestent un état particulier de notre corps. Notre corps est le nôtre, unique, fruit d’une histoire singulière et d’évènements tous aussi particuliers. Les émotions que nous ressentons reflètent tout autant cette singularité, cette unicité, de ce que nous sommes, de ce que nous vivons ou avons vécu comme individu. Elles nous parlent donc de nous en tant qu’être singulier, incarné dans ce corps. Les émotions témoignent d’un état de notre corps à un moment donné.

 

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Le personnage de la colère dans le film d’animation  Vice-Versa (2015)

 

Ainsi, nous en avons toute l’expérience : parce que ce corps est le nôtre, unique et individuel, fruit de notre substrat génétique et de notre histoire, un événement ne porte pas un sens en soi et sera perçu différemment selon les personnes mais aussi selon le moment où nous-mêmes nous le percevons. Notre voisin de réunion ne se sentira nullement remis en cause par telle remarque désobligeante. Nous-mêmes ne réagissons pas de la même manière selon notre état.

De même, telle parole en situation de fatigue nous mettra dans un état d’agacement alors que nous l’aurions même pas relevée dans un moment plus reposé ou sécurisé. Nous n’appréhenderons également pas de la même manière une bêtise d’un enfant si nous sortons d’une journée de travail chargée et stressante ou si nous sommes détendu-e, en vacances avec lui. Ce qu’il est important de souligner et de comprendre, c’est que l’émotion nous dit, nous informe donc avant tout sur quelque chose qui nous concerne en premier chef, sur notre état intérieur à un moment donné bien au-delà de l’évènement qui en est souvent à l’origine. Et c’est bien cela qui fait que l’émotion qui surgit suscite notre intérêt. Elle nous renseigne, nous informe sur nous, sur ce qu’il s’y passe.

 

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Petit Do-in des genoux

Date 28 juin 2018

Voici un petit Do-in (auto-massage) des genoux, articulation à la fois solide et fragile. Ce Do-in peut être fait en prévention des douleurs avant un effort physique particulier (activité sportive, marche). Il est aussi très utile en logique de prévention si vous souffrez de douleurs chroniques des genoux. Dans ce cas, une pratique quotidienne de ce Do-in rapide vous aidera notablement.

La logique générale est la suivante : plus vous remettrez votre articulation en mouvement, plus l’énergie et le sang circuleront au niveau de toute l’articulation et plus les différents tissus (tendons, nerfs, muscles os, peau) seront nourris et renforcés, et plus les déchets et autres toxines liés à la pollution et à l’activité normale des cellules sont éliminés. Élimination des toxines et apport de nutriments sont donc les conditions essentielles du maintien en bon état du genou (et de manière générale de tout tissu) et limitent les processus inflammatoires ou dégénératifs.

1 – Mis en mouvement général de la rotule

  • Position : assis sur une chaise, le genou plié à 90°

  • Croisez vos doigts de manière à en faire une sorte de dôme.

  • Couvrez en quelque sorte votre genou de ce dôme en posant vos mains ainsi croisées sur la rotule et effectuez une série de rotations dans un sens puis dans l’autre de manière à remettre du mouvement dans l’ensemble du genou.

  • Vous pouvez faire 15 tours dans un sens et 15 dans l’autre.

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2 – La technique des 4 points

  • Allongez un peu la jambe de manière à libérer votre rotule.

  • Posez, comme sur le schéma, index et pouces de deux mains tout autour de la rotule. Par des micros mouvements, faites vibrez vos pouces et index pour poursuite la mise en mouvement de votre rotule.

  • Faites cela pendant 15 secondes.

3 – Mobilisation de la rotule

  • Trouvez une position où la rotule est la plus libre de mouvement possible en allongeant la jambe selon vos possibilités.

  • Saisissez-vous de votre rotule en la soulevant avec vos doigts puis faites-la là-aussi vibrer le plus possible. Sentez comment cela met de « l’espace »  ou aère votre genou.

  • Durée 20 secondes.

4Ouvrir le creux poplité

  • Genou remis à 90°, placez la pulpe de vos doigts dessous le genou travaillé, les pouces sur le dessus du genou de part et d’autre de la rotule. Les pouces restent fixes.

  • Tandis que vos pouces restent calés de part et d’autres de votre genou, « ouvrez » l’arrière du genou en séparant les doigts des deux mains vers l’extérieur de genou comme si vous ratissiez l’arrière du genou. Les doigts partent un peu en éventail de chaque côté, tandis que les pouces restent calés de part et d’autre de la rotule.

  • Refaites ce mouvement ample et profond de l’éventail 10 fois.

5 – Écartez les jumeaux

  • Même position de départ (genou à 90°, pouces de part et d’autre de la rotule, la pulpe des autres doigts sous la face arrière du genou)

  • Vous refaites le même mouvement d’éventail mais en mouvement vers le bas cette fois-ci. Il s’agit là d’écarter les deux muscles jumeaux du mollet l’un de l’autre pour aérer toute cette partie (ce qui ouvre et libère la circulation le genou vers le bas).

  • Descendez ainsi jusqu’au talon d’Achille (en se penchant en avant)

  • Refaites lentement au moins trois fois cette descente en empoignant généreusement les deux jumeaux et en appréciant le bien-être et la sensation de légèreté que cela procure.

6 – Percussion sur Zu San Li (E36)

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  • Comme indiqué sur le dessin, ce point important se situe à une traversée de main sous la rotule dans la gouttière à l’extérieur du tibia.

  • Faites des percussions avec votre poing fermé sur ce point pendant 15 secondes. Il permet de relancer la circulation dans les jambes et tonifie également l’ensemble du corps (point de tonification générale)

7Refaites l’ensemble de ces exercices pour l’autre genou.

Vous pouvez télécharger cette fiche en PDF : ici

De l’émotion-faiblesse à l’émotion-ressource…

Date 4 octobre 2017

Présentation d’un modèle thérapeutique et d’outils pour nourrir et développer notre vie émotionnelle.

« Cesse de pleurer, t’es plus un bébé! », « Hou ! il est amoureux ! », « Tu te laisses avoir par tes émotions, fais attention », « A un tel poste, on ne montre pas ses faiblesses…», ou encore l’indispensable «arrête de te pleurer, ça ne sert à rien !». Toutes ces expressions auxquelles tout un chacun a dû faire face dès sa plus jeune enfance et jusqu’à aujourd’hui dans sa vie quotidienne sous des formes peut-être aujourd’hui plus subtiles ne refont finalement et inlassablement répéter qu’une seule chose : nos émotions constituent une faiblesse dont il faut se départir le plus rapidement possible. A défaut, nous risquons de rencontrer de grosses difficultés à réussir notre vie ou à être accepter parmi nos semblables. Se méfier de ses émotions et s’en éloigner le plus vite possible semble être donc une sorte d’axiome du bon développement humain sur une échelle allant du bébé qui pleure sans raison à l’adulte qui contrôle ses émotions et sait se prémunir d’un retour impromptus de ces dernières… En définitive, nous en sommes encore toujours à valoriser l’image fictive d’un humain débarrassé de sa vie émotionnelle tels les héros actuels des enfants et adolescents.

 

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Figures emblématiques de héros marqués par une vie émotionnelle quasi inexistante

Peut-être me direz-vous que cela est exagéré, que ce temps est dépassé, que les hommes pleurent aujourd’hui (certains diront un peu trop, quand même…)… Certes, les magazines (surtout féminins...) ne sont pas avares en articles en psychologie positive ou humaniste mettant en avant la nécessité d’exprimer ses émotions, que ce soit pour les enfants, les relations de couples se risquant même à titiller les milieux de travail… Mais êtes-vous vraiment si sûr que l’expression des émotions a réellement perdu, dans la vie réelle, cette dimension négative, voire fautive ? Voyons-nous souvent des gens pleurer dans les représentations du monde de l’entreprise ? Oui, certainement pour signaler une difficulté, une faiblesse, un problème comme dans ces images de « subalternes » qui craquent sous trop de pression. Mais rencontre-t-on de telles représentations pour ceux et celles qui occupent des rôles plus valorisés comme ceux placés plus haut dans la hiérarchie ? Et pourtant en ont-ils ou elles réellement moins envie ou besoin ?

Et pourquoi donc savoir consoler quelqu’un se résume encore souvent à lui dire d’arrêter de pleurer ? Pourquoi craint-on toujours un peu que la tristesse issue d’un décès nous entraîne subrepticement vers la dépression ? Pourquoi assimile-ton encore trop souvent les colères des enfants à un caprice qu’il faut réprimander sous peine de se « faire avoir » ou qu’ils deviennent insupportables plus tard ? Et pourquoi enfin, avouons-le, sommes-nous encore tenté de cacher cette larme qui survient lors d’un film émouvant même devant son ou sa conjointe ou un-e ami-e ? Read the rest of this entry »

Fiche n°1 : Créer les conditions d’écoute de ses émotions

Date 3 octobre 2017

Écouter ses émotions est, au départ, indéniablement plus facile à dire qu’à mettre en œuvre. Dans le rythme effréné qui conduit nos vies, il y a en effet peu de moments propices pour tendre une oreille attentive à ce que l’on vit. Entre la vie professionnelle et familiale, les loisirs, les amis ou les divers engagements que l’on peut avoir, la difficulté majeure pour écouter ses émotions n’est pas une simple question de volonté. Elle renvoie bien plus à la difficulté à construire les conditions même de cette écoute.

Écouter ses émotions demande en effet de construire préalablement un espace propre à cela. Un espace pour se poser à l’image de ces moments où l’on réussit à s’asseoir pour écouter attentivement une émission de radio intéressante. Mais ici, l’émetteur n’est plus ici extérieur, mais intérieur… A l’intérieur de nous-même… C’est ce à quoi va s’attacher cette première fiche consacrée aux émotions. Il s’agit véritablement d’ouvrir dans sa vie des moments (courts, ne vous inquiétez pas !!) mais réguliers où l’on va ralentir, prendre de la distance avec les stimulations extérieures, mais peut-être aussi s’autoriser à le faire quand tout nous pousse à se consacrer à des choses censées plus importantes. Pour construire les conditions et l’espace de cette écoute, nous allons combiner trois outils faciles à mettre en œuvre lors d’un court exercice quotidien. Read the rest of this entry »

Du Shiatsu détente au Shiatsu de Soutien

Date 20 juin 2016

Le Shiatsu s’est développé à partir des années soixante-dix en France et plus globalement en occident au regard de ses qualités relaxantes. Qualités que cette technique possède indéniablement et de manière très profondes. Pour ceux et celles qui l’ont testé en séance, c’est souvent l’effet premier et immédiat que l’on ressent tant au niveau physique que mental ; un apaisement de l’esprit auquel se joint la sensation de réintégrer enfin son corps…


Le Shiatsu pour « déposer l’armure »

Cette détente nous permet bien d’autres choses que le seul état de bien-être : comme je le souligne souvent en soin, elle permet de « déposer l’armure », celle dont on s’arme pour affronter le quotidien ou les difficultés de la vie (maladie, rupture affective ou professionnelle, décès d’un proche etc.). Bien souvent, à force de s’en parer, nous faisons nôtre cette armure. Nous percevons et ressentons désormais ainsi le monde à travers son poids et la rigidité qu’elle induit parfois.

Encombrés ainsi, nous réduisons malgré nous nos capacités à produire les réponses adéquates aux situations auxquelles nous faisons face. Un peu comme un soldat blessé et fatigué, nous nous figeons parfois jusqu’à l’épuisement ou la maladie, dans la répétition des mêmes postures de combat. Le repos, la prise de recul, le déplacement de points de vue, l’écoute et l’accueil de nos émotions et la compréhension de nos besoins profonds n’ont pas leur place sur un champs de bataille. Le mental est celui qui dicte et insiste sur la nécessité de la bataille à mener. C’est donc par le corps que l’on trouve la voie pour échapper à cette logique combative et épuisante. Au-delà des symptômes pour lesquels les personnes viennent, le Shiatsu est ainsi une proposition pour sortir momentanément de ce champ de bataille et déposer enfin cette armure bien pesante.


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Armures de samouraï, issus de l’exposition « Samouraï, 1000 ans d’histoire du Japon » au Château des Ducs de Bretagne – Nantes – Été 2014


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