Qu’est-ce qu’une émotion ?

Date 2 avril 2019

Tenter de comprendre ce qu’est une émotion implique de commencer par en poser une définition. Tâche plus ardue qu’il n’y paraît tant à la fois par le nombre de définitions déjà existante et par le côté immatériel, évanescent de la nature même des émotions. Aussi, plutôt que de chercher à en avoir une définition définitive, partons d’une idée simple qui fonde notre démarche : l’émotion est avant tout un processus relevant du corps.

 

1 – La nature corporelle de l’émotion

 

L’émotion, un processus qui relève du corps? Que voulons-nous dire ici ? L’émotion n’est-elle pas au contraire par essence quelque chose d’immatériel, s’opposant ainsi au corps qui est avant tout matière ? Lorsque nous situons l’émotion dans le domaine du corps, cela signifie qu’elle en reprend les caractéristiques et la logique : tout comme nous percevons notre corps à partir de nos cinq sens, les émotions relèvent d’abord et avant tout de nos sensations corporelles. Elle en suit donc les principes et les modes de fonctionnement. « Les émotions se manifestent sur le théâtre du corps » nous dit le neuro-scientifique Antonio Damasio (1). La première chose sur laquelle nous aimerions donc attirer l’attention est que les réponses pertinentes produites face au surgissement de nos émotions devront en premier lieu considérer l’approche sensitive propre au corps ; elles devront partir et être comprises à partir du corps.

 

Seconde chose qu’implique cette approche : du fait qu’elles proviennent de notre corps, les émotions nous appartiennent en propre et manifestent un état particulier de notre corps. Notre corps est le nôtre, unique, fruit d’une histoire singulière et d’évènements tous aussi particuliers. Les émotions que nous ressentons reflètent tout autant cette singularité, cette unicité, de ce que nous sommes, de ce que nous vivons ou avons vécu comme individu. Elles nous parlent donc de nous en tant qu’être singulier, incarné dans ce corps. Les émotions témoignent d’un état de notre corps à un moment donné.

 

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Le personnage de la colère dans le film d’animation  Vice-Versa (2015)

 

Ainsi, nous en avons toute l’expérience : parce que ce corps est le nôtre, unique et individuel, fruit de notre substrat génétique et de notre histoire, un événement ne porte pas un sens en soi et sera perçu différemment selon les personnes mais aussi selon le moment où nous-mêmes nous le percevons. Notre voisin de réunion ne se sentira nullement remis en cause par telle remarque désobligeante. Nous-mêmes ne réagissons pas de la même manière selon notre état.

De même, telle parole en situation de fatigue nous mettra dans un état d’agacement alors que nous l’aurions même pas relevée dans un moment plus reposé ou sécurisé. Nous n’appréhenderons également pas de la même manière une bêtise d’un enfant si nous sortons d’une journée de travail chargée et stressante ou si nous sommes détendu-e, en vacances avec lui. Ce qu’il est important de souligner et de comprendre, c’est que l’émotion nous dit, nous informe donc avant tout sur quelque chose qui nous concerne en premier chef, sur notre état intérieur à un moment donné bien au-delà de l’évènement qui en est souvent à l’origine. Et c’est bien cela qui fait que l’émotion qui surgit suscite notre intérêt. Elle nous renseigne, nous informe sur nous, sur ce qu’il s’y passe.

 

 

Une autre caractéristique de l’émotion en tant que sensation corporelle est sa dimension ponctuelle, impermanente et réactive. Comme nous venons de le souligner, l’émotion provient la plupart du temps suite à un évènement extérieur. C’est donc une réaction momentanée à l’intérieur de notre corps. « Je me suis mis dans une colère noire » et « on en sort » comme l’on dit… Même si cette émotion perdure parfois assez longtemps (comme la tristesse suite à un décès), elle est tout de même vouée à se terminer. Plus précisément, si cette émotion perdure et perd son côté ponctuel, momentanée, elle devient alors problématique et on rentre là dans un processus de déséquilibre émotionnel ou pathologique. C’est le cas des personnes qui n’arrivent pas à « faire leur deuil » et restent « prisonnière » de leur tristesse des années durant. C’est la même chose pour celles qui se sentent prises dans une colère ou une rumination permanentes.

 

Nous pouvons enfin repérer une dernière caractéristique de l’émotion : sa dimension dynamique. Cette dimension impermanente que l’on vient d’évoquer, lui donne en effet aussi son côté dynamique : l’émotion, si elle est une sensation corporelle est tout autant une dynamique : elle enclenche des processus physiologiques et énergétiques à l’intérieur du corps. En somme, elle met en mouvement quelque chose… La colère nous permet là-aussi de comprendre facilement les choses : l’envie de crier, de s’opposer, voire de réagir par des gestes de violence en cas de colère indique bien cette dimension dynamique. On peut regarder également du côté d’émotions moins démonstratives.

 

La tristesse sous-tend, elle aussi, un mouvement mais il est moins visible, plus interne ou intériorisé : envie de se replier sur soi, de s’isoler, de couper les liens, de « fermer les écoutilles » comme l’on dit parfois. La dynamique de la peur apparaît, elle, paradoxalement comme sa négation : la peur fige littéralement. Elle implique une dynamique qui, en quelque sorte, stoppe paradoxalement le mouvement naturel du corps. Elle nous « tétanise» dit-on encore. Sans aucun doute, comprendre la dynamique des émotions, en saisir le mouvement propre, notamment énergétique, est riche d’enseignements. Partir de cette dynamique et de ses effets sur notre corps sera d’ailleurs l’une des voies que nous proposerons d’emprunter pour construire les réponses aux processus émotionnels.

 

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Le personnage de la tristesse dans le film d’animation Vice-Versa (2015)

 

2 – L’émotion, un moment du processus d’homéostasie.

 

Une autre manière de tenter de saisir et comprendre les enjeux des émotions et au-delà sa fonction principale, est de replacer notre propos dans une perspective – beaucoup – plus large : celle de l’évolution de la capacité d’adaptation des êtres vivants. Cette capacité d’adaptation évolutive poursuit le but de maintenir notre équilibre dans un environnement changeant tant au niveau interne (comme la baisse du niveau d’énergie dans notre corps), qu’externe (baisse de la température par exemple ou la présence d’un animal agressif, etc.) C’est ce que recouvre la notion d’homéostasie, c’est-à-dire la capacité à maintenir l’équilibre interne de la vie de notre organisme dans un environnement changeant, bref à s’adapter aux changements. La transformation de notre environnement est une constante. Pour survivre, l’évolution a permis aux êtres vivants de se doter d’outils de plus en plus performants pour s’adapter aux conséquences de cet environnement changeant en permanence. De la bactérie la plus simple jusqu’à nous, cette capacité grandissante d’adaptation, notre capacité homéostatique, explique même en grande partie e ce que nous sommes.

Cette évolution très lente s’est réalisée en phases successives. Nous reprenons ici l’image de l’arbre proposé par Antonio Damasio dans le livre pré-cité pour illustrer cette évolution (2). La première correspond à ce que l’on nomme les branches dites « inférieures » de l’homéostasie : elles comprennent les processus métaboliques (production d’hormones par exemple), les réflexes de bases (comme celle fonctionnant pour s’éloigner par réflexe d’une source de chaleur qui risquerait de nous brûler) ainsi que les réponses immunitaires (s’adapter à l’agression d’un virus ou à la présence de toxines en le détruisant et les neutralisant, etc.).

 

Viennent ensuite « les branches intermédiaires » centrées sur le plaisir et la douleur qui déclenchent là-aussi des processus adaptation spécifiques lorsque nous les ressentons : nous allons rechercher à acquérir de la nourriture en cas de faim, chercher une source d’eau en cas de soif, qui eux-mêmes découlent d’une carence d’énergie ou de niveau des liquides dans notre corps, etc.). Au-dessus de ce processus intermédiaires viennent ce que l’on nomme les besoins et les motivations. Encore au-dessus, nous arrivons enfin aux émotions elles-mêmes. Au sommet de cette architecture, nous trouvons enfin les sentiments, qui est rappelons-le, se définissent comme la pensée issue de ces émotions. Ils assurent, nous dit Damasio, « un autre de régulation homéostatique. Ils sont l’expression mentale de tous les autres niveaux de régulation homéostatique ».

 

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Figure de l’arbre représentant les différentes étapes du processus de régulation homéostatique.

Sans rentrer trop dans les détails, trois choses nous semblent importantes à retenir pour notre propos quant à cette évolution homéostatique par branches : la première est que chaque phase est comme emboîtée avec la phase qui lui est supérieure. Ainsi, une partie du système immunitaire est incorporée dans la machine de douleur et de plaisir : en cas d’attaque immunitaire majeure, nous avons la douleur et le malaise des états pathologiques : fièvre, nausées, douleurs, etc… De même, une partie de la « machine douleurs et plaisir » est emboîtée et fonctionne en lien avec celle des besoins et des motivations : lorsque notre organisme manque de calorie ou d’énergie, la nécessité de se pourvoir en calories se traduit par le besoin de manger qui s’exprime par la faim. Et ainsi de suite… Notons ici que, sur ce schéma, la « machine » émotionnelle précèdent immédiatement celle des sentiments qui couronnent ce bel édifice homéostatique. Elles sont par conséquent elles-aussi imbriquées l’une à l’autre et réagissent l’une à l’autre. Nous développerons ce point ci-dessous.

 

La seconde chose à retenir est que chaque phase supérieure permet un accroissement de notre capacité d’adaptation en affinant la perception du changement en cours. La douleur et le plaisir permettent aux organismes de mieux s’adapter aux changements que les seules réponses immunitaires et sur d’autres dimensions, etc. La phase « émotionnelle » situé en haut de cet édifice homéostatique nous permettent ainsi de nous adapter très finement aux situations changeantes comme celles que demande la vie (complexe) en société, et bien davantage et finement que la seule sensation de faim ou de soif. Pour le dire plus simplement, le développement des émotions a été sans nul doute une grande avancée dans la capacité adaptative des êtres vivants : ressentir de la peur face aux signes d’agressivité d’animaux dangereux, développer de l’empathie pour les individus proches et pour en prendre soin renforce le force du groupe à survivre, ressentir de la colère lorsque notre l’expression de notre personnalité est bafouée, ressentir de la tristesse lorsque nous perdons une personne qui comptait pour nous, toutes ces émotions nous permettent en réalité de percevoir finement les modifications de notre environnement et d’accroître puissamment par conséquent la pertinence des réponses que nous pouvons y apporter.

 

La troisième chose sur laquelle nous aimerions mettre l’accent est l’importance de la distinction entre l’émotion et le sentiment. Repartons et prolongeons la citation d’Alain Damasio citée plus haut : « Les émotions se manifestent sur le théâtre du corps ; les sentiments sur celui de l’esprit ». Cette distinction éclaire notre propos : comme nous l’avons déjà souligné l’émotion appartient au domaine du corps et est de ce fait une sensation corporelle. Selon Damasio (et nous faisons nôtre cette idée), le sentiment lui appartient au monde de l’esprit ou des idées. Il complète même plus loin : « Les sentiments sont fonctionnellement distincts parce que ce sont par essence des pensées qui représentent le corps impliqué dans un processus réactif ».  Cette différence de nature précisées ici et qu’illustre le schéma ci-dessus entre les émotions et les sentiments (ils n’appartiennent pas aux même branches) – tout en indiquant en même temps leur proximité immédiate – est cruciale pour notre propos. Il est même pour nous le nœud où se joue une grande partie des difficultés dans notre façon de percevoir et de réagir à nos émotions et,en même temps, de comprendre comment peut-on y réagir de manière pertinente.

 

Pour saisir concrètement cette différence, prenons l’exemple de la peur. Nous pouvons en effet séparer la peur comme émotion de la peur comme sentiment. La peur comme émotion est une sensation corporelle qui s’appréhende donc au niveau de nos ressentis à l’intérieur de notre propre corps. Ce n’est pas une idée : la peur comme émotion provoque des effets corporels comme le tremblement, la sensation d’être figé-e, des sueurs ou encore la sensation que nos jambes ramollissent. Le sentiment de peur, lui, n’est pas une sensation, c’est l’idée de la peur. Et en tant qu’idée, elle relève bien du domaine de la pensée, de l’esprit. Et c’est avec cette idée de la peur que nous allons échafauder parfois de multiples théories, hypothèses, plan d’action dans notre tête comme manière de réagir à la présence de cette sensation désagréable de peur au niveau corporel.

 

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Le personnage de la peur dans le film d’animation Vice-Versa (2015)

 

Nous pourrions ainsi passer en revue les grandes émotions et chercher à y retracer cette distinction. Ainsi, il en va de même pour l’émotion de colère qui provoquent en nous des sensations bien identifiables et connues de tou-te-s : sensation d’une montée d’énergie vers le haut et vers l’extérieur, accompagnée souvent d’une sensation de chaleur (« la moutarde me monte au nez » disons-nous parfois…), envie irrépressible de crier, sensation de blocage, d’impuissance ou d’opposition dont nous sentons l’envie d’évacuer vers l’extérieur, etc. Et de l’autre, le sentiment de colère qui est le fait de pouvoir penser, de nommer et de réfléchir sur sa colère.

 

Ainsi, comme nous venons de le souligner, bien souvent, comme pour la colère, l’émotion et le sentiment peuvent exister indépendamment de l’autre et survenir à un moment différent : on peut être en colère sans en voir l’idée ou la penser en tant que telle. Qui n’a, en effet, jamais expérimenté le fait de parler avec véhémence et agressivité – et souvent hors de propos – à quelqu’un sans avoir conscience d’être en colère ? C’est le fameux « Non monsieur, je ne suis pas en colère !» que l’on hurle malgré tout… De même, l’idée comme colère est celle que nous allons pouvoir re-convoquer lors d’une discussion plus ou moins distante de l’évènement déclencheur. Elle peut certes nous faire revivre en partie l’émotion, « faire remonter la colère » mais, heureusement, ce n’est pas nécessairement le cas. Ce n’est même pas ce que l’on recherche généralement lorsque l’on met en idées ou en mots sa colère. Bref, on peut parler de notre colère, c’est-à-dire l’évoquer sous forme d’idées (et donc de sentiments) pour y voir plus clair, prendre de la distance, la comprendre pour établir une stratégie d’action, etc.

 

Mais on fait aussi parfois l’expérience déplaisante et surtout pas très pertinente qui consiste à faire un mélange des deux. Nous tentons d’essayer de penser (mode des idées) en étant en colère (mode des sensations) : c’est ce que certains ont appelé le ressentiment, le ressassement, la rumination. Ce mélange des genres pourrions nous dire, penser avec des émotions, compose ici un mauvais mélange, comme lorsqu’on se trompe de carburant à la pompe… Mais nous sommes ici déjà dans la complexité de cette fameuse dynamique des émotions que nous développerons plus loin et plus longuement.

 

Pour finir ce premier temps dans cette première étape de notre réflexion sur ce qu’est une émotion, retraçons rapidement les idées-forces auxquelles nous sommes arrivés:

  • Les émotions sont des sensations corporelles, qui, en tant que telles, indiquent des choses sur ce que nous sommes en train de vivre en tant qu’individus unique, structuré par son histoire. Elles sont réactives et se doivent d’être ponctuelles sous peine de devenir source de déséquilibres plus ou moins importants. Elles créent également une dynamique à l’intérieur de notre corps provoquant une série de réactions physiologiques ou énergétiques. Nous pouvons d’ailleurs les différencier et les analyser selon le type de dynamique qu’elles provoquent en nous.
  • Le second élément est que l’émotion participe à notre capacité d’adaptation et en est une des étapes les plus efficientes et les plus subtiles. Elle nous aide à percevoir les changements de notre environnement (positifs ou négatifs quant au maintien de notre bien-être) à l’intérieur de notre corps. Au-dessus d’elles, et plus performant encore dans cette capacité d’adaptation, se situent les sentiments, considérés comme la pensée de l’émotion. Émotions et sentiment, malgré leur proximité différent sont donc de nature différentes: les émotions sont corporelles, les sentiments sont des idées. La conscience de cette distinction est ce qui nous permettra de construire une réponse pertinence à la problématique émotionnelle. L’oublier est à l’origine de bien de nos difficultés..

 

Nous poursuivrons notre réflexion dans un prochain texte en cherchant à préciser et à cerner, au-delà sa sa fonction homéostatique, la fonction de l’émotion.

Notes :

1 : Antonio R. Damasio, « Spinoza avait raison. Joie et tristesse, le cerveau des émotions ». 2003, éd. Odile Jacob.

2 : Idem, p.44.

3 : Idem, p.95.

2 commentaires pour “Qu’est-ce qu’une émotion ?”

  1. DURAND chantal a écrit:

    Bonjour,Merci pour vos explications éclairantes.En effet,dans la vie de chaque jour il n’est pas toujours aisé de garder le discernement…….je résume et reformule:L’EMOTION CONCERNE LE CORPS-LE SENTIMENT CONCERNE LES IDEES……à suivre….
    Je me permets un témoignage/j’ai été opérée d’une tumeur cancéreuse au sein droit le 12 OCT DERNIER.J’en connais l’origine:CHAGRIN D’AMOUR(je suis allée jusque là…mon corps est allé jusque là!…)et j’ai compris(élaboration des idées,de la pensée,)que si je continuais à entretenir l’émotion de ce chagrin,je pouvais aller jusqu’à la mort….Il faut discerner 2 plans à ce chagrin:LA SOURCE DE CELUI CI qu’il faut reconnaitre et le chagrin lui même en tant » qu’entité »,et qui peut empêcher de passer à autre chose si on le garde en tant qu’identité….il faut le déccrocher ou s’en déccrocher…PASSER DE LA NOSTALGIE à L’EXPERIENCE.Je m’étonne moi-même de tout ce chemin parcouru et remercie mon corps et mon être(corps âme esprit et tous mes corps)pour toute cette beauté qui n’est autre que l’AMOUR.Je remercie aussi tous les êtres éveillés qui m’entourent et me soutiennent.MERCI à VOUS aussi.CHANTAL DURAND

  2. jacqueline Faye a écrit:

    Je n’ai pas la mémoire de ce que j’ai subi quand j’ai commencé à marcher. née en 1938, on ne traitait pas à la naissance le problème de luxation congénitale des hanches. A L’hôpital de Nancy, on m’a mis tout le bassin dans un plâtre. Plus tard, je me suis rendue compte de la gravité de l’handicape gardé tout au long de ma vie, malgré une réparation approximative de l’époque. Toute ma vie j’en ai souffert moralement et physiquement.
    Je pense aux séquelles et tout ce qui m’a été interdit de réaliser. A présent, avec d’autres problèmes de santé et de l’âge, je n’ai qu’une envie c’est d’espérer mourir dans mon sommeil !! Car hélas, en France pas d’euthanasie active puisque la loi ne le permet pas !!

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